Souvenir d'Aiges-Mortes
Par cossaw le mardi 29 juillet 2008, 15:40 - Bullshit - Lien permanent
Mauvais souvenir. L'endroit est très, très beau, trop touristique, surtout un 14 juillet. On a fait quelques photos (pas encore éditées ni publiées). Très bon souvenir sauf pour le restaurant.
Les C*p*c*ns, Aigues-Mortes (post édité le 30/07/08 à 14:07)
Nous fûmes accueillis par un femme fort sympathique, enceinte jusqu'au dents. Le lieu était ensoleillé, nous nous installâmes à l'ombre d'arbres, on nous proposa même de l'eau pour le chien. Eau jamais ne parvint jusqu'à nous.
Première mauvaise surprise : mes couverts étaient sales, genre trucs collés. Ma serviette était trouée et maculée de crème en dessous. Nous aurions dû nous douter que c'était mal parti. Mais fort heureux de la situation et de la visite, nous décidâmes de rester. Mauvaise idée.
Le serveur avait l'amabilité d'une planche de bois. Ni nous, ni le groupe de trentenaires à côté de nous, ni la famille allemande de l'autre côté ne fûmes servis convenablement. Il fallait quémander. Apparemment, la clef pour être servi rapidement était de commander du vin et d'en reprendre 3 fois pendant le repas, vu la manière selon laquelle autre groupe que nous, arrivé à peu près en même temps, était servi.
On demanda de l'eau pétillante, Sanpé ou Perrier. "Va pour Perrier". On nous amèna notre bouteille non décapsulée. Il fallut 10 minutes pour qu'on vînt nous la décapsuler. Non, nous n'avions pensé à emmener le couteau suisse, bêtement abandonné dans la voiture (a.k.a le four).
Entrée potable, une salade qui ne laisserait aucun souvenir, ni mauvais ni bon.
Plat principal, ça se gâta. Alain prit des encornés farcis avec du riz qui nageaient dans la graisse ; je pris une pièce de taureau qu'on me servit trop cuite alors que je l'avais demandée saignante. En guise de légume, j'eus droit à des frites alors que j'avais précisé "le légume du jour". Il était à noter que les allemands (à côté de nous), ou le groupe de trantenaires assis en vis à vis furent aussi mal lottis. Personne n'avait commandé de vin, remarquions nous.
Petite note extra pour le pain industriel genre Carrefour. La croute du dessous, ça ne laisse jamais de doute.
Quand au dessert, et bien disons qu'une crème "camargaise" mauvaise à ce point, j'hésiterais à parler de dessert. Le Grand Marnier (Alain aime le Grand Marnier) avait apparemment évaporé avant d'atteindre notre table.
Clou du spectacle : le serveur nous donna une addition sur laquelle était inscrit "donnez votre avis" avec des notes à mettre : M - B - TB. M = moyen. Je pris ma plume, et remplis le papier et barrai M, B, TB pour écrire par endroit "très mauvais" ou "mal" (selon le cas).
60€ à deux pour un tal repas, c'était une arnaque. Et les deux pigeons tombèrent dedans.
Commentaires
Bienvenue dans le Sud :-) Ce n'est heureusement pas comme ça partout, mais les patrons de ce resto font probablement partie des restaurateurs qui gueulent parce que la fréquentation est en baisse, sans pour autant remettre en cause son établissement, l'accueil ou la qualité des produits ou des services...
Merci d'avoir testé ce resto, il est désormais blacklisté pour moi :-)
Tu devrais poster ce billet sur des sites de critiques de restaurant, ça pourrait servir à d'autres ;)
Mon grand-père (très forte personalité, décédé il y a une quinzaine d'années) avait été confronté à un service aussi exécrable dans un resto des beaux quartiers à Paris.
Son plat s'accompagnait de beurre (et en plus, il était critique gastronomique). On lui apporte du beurre, du genre douteux (au bord d'être rance). Il réclame au maître d'hôtel le remplacement du beurre. Refus du maître d'hôtel. Ni une ni deux, mon grand-père s'est levé de table et est allé à l'épicerie du coin, acheter du beurre. Il revient dans le resto en faisant le tour des tables et en disant (en substance): "Le maître d'hôtel n'est pas en mesure de vous offrir du beurre frais, moi client, je le fais à sa place.".
Maître d'hôtel furieux du fait du désordre causé et qui demande à mon grand-père de reprendre sa place et qu'il ferait le nécessaire. Mon grand-père, catégorique: "Vous avez refusé quand je vous l'ai demandé, maintenant, c'est trop tard, laissez-moi donc fournir le beurre frais que vous n'êtes pas en mesure de fournir à vos clients".