Dans cet exemple comme dans les autres, je me prétend pas critique et en général ce que je présente ici dans la catégorie musique est ce qui m'est le plus cher, donc ce pour quoi je suis le plus biaisé, le mois réaliste, le plus subjectif.
Pour moi, une vraie critique doit être un subtil mélange de plusieurs points, sans qu'il y ait de recette miracle.

Une bonne critique est nécessairement subjective - du fait même du mode d'appréciation de l'œuvre critiquée. Pièce de théâtre, architecture, danse, musique, quelles qu'elles soient, les formes d'arts nous touchent d'abord - c'est leur essence émotionnelle qui nous atteint.
Ensuite, vient l'analyse, peut-être plus froide, de la raison pour laquelle on est touché.
Une phase de comparaison, d'analogie ou bien d'opposition peut alors prendre place.
Ces deux derniers points mènent à une analyse plus objective, cette fois-ci - la qualité du style d'un écrivain, les idées innovantes (ou non) d'un chorégraphe, les audaces d'un architecte, etc.
Critique constructive par essence, recensant faiblesses et forces, voilà ce que j'attends alors.
Un avis plus ou moins éclairé à la on aurait aimé que, il est dommage que, on se réjouit de, etc. vient alors compléter une présentation d'un livre, d'un disque, d'un concert, d'une œuvre, d'une exposition, d'un spectacle vivant.

Un critique, pour moi, n'est pas obligé de passer par ces étapes - et il peut très bien en apporter d'autres. Mais je reste persuadé que dire d'un film 'est de la merde, d'un livre qu'il a été écrit avec les pieds ou d'un danseur que il eût mieux valu qu'il fût cul-de-jatte (si, je l'ai entendu) me paraît à la fois ignoble, d'un irrespect vulgaire et d'un manque total d'innovation.
Mais ne dit-on pas souvent que les critiques ont choisi cette voie par dépit ?