Le lendemain, vendredi matin donc, Alain m'a "forcé" à me rendre chez notre généraliste, qui m'a permis d'avoir un rendez-vous chez un psychiatre comportementaliste l'après-midi même.
Pour ce rendez-vous là, aucun problème, même s'il a duré longtemps, plus que prévu, je dois y retourner ce vendredi après-midi.

Non, le problème, c'est qu'au boulot, suite à ce qui s'est passé, je me suis retrouvé ce matin à expliquer à un psy sur place ce qui s'était passé. Je n'ai pas voulu dire à mes collègues pourquoi je suis arrivé à 10h30, cela ne les regardait pas, mais franchement, ça vaut le détour.

Je raconte mon histoire, je reviens sur en gros 7 ans de carrière à EDF, sur certains faits marquants, notamment, et c'est vrai, sur certains de mes problèmes récurrents (notion très approximative de l'ordre, par exemple).
J'ai dû échanger avec elle pendant, oh, 45 min quand même. Et puis, elle commence à cibler ses questions.

J'ai cru me retrouver devant un de ces cribles internet où on vous teste pour l'hyperactivité ou la cyclothymie. Je sais de quoi je parle, j'y ai déjà eu recours, "pour voir".

Disons qu'au bout d'une heure, voici ce qu'on m'a sorti, pas tout à fait texto, je n'avais pas de quoi noter : si j'ai bien tout compris, non seulement j'ai un déficit de l'attention qui provient de mon hyperactivité (que j’ai depuis l’enfance), mais en plus je suis aussi cyclothymique. Sans parler de mon complexe d’infériorité social, de mon incapacité à gérer mon intellect supérieur (sic). Ah, oui, j’oubliais mon dédain pour l’ordre et la hiérarchie, couplée d’une peur maladive du conflit entre personnes. Et tout ça diagnostiqué en 1h d’entretien. Y a pas à dire, certains psychiatres sont très, très doués pour cerner une personnalité rapidement. Non ?.

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