Aujourd'hui, nous sommes le 2 décembre, anniversaire de mon pote Nils, et demi-anniversaire pour ma part...

J'écoute de la musique et je me mets à pleurer - Sia, breathe me (musique du final de Six Feet under).

Me revoilà il y a 11 ans, quand on avait enfin trouvé un appart qu'on pourrait partager. Une nouvelle vie qui commençait.
Et prenait fin un moi et demi plus tard à cause d'un connard qui ne savait pas que celui qui boit c'est celui qui ne conduit pas.
Je me retrouvais alors chez les Léon, dont la fille vient de me retrouver sur Facebook.

Putain de bordel de vie de merde. Pourquoi est ce qu'il faut toujours que je revienne à ce sujet là ?
J'ai commencé à écrire la suite du message d'hier, mais pas possible, rien ne vient, ça bloque.
Je me rends compte, toujours, combien il me manque et me manquera toujours.

Et je me rends aussi compte combien France, Adeline, Christophe, Guillaume me manquent. France que j'ai envoyé balader il y a quelques années alors que j'aurais dû la soutenir, ou au moins l'assister. Adeline que j'ai aidée, Christophe et Guillaume aussi. Je les ai lâchés, comme des merdes. Je me suis éloigné d'eux.
Parce qu'ils me rappelaient pourquoi j'avais atterri chez eux. Parce qu'ils me ressemblaient. Parce que leur famille nombreuse me rappelait la mienne. Parce qu'il fallait couper les ponts, retrouver une vie normale, ressortir, retrouver quelqu'un.
Le cocon était trop douillet, trop beau. Il fallait que cela cesse, il fallait briser les liens. France, c'était comme une deuxième maman, celle d'après la mort. Parce qu'elle aussi avait vécu ça. Pire que moi, sans doute. Sa folie douce me manque. Quand je lui ai présenté Alain, c'est un peu comme si je cherchais l'approbation de ma mère qu'à l'époque je savais ne pas avoir. Le coming out par archétype interposé.
Maintenant, c'est peut être le bon moment pour aller la voir. Mais j'ai des craintes. Est-ce qu'elle est revenue à la normale ? Comprendra-t-elle mon comportement ? Acceptera-t-elle mes excuses ?