Ce matin, j'avais visite médicale annuelle. Je me suis retrouvé face à un médecin, à une psychologue - la partie "médecine générale" a été rapide et efficace. Explication sur la perte de poids (-7kg en 3 mois), sur l'arrêt de certains traitements et la reprise programmée d'un nouveau.

La partie "psychologue" s'est, en fait, aussi vite passée. J'ai évoquée mon prochain départ, les frustrations et le stress laissant la place à une véritable envie d'évoluer. Je me suis même demandé, à un moment, si c'était bien moi qui m'exprimais. Moi, d'ordinaire râleur invétéré, je me sentais bien. Parce que c'est mon anniversaire ? Parce que j'ai fait l'amour, et je dis bien l'amour, 4 fois ce week-end (merci mon chéri) ? Parce que je me rends compte que les tracas du boulot ne sont jamais que ça, des tracas ? Parce que les problèmes que nous avions avec Alain commencent à s'estomper ?

J'aime à croire qu'il s'agit d'un peu tout cela. Si 2007 avait été une année horrible qu'il fallait oublier, 2008 est bien partie. Ces cinq derniers mois, si j'en fais le bilan, présentent une avancée non négligeable.

Ajoutons à cela que le travail sur soi même, tant avec la psychologue qu'avec la diététicienne, commencent à porter leur fruit. Certes, le diagnostique sur mon instabilité émotionnelle n'a guère changé, et il suffit d'une contrariété mal venue, au mauvais moment, pourque j'ai l'impression, momentannée, que tout va mal. Mais cela ne dure plus, pas plus d'un jour ou deux. Bien sûr, la vie n'est pas toute rose, et je continue à râler sur de nombreux sujets (pu***ns d'apthes, en ce moment), mais je m'assagis.

L'âge ? 35 ans, est-ce un âge où on a besoin de se calmer, ou vivais-je un peu le contre courp de trop d'années passées sur le fil, à trop en faire, torp vouloir vivre, trop rechercher l'excitation là où je le pouvais ?

Tout n'est pas gagné, mais si je compare mon état, celui de mon chéri et globalement là où en est notre vie commune, je pense que cette année écoulée nous avu évoluer, et dans le bon sens du terme.

Bon, ceci dit, si j'arrivais vraiment à réprimer ou amenuir ces envie de sexe et de bouffe, ça irait mieux. Parce qu'il arrive que ce soit difficile à supporter. Et on y travaille. Maintenant qu'on a identifié les problèmes physiologiques pour l'hyperactivité et écarté la bipolarité (ouf), qu'on a identifié les points fondamentals (manque d'estime inconsciemment combattu par une sorte d'exhibtionnisme et cette envie de plaire/ne pas déplaire à tout prix, manque d'affection amplifiée par une peur du manque...), on va peut être pouvoir trouver de quoi aller dans le "bon" sens :)