Cela port bien souvent des relents xénophobes ("maladie importée par l'occident"), afin de cacher d'autres comportement : abattre des opposants politiques (qui veut tuer son chien le dit enrager), détourner l'attention des problèmes économico-sociaux (dont on met la responsabilité au moins orale sur les LGBT par "dégénérescence de la patrie"), soutenir un effort de guerre (les ennemis sont des pédés), etc.

Plus que jamais, le test sémantique "sémite" est d'actualité !

Remplacez homosexuel/lesbienne par juif, pédé/gouine par youpin, et vous verrez qu'on est dans une configuration trop bien connue. C'est une mise à jour du progrom, une amélioration du syndrome de la guerre ethnique entre Hutu et Tutsi, internalisée.

La différence est peut-être à chercher au niveau des préjugés, tenaces :

  • Pédophiles, corrupteurs de la jeunesse.
  • Destructeurs de la morale, de la religion contre les dogmes desquelles ils agissent "impunément".
  • Porteur du sida (majoritairement transmis par rapport hétérosexuels non protégés, en partie grâce aux services des grands clercs, toutes religions confondues, mais catho en premier je dirrais)).
  • "Immatures" et pourtant "riches" (en relatif) - même si la vision 2 adults, no kids n'existe certainement pas dans ce cas.
  • Égoïste pour le coup, ne participant pas à la richesse du pays, en ne procréant pas (les deux sont liés).
  • Remise en question de l'ordre naturel de la domination d'un homme sur une femme (parce que le couple n'est que rapport de domination, c'est évident, comme dans les dyptiques passif/actif, butch/fem)

Il reste que le préjugé le plus fort reste la condamnation religieuse, la focalisation sur certains textes (alors que d'autres tout aussi explicites sont négligés).

L'ignorance, la fascination des grands clercs ou politiciens charismatique qui ballaient toute notion d'éducation au profit de la vénération du Dieu ou du Chef tout puissant - jusqu'au prochain putch.

Tant que l'Afrique sera au mains de groupes dont les seuls desseins sont anti-universels, égoïstes, anti-démocratique, claniques, etc. de toute façon, il n'y aura point d'évolution saine possible. Il faut des leaders charismatiques, "bons samaritains" pour reprendre un terme biblique, dont la vision politique est celle de l'amélioration de la société toute entière et non de leur ethnie ou de leur clan rapproché. Il faut des Nelson Mandéla pour que les ethnies minoritaire et les LGBT puisse se sentir, au moins légalement, protégés. Et même dans le cas de l'Afrique du Sud, malgré la belle constitution et les belles paroles, on voit se déchaîner la haine, et un nouveau président récemment élu, nommer un homophobe réputé, raciste et xénophobe, à un poste exalté...

N'en finira-t-on jamais ?