Bien sûr, les intervenants, ceux qui vivaient encore (notamment Tony Curtis ou l'épouse de Billy Wilder) étaient bioen plus étonnant que ceux qui avaient été filmés peut de temps avant leur décès (Jack Lemon ou Billy Wilder). Forcément, il manquait un avis de Maryline... mais bon, on a eu droit à une ou deux explications de photos par celle qui fut sa doublure "corps" (i.e. tout sauf le visage).

Ce fut un choc, à vrai dire , de voir Tony Curtis dans cet état, mais ça ajoutait au réalisme de l'interview. Comme Aubery Edler le disait, il était justement très malade, et cette interview a failli ne pas pouvoir se faire... Il y avait chez lui une émotion non dissimulée. Sa mémoire lui jouait des tours, ou sa volonté l'empêchait de voir les choses de manière identique aux autres intervenants. Il était parfois au bord des larmes - et on sentait qu'il voyait dans ce film la rédemption face à la litanie des navets qu'il avait tournés dans sa longue carrière !

La veuve de Wilder, outre son look étrange, mais à son âge, on s'en moque, apportait une vision toute personnelle des choses, notamment sur Maryline Monroe. Je n'en dirai pas plus, on sait dans quel état la star de 7 ans de réflexion se trouvait, et on sait aussi que 3 ans après , et un film (the misfits), elle décédait.

La "question" des conventions, et de leur contournement, était centrale à une partie du documentaire. De la cassure des genres (comédie, drâme, comédie musicale) au gender-bending, en passant par le nimporte quoi devenu culte (Jack Lemon : Bud you don't understand, Osgood, ..., I'm a man - Jo E Brown : Well, nobody's perfect). Le contournement de la censure, avec un petit rappel des années du McCarthisme...

Bref, si vous pouvez voir ce reportage sur France 5, profitez-en, que vous soyiez, comme moi, un fan de Certains l'Aime Chaud, ... ou pas !