Le but dans la vie c'est
Par cossaw le dimanche 19 octobre 2008, 23:35 - My eyes are full - Lien permanent
Il y a quelques semaines, à un camarade qui me demandait quel était mon but
dans la vie, je répondais d'être heureux.
Parfait exemple d'individualisme, égoïsme assumé ?
Comme bien d'autres points, c'est à la fois vrai et incomplet.
La problématique dans la question "quel est ton but dans la vie ?"
reste qu'on n'attend pas nécessairement que l'autre développe.
Peut être un peu plus qu'une réponse à un "comment vas-tu ?" mais
guère plus.
Être heureux, ça vient en réponse à trois choses
- c'est la version positive de ce sentiment de malaise que je ressens souvent, cette fêlure que je laisse transparaître quand je suis fatigué de la cacher ;
- c'est une vision sublimée du futur - un but à atteindre, une réalité utopique. C'est un peu dire, pour reprendre un certain chat avec deux d, Un jour, quand je serai grand, je serai heureux.
- c'est au delà aussi une conception du bonheur qui va au delà de moi, au delà du couple, de la famille. Je ne peux être heureux si je sais qu'autour de moi il reste du malheur.
Et ceux qui connaissent ma fumeuse théorie des sphères concentriques ou
interdépendant savent que c'est bien encore ce troisième point qui pour moi
reste essentiel.
Seulement, pour parvenir à ce but, il faut déjà que les deux autres aient été,
d'une façon ou d'une autre, atteints.
Les activités caritatives, l'appartenance à des associations politisées ou à un
parti politique, tout cela participe de ce que j'appelle le bonheur.
Au contraire même de l'esprit individualiste primaire, je pense que le bonheur
de chacun ne peut se trouver que si autour d'elle ou lui il y a cet apaisement
qui lui sera propice.
Sauf que le monde avec les jolis fleurs, les ballons roses et les petits anges
tout nus ((c) François Pérusse) ce n'est pas pour moi. Pessimiste, c'est à dire
réaliste, je me rend toujours compte de ce qui m'entoure. On saura que j'ai une
certaine capacité à m'énerver face aux injustices que je perçois. Si je ne peux
pas agir contre elles, je les dénonce.
Ce qui est vrai pour le monde qui m'entoure l'est aussi pour mes proches, plus
encore, forcément, parce que cela me touche plus directement et que là, je peux
agir - ne serait-ce que par une parole.
Cela a un lien, aussi, avec ce qui me manque, beaucoup, cet aspect spirituel
que je m'efforce tant bien que mal d'éloigner pour ne pas avoir à penser à
d'autres aspects liés qui me ramène à l'enfance - ces mêmes aspects qui font de
moi quelqu'un qui a envie de croire en Dieu et qui rejette d'autant plus une
Eglise dans laquelle il ne reconnaît plus aucune justification.
Bref, si j'aspire au bonheur, ce bonheur ne saura pas exister réellement tant
que ce qui peut l'aider à se réaliser n'existera pas non plus.
Ce n'est donc pas gagné pour demain.
Commentaires
Certes... mais positiver ça aide soi-même et ça ne peut être qu'agréable pour les autres ! "Cultive ton esprit et tu cultiveras celui des autres" en résumé...
On éprouve beaucoup plus de plaisir a être heureux quand on a connu le malheur (l'inverse étant vrai aussi).
C'est d'ailleurs peut-être pour cette raison que les gens qui ont connu le malheur de façon proche ont un désir de bonheur plus grand.
Il n'y a pas de honte à avoir dans la recherche du bonheur. Ce n'est pas un sentiment égoïste, au contraire. Puisque généralement le bonheur se partage.
C'est exact Mister Glapyn.
Quand le malheur est passé par là, généralement et sans rechercher le bonheur en particulier... on voit les chose sous un autre angle.
On prend plaisir à tout !