C'est une prof d'Espagnol qui corrige des copies dans la ligne 1 à une heure sans personne dans le métro (13h10 exactement). Personne, nadié : tu m'étonnes, c'est blindé. Et quand je la bouscule un petit peu, elle me sort oh, mais vous auriez pu faire attention, vous n'êtes pas tout seul dans le métro.

Elle n'a pas compris quand je lui ai demandé si elle savait lire, et si elle avait lu la petite histoire du lapin - je lui ai montré du doigt l'étiquette qui était au niveau de sa tête, et lui ait di ''podes usted leer aqui ?".

Elle n'a pas aimé et m'a dit que je ne respectait pas le travail des enseignants, un travail sacré. Je ne lui ai pas dit que j'étais aussi enseignant...

Travail sacré au point qu'elle corrige les copies qu'elle allait rendre le matin même, j'imagine (je suis retors), dans le métro qui l'emmène à son lycée (copies de terminales "L"). Ca, c'est du respect pour les élèves, hein ?


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N'oublions pas aussi la charmante dame qui doit peser à peu près comme moi pour 20 cm de moins et qui s'est plantée devant la porte et qu'il m'a fallu pousser dehors du métro après que je lui ai dit trois fois pardons, je descends à Champs-Elysées Clémenceau. Elle parlait au portable et je l'ai dérangée. J'ai eu droit à Vous vous attaquez à une faible femme, hein, si mon mari avait été là...


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Parfois, la misanthropie a du bon.