Un prêtre qui refuse le baptême ? Et à un bébé ?!?
Par cossaw le lundi 23 février 2009, 19:01 - Bullshit - Lien permanent
cf.
Pour un chrétien, toutes branches confondues, le baptême est le lien le plus
sacré, celui qui unit les hommes à Dieu.
C'est un geste d'amour que les parents font envers leur enfant - en tant que
chrétiens, c'est le plus important qu'ils pourront jamais faire, confier leur
enfant à Dieu. Rien de plus rien de moins.
Ce que ce prêtre refuse est inacceptable car il refuse le don de Dieu à un
enfant.
Totalement impensable pour un fidèle d'un Dieu qui dit "laissez venir à moi les
petits enfants" (Marc 10, 13-16).
La Sainte Église Catholique Romaine a ses défauts, terribles parfois. Mais
elle est malgré tout fondée sur quelques uns des principes moraux qui vont pour
moi au delà de la seule morale chrétienne pour s'inscrire dans un patrimoine
commun, humain.
Ces principes, je ne les renierai pas. Principe d'amour, principe de
compassion, de partage.
Ce prêtre les bafoue.
Il nie le lien entre Dieu et les siens - via les parents, lien établi par les
juifs comme par les chrétiens, même si les formes sont différentes.
Il nie le principe d'innocence du nouveau né - Il nie la parole (Marc 10,
13-16) rapportée ci dessus.
Il fait porter sur lui les "pêchés" de ses parents, ce qui est contraire aux
paroles qu'on trouve chez Ézéchiel (17).
Il prive l'enfant de la communion, celle des chrétriens via le
baptême, lien qui nous(*) unie tous.
Il nie le partage de la joie du Seigneur parce qu'il se permet de juger ce
qu'il n'est pas en droit de juger.
Le baptême ne peut être refusé, ni au pire des "mécréants", ni au plus innocent
des nouveaux-nés. C'est un des principes fondamentaux car il transmet aux
hommes l'amour de Dieu, l'amour sans condition.
Je suis chrétien, pas fondamentaliste comme on le saura. Je ne puis plus
vraiment m'identifier comme catholique, comme l'épisode du baptême, justement,
de Mélissa, le marquait - je ne peux plus croire en l'infaillibilité de cette
Église. Sans aller comme mon frère me tourner vers le protestantisme luthérien,
je suis effaré que ce genre d'affaire puisse avoir lieu.
Cela me choque profondément. Je peux comprendre qu'on refuse un sacrement comme
la communion tant que la personne n'a pas fait la démarche de comprendre
elle-même pourquoi le sacrement lui serait refusé. C'est avant tout un travail
sur soi.
Dans le cas qui nous concerne, le prêtre fait porter le problème non à celui
qui devrait recevoir le sacrement, un bébé, mais sur ses parents voire un autre
enfant, la sœur aînée du bambin.
Ce prêtre est-il responsable ? Non. Pour les raisons que j'ai évoquées
mais aussi parce qu'il se trompe de cible, purement et simplement.
Dans un travail quelconque, on pourrait lui reprocher une faute grave et
irréconciliable s'il n'y faisait amende honorable.
Là, il reçoit le soutien d'une (petite) hiérarchie.
C'en dégoûtant.
Commentaires
Le prêtre a raison. le baptême n'est pas un dû et les gens qui demandent le baptême pour un nouveau né s'engagent à lui donner les moyens d'épanouitr sa foi, à le faire instruire, autrement dit à le faire catéchiser. Ces gens n'ayant pas respecté cet engagement pour leurs aînés, le prêtre n'a aucune garantie qu'ils le feront pour le plus jeune. Mieux vaut retarder le baptême jusqu'à ce que l'enfant fréquente la catéchisme.
Le baptême n'est pas une fin en soi, un signe païen ou magique. C'est une initiation, une ouverture vers la vie chrétienne. Cette ouverture doit nécessairement être complétée par l'instruction religieuse. Si un adulte allait demander le baptême en disant qu'il ne veut pas suivre la formation religieuse nécessaire, il serait éconduit et ce serait normal.
@Nitram : non, il a eu tort et pas vis à vis des parents, mais vis à vis de l'enfant en soi. Je ne vois pas en le baptême un geste païen, mais bien la promesse faite aux Chrétiens de leur appartenance à l'Eglise. Certes, je suis d'accord sur l'argument parental, mais pas sur la conclusion. Il y a un vrai décalage de compréhension de la Parole du Seigneur ici.