La Sainte Église Catholique Romaine a ses défauts, terribles parfois. Mais elle est malgré tout fondée sur quelques uns des principes moraux qui vont pour moi au delà de la seule morale chrétienne pour s'inscrire dans un patrimoine commun, humain.

Ces principes, je ne les renierai pas. Principe d'amour, principe de compassion, de partage.
Ce prêtre les bafoue.

Il nie le lien entre Dieu et les siens - via les parents, lien établi par les juifs comme par les chrétiens, même si les formes sont différentes.
Il nie le principe d'innocence du nouveau né - Il nie la parole (Marc 10, 13-16) rapportée ci dessus.
Il fait porter sur lui les "pêchés" de ses parents, ce qui est contraire aux paroles qu'on trouve chez Ézéchiel (17).
Il prive l'enfant de la communion, celle des chrétriens via le baptême, lien qui nous(*) unie tous.
Il nie le partage de la joie du Seigneur parce qu'il se permet de juger ce qu'il n'est pas en droit de juger.

Le baptême ne peut être refusé, ni au pire des "mécréants", ni au plus innocent des nouveaux-nés. C'est un des principes fondamentaux car il transmet aux hommes l'amour de Dieu, l'amour sans condition.

Je suis chrétien, pas fondamentaliste comme on le saura. Je ne puis plus vraiment m'identifier comme catholique, comme l'épisode du baptême, justement, de Mélissa, le marquait - je ne peux plus croire en l'infaillibilité de cette Église. Sans aller comme mon frère me tourner vers le protestantisme luthérien, je suis effaré que ce genre d'affaire puisse avoir lieu.

Cela me choque profondément. Je peux comprendre qu'on refuse un sacrement comme la communion tant que la personne n'a pas fait la démarche de comprendre elle-même pourquoi le sacrement lui serait refusé. C'est avant tout un travail sur soi.
Dans le cas qui nous concerne, le prêtre fait porter le problème non à celui qui devrait recevoir le sacrement, un bébé, mais sur ses parents voire un autre enfant, la sœur aînée du bambin.
Ce prêtre est-il responsable ? Non. Pour les raisons que j'ai évoquées mais aussi parce qu'il se trompe de cible, purement et simplement.

Dans un travail quelconque, on pourrait lui reprocher une faute grave et irréconciliable s'il n'y faisait amende honorable.
Là, il reçoit le soutien d'une (petite) hiérarchie.

C'en dégoûtant.