Un plan que j'ai pu lire avant retoquage par une commission (pas moyen de savoir où : Assemblée, sénat, UMP ?) d'imposer aux cadres "libres" 255 jours de travail par an.
255 j c'est 365 moins 52 * 2 (les week-ends) moins 6 (1er janvier, Noël, Lundi de Paques, Jeudi de l'Ascension, Lundi de Pentecôte, 1er et 8 mai, 14 juillet et 15 août, mais vu que certains tombent aussi des samedis ou dimanches, en moyenne ça doit bien faire 6, non ?)

Donc en gros, le forfait c'était les jours ouvrés.


Un retoquage à 235 j par an, c'est déjà mieux. Ca fait 4 semaines complètes. La 5e inventée par les socialistes en 81 passant donc à la trappe.

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est l'idée générale de supprimer d'abord pour les cadres "sup" puis "moyens", puis les agents de maîtrise, et enfin les "exécutants" (terme politiquement correct incluant "les autres"), des mesures de plus en plus contraignantes.

Bien sûr, on connaît la haine de certains UMP envers les 35 heures qui, il faut bien le dire, on foutu le bordel, parce que bon, c'est une mesure qui a été appliquée mais qui n'a pas pris, c'est évident.
Sans être grand clerc, ni polytechnicien, les 35h sont une mesure qui devait être discutée et qui au final a été imposée. En lieu et place du dialogue social, on est passé par la force. Droite (et Médef), gestionnaires des conventions collective (je pense à toi, Syntec), et syndicats, locaux comme nationaux, ont agit je pense d'une façon pas forcément appropriée. La critique est facile, comme souvent, mais alors qu'une concertation aurait dû avoir lieu branche par branche, par exemple, ça a foiré.
Le but de cette mesure, les 35h, c'était quoi au final ? Trouver du boulot, permettre de libérer des créneaux pour employer plus de gens. Seulement, cette mesure on la comprend facilement dans les grandes structures, moins ailleurs. Ou alors dans les petites structures, modulo une discussion, cela pouvait mener à (a) plus de vacances effectives et/ou (b) des heures sup rémunérées.

L'exemple de l'hôpital est pour moi est pour moi clairement le bon contre-exemple : on a rien fait pour tout arranger, on a diminuer les effectifs (ou au mieux gelé). Comment dans ces conditions appliquer les 35h ? Hors, pour des raisons à la fois personnelles (salut frangin) et citoyennes, je pense qu'il est primordial de disposer d'équipes médicales en nombre suffisant, justement, pour n'assurer que 35h, si c'est possible. Qui a envie d'infirmière, médecins, chirurgiens, manipulateurs, etc. crevés ? de gardes bâclés par la fatigue (et pourtant, ce n'est pas le cas, et à quel prix pour les personnels, demandez à ma cousine L, ma tante MJ, mon frère et son épouse...). Et pourtant, ils continuent à avoir des horaires complètement démentes du fait de sous effectifs et "à cause des 35h". Comme souvent, on fait passer un symptôme extérieur pour la maladie...

Reste que je me demande comment on pourrait bien faire pour régler les problèmes, puisqu'en gros, la discussion est impossible...