La loi avance, vive la loi, mais pas trop
Par cossaw le mardi 11 mars 2008, 13:45 - LGBT - Lien permanent
Les modifications, qui seront bientôt soumises à vote, de nos status vis à vis des situation familiales exceptionnelles viennent de nous être communiquées. Outre des changements intéressants pour les pères et mères de familles, et des suppressions au fur et à mesure de droits devenus obsolètes avec les nouvelles conditions des retraites, je suis très peu content de voir que systématiquement je retrouve dans les conditions d'attributions des "aides consécutives à décès" (hors cas des enfants, bien sûr) la mention "Condition de mariage exigée".
PaCSés, hétéros comme homos, nous n'existons toujours pas. Merci beaucoup. Et pourtant, nous cotisons comme les autres.
Concubins ? Je n'en parle même pas, ont-ils in jour existé ?
Il est vrai que notre entreprise reste très paternaliste et suit les conventions des siècles passés. Prime de mariage, prime de layette pour chaque naissance ou adoption. Je note qu'on a pris l'adoption en compte, c'est pas mal. Mais les PaCSés ? Que dalle. Les concubins, n'en parlons à nouveau pas. Notons que la prime mariage est versée à chaque époux (donc 2 primes de 2 mois de salaires pour les époux appartenant tous les deux aux IEG), alors que la prime layette, elle, n'est versée qu'une fois par enfant. Et pour une fois, "même" les PaCSés ou concubins y ont droit - en fait, ce sont leurs enfants qui y ont droit.
Mon collègue JM, hétéro, et moi, homo, sommes donc célibataires pour nos entreprises. Je précise au passage que lorsque nous avons signé nos PaCSs respectifs au tribunal administratif, nous avions dû prendre une après-midi de congé. Nos collègues mariés ont eu droit pour leur mariage à plus de jours qu'il n'est prévu dans le code du travail.
Mais que je ne plaigne pas : quand le père d'Alain est décédé, j'ai quand-même eu droit aux jours de congé exceptionnels comme pour n'importe quelle belle famille.
La seule égalité que nous ayons, c'est dans la mort.
La seule qui compte, sans doute.