Les C*p*c*ns, Aigues-Mortes (post édité le 30/07/08 à 14:07)

Nous fûmes accueillis par un femme fort sympathique, enceinte jusqu'au dents. Le lieu était ensoleillé, nous nous installâmes à l'ombre d'arbres, on nous proposa même de l'eau pour le chien. Eau jamais ne parvint jusqu'à nous.

Première mauvaise surprise : mes couverts étaient sales, genre trucs collés. Ma serviette était trouée et maculée de crème en dessous. Nous aurions dû nous douter que c'était mal parti. Mais fort heureux de la situation et de la visite, nous décidâmes de rester. Mauvaise idée.

Le serveur avait l'amabilité d'une planche de bois. Ni nous, ni le groupe de trentenaires à côté de nous, ni la famille allemande de l'autre côté ne fûmes servis convenablement. Il fallait quémander. Apparemment, la clef pour être servi rapidement était de commander du vin et d'en reprendre 3 fois pendant le repas, vu la manière selon laquelle autre groupe que nous, arrivé à peu près en même temps, était servi.

On demanda de l'eau pétillante, Sanpé ou Perrier. "Va pour Perrier". On nous amèna notre bouteille non décapsulée. Il fallut 10 minutes pour qu'on vînt nous la décapsuler. Non, nous n'avions pensé à emmener le couteau suisse, bêtement abandonné dans la voiture (a.k.a le four).

Entrée potable, une salade qui ne laisserait aucun souvenir, ni mauvais ni bon.

Plat principal, ça se gâta. Alain prit des encornés farcis avec du riz qui nageaient dans la graisse ; je pris une pièce de taureau qu'on me servit trop cuite alors que je l'avais demandée saignante. En guise de légume, j'eus droit à des frites alors que j'avais précisé "le légume du jour". Il était à noter que les allemands (à côté de nous), ou le groupe de trantenaires assis en vis à vis furent aussi mal lottis. Personne n'avait commandé de vin, remarquions nous.

Petite note extra pour le pain industriel genre Carrefour. La croute du dessous, ça ne laisse jamais de doute.

Quand au dessert, et bien disons qu'une crème "camargaise" mauvaise à ce point, j'hésiterais à parler de dessert. Le Grand Marnier (Alain aime le Grand Marnier) avait apparemment évaporé avant d'atteindre notre table.

Clou du spectacle : le serveur nous donna une addition sur laquelle était inscrit "donnez votre avis" avec des notes à mettre : M - B - TB. M = moyen. Je pris ma plume, et remplis le papier et barrai M, B, TB pour écrire par endroit "très mauvais" ou "mal" (selon le cas).

60€ à deux pour un tal repas, c'était une arnaque. Et les deux pigeons tombèrent dedans.