Sauf une fois, enfin à ce qu'il m'en souvient. Un slow sur Confide in me de Kylie, un remix "doux" que je n'ai d'ailleurs pas pu retrouver.

Cette chanson qui une fois sur deux me fait pleurer. Comme un remix de Don't Give Up (si, de PG et KB). Je me remets dans cette soirée, là, où le monde ne nous rejetais pas.
Et puis, je repasse dans cet autre monde, 4 ans plus tard, où mon monde s'effondrait. La perte, la solitude, l'absence.

Parfois, je me dis encore que c'est arrivé à un autre, que cet autre est enterré avec Julien. D'une certaine façon, c'est le cas.

Quand cette période de l'année approche, le 27 janvier, je ne me sens pas vraiment dans le meilleur des états, le moral à zéro. 12 ans dans un peu plus de trois semaines. Douze ans.

Les cauchemars ont pour la plupart cessé, les souvenirs s'estompe, sauf celui de l'accident que je vois depuis la voiture que je suis allé cherché, moi, le seul qu'il n'ait pas renversé, qu'il n'est pas tué. Parce que je n'avais pas bu, parce qu'il était convenu que pour ses 25 ans, il boirait en compagnie de ses deux amis, devenus miens, et que je conduirais pour nous en retourner à Gif. Toujours ces souvenirs, en boucle, qui reviennent, s'amplifie et me font rester debout, par crainte que le sommeil ne les rende plus réels, plus solides.

Arnaud de cette époque est mort avec Julien, Eric et Franck. L'Arnaud actuel a en ce moment bien du mal à surnager.