Aujourd'hui, je vois des discussions poindre, des idées se faire jour. Des idées que je trouve bonnes pour la plus part, mais qui peuvent être contre productive si elles ne sont pas bien menées et soutenues par un collectif... et un budget adéquate. Je suis le premier à le regretter cf. temps passé à monter des budg..., mais dans tout programme, il faut avoir une idée du coût et des recettes. Les propositions, pour être validées, doivent s'assoir sur une liste d'acquis tels qu'un fidélité des volontaires, des lignes budgétaires claires et des participations importantes tant des membres du CA que des ... usagers. Je vois bien les idées, belles et sensibles, qui sont proposées, et je les soutiens. Pour me faire avocat du diable, je me dois de présenter trois notions fondamentales du contrôle de projet, au delà des coûts. Désolé, à nouveau, c'est mon métier qui veut cela.

  • Le planning et la charge de travail: j'ai vécu cela, et je ne suis pas le seul. Prévoir à l'avance, avoir une idée claire des activités dans leur accomplissement hebdomadaire et annuel est primordial. Mais une fois ces activités planifiées, encore faut-il avoir connaissance du temps nécessaire à leur réalisation, et du nombre de volontaires disponibles - à la fois pour les penser et les réaliser. Rédiger un budget, monter des appels d'offre, ou répondre à des appels à projet des différents organismes qui nous finance n'est pas chose aisée. Par exemple, il faut que l'activité du Centre se cale sur celle décrite par les ministères de la santé, de la culture - pas l'inverse.
  • Le dérisquage (néologisme): sans rentrer dans les détails, il est nécessaire de sécuriser les activités du centre, la fameuse pérennité dans l'évolution. Financièrement, c'est un fait. Humainement, aussi. Il faut des compétences, non seulement pour les postes type d'activité d'entre-aide, mais aussi pour les activités culturelles, d'accueil, etc. Le degré de compétence est varié, et certaines activités demandent surtout des fondements humains et la capacité à apprendre (c'est le cas de l'accueil). On ne s'improvise pas infographiste ou rédacteur. Il faut aussi assurer le lien vis à vis des associations (l'activité location/utilisation des salles est un très bon exemple de réussite je crois), des ministères, des officiels (mairie...). Et quid de la formation des nouveaux arrivants ?
  • La documentation: c'est un énorme travail, une quantité de boulot tel qu'on n'en voit pas rapidement la fin. Les meilleures volontés sont les bienvenues. Mais il faut, là encore, des spécialises: on ne s'improvise pas spécialiste en santé lesbienne ou en safe-sex (même si chacun d'entre nous s'estime bien formé...)

ARGHHHH dodo !