Mais elle prend aussi beaucoup d'autres formes. De la négation de son existence à la discrimination, de l'attaque verbale au dénie d'homosexualité dans le monde, on voit beaucoup de formes d'homophobies.

Certaines sont souvent de la pure bêtise, comme les jeux de mots de Laurent Gerra, qui joue de l'homosexualité comme ils jouent de la judéïté, de la couleur de la peau, du sexe. La bêtise va-t-elle au delà de la simple facilité à trouver des accroches (sur Bertrand Delanoë, sur Amélie Mauresmo) qui ne reposent que sur l'homosexualité exprimée des personnes en question ? Y-a-il derrière un message de haine en plus d'un message d'un goût que tout le monde n'apprécie pas ? Se veut-ce uniquement un exercice du droit légitime à la parole et à la non political correctness ? Je ne suis pas bien placé pour le dire. Je trouve par contre que le message transporté, lui, est à connotations homophobes et peut apporter de l'eau au moulin... Un peu dans la veine d'un Desporges, je dirais qu'on peut faire reposer son humour sur des caricatures et des idées plus ou moins de bon goût à condition que l'auditoire soit prêt à les reconnaître comme tel. Je sais que c'est le cas d'une partie du public de Gerra, et je sais aussi qu'une autre parti ne fera pas la différence entre une blague reposant sur des recours à une caricature et une blague ouvertement homophobe.

En fait, on touche là un problème fondamtental. Qu'est-ce que c'est que l'homophobie. Si le dictionnaire de l'homophobie en donne des définition, je pense qu'on peut regrouper plusieurs idées sous ce terme :

  • une peur irraisonnée des homo,
  • une action allant à l'encontre de leurs droits, y compris la négation de leur droit d'exister,
  • la violence qui leur ai faite, physique comme morale,
  • l'appel à la haine et à la violence contre eux, y compris les propagandes d'états ou d'églises,
  • voire une peur irraisonnée de sa propre "tendance" homosexuelle ou de la révélation de son homosexualité (cf. certains politiciens).

Voilà des choses à étayer...

Quelques liens à aller lire : Chez Finis Africae : homosexualité