(In)dépendance affective, bonsoir
Par cossaw le jeudi 4 juin 2009, 00:02 - In search of - Lien permanent
Cela fera bientôt deux ans que j'ai arrêté tout traitement médicamenteux de
mes problèmes "psy". Cela va parfois mieux, mais j'ai toujours ce fond de
déprime, et cette incontournable hyperactivité que je cache plus ou moins
bien.
Je suis triste, pas très accueillant, souvent.
Je bouge, j'ai besoin de bouger, je ne tiens pas en place, et pourtant j'ai
l'air placide.
Va-t-en savoir ?
Le pire est actuellement cette incapacité à me concentrer longtemps, à
écouter attentivement. A me souvenir.
Mémoire à zéro, patience à zéro, même si je fais des efforts. Je m'étonne que
j'arrive encore à tenir ce régime à peu près correctement.
Ajouter à cela des problèmes physiques, peu grave, mais qui empêche la nuit
sereine, ou un travail efficace. Tout à l'heure encore, au travail, j'avais
l'impression qu'on me passer un une menotte trop serrée sur le poignet,
Impressions de compression et de chaleur intense mêlées.
Et ses addictions, cette impossibilité de résister parfois quand les pulsions
arrivent. Rien de grave, ni pulsion de mort ni de meurtre (sauf sur Michel),
mais plutôt le désir de passer outre les règles que je me suis fixées et que je
transgresse donc allègrement.
- Nourriture ? ca commence à venir, mais ce n'est pas encore ça (en tout cas plus de cochonneries en dehors des repas, contrôle des féculents...)
- Sexe ? Ca dépend des jours. Saurais-je être franc, ici, là où je l'ai été pendant près de 4 ans (2003-2007) ? non, plus d'exhibitionnisme à ce niveau. Plus trop de choses à dire. Juste que ça ne passe toujours pas. Toujours pas.
- Achats compulsifs ? Oui, là le bas blesse, et ça fait très mal. Merci
la prime de mai ! Et que dire des tentations ? Y résisterai-je ?
Il suffit de m'avoir vu avec Alain en plein shopping pour comprendre que
non.
Enfin... ce qui me fait réellement peur est ce double écueil que je sens au
travail. J'arrive à peine à résister 20 minutes si je n'interviens pas. 1h tout
au plus si c'est le cas. Les conversations téléphoniques m'échappent. Le
problème décelé chez l'ORL n'est définitivement plus au niveau auditif pur,
mais bien cognitif, je ne parviens plus à suivre les conversations. Enfin,
quand je n'y trouve que peu d'intérêt. Mon esprit vagabonde. Effet classique de
la TDAH, forcément.
J'arrive encore à me contrôler quand le sujet me touche de prêt, lorsqu'il y a
un intérêt intellectuel essentiellement. Mon travail restant, bien sûr à ce
niveau là, cela arrange malgré tout quelque peu la situation.
Mais je me surprend de plus à plus en étant de rêverie alors que j'ai du
travail, que je le sais très bien, et que je procrastine à fond (jeu de mot
pourri, je sais)
Peut-être serait-il à nouveau temps de consulter ?
Je consulte bien un rhumato pour les problèmes de main ...