On classifie assez souvent les sources d'énergie en familles : polluantes ou pas, renouvelable ou pas, demandant de grandes infrastructures ou pas, prévisible/aléatoire/fatale.

En fait, on sait bien aussi qu'il faut distinguer les problèmes énergétiques selon les moyens d'utilisation de ladite énergie - une voiture, un chauffe-eau, une maison et une usine n'utilisent bien sûr pas l'énergie de la même façon.

Prenons les besoins énergétique d'une maison voire de bureaux. Et bien on sait réellement faire des progrés à ce sujet. Et on sait aussi qu'il vaut mieux éviter l'éolien trop aléatoire et surtout fatal (i.e. en dehors d'une fenêtre de vitesses de vents, il ne fonctionne pas). En revanche, c'est une stratégie multiple qui se relève le plus souvent gagnante

  • Panneaux solaires qui offrent à la fois une source d'énergie électrique (pour le chauffe-eau, c'est formidable) et de chauffage de l'air (effet de serre entre la vitre et le panneau),
  • pompes à chaleur qui permettent de réguler,
  • machines thermiques à base de géothermie pour compléter les panneaux solaires,
  • nouveaux matériaux isolants pour minimser les échanges,
  • anciens matériaux réutilisés : brique, bois, tuiles
  • structure et orientation de la maison optimisée...
  • et bien sûr un apport minimum d'électricité pompée sur le réseau.

Outre les aides de l'Etat (en baisses d'impôt) et la nature financièrement intéressante pour certains de ces points, c'est très écologiques. Avec trois bémoles (rien n'est parfait )

  • les matériaux utilisés ne sont pas toujours super écolos (exemple le plus connu ? Les cellules photoélectriques à base d'arsenic de galium et autre matériaux piéso-électrique)
  • les constructions neuves peuvent être ainsi équipées, pour des maisons existant déjà, c'est plus diffile
  • les constructions individuelles, à nouveau, sont plus facilement équipables que les grands ensembles (sauf s'ils sont bien prévu).

En conséquence, il faut que ces "nouvelles" techniques soient (re)mises au goût du jour et que les architectes et ingénieurs du bâtiment se les réapporprie.

Pour l'industrie, c'est déjà plus gênant. Evidemment, des entreprises comme Péchiney, grand consommateur d'électricité pour ses électrolyses (processus d'extraction d'aluminium), ou la SNCF, savent que la principale source d'énergie qu'elles utilisent restera électrique. Elles se retrouvent donc soumises aux contraintes de production d'électricité. Je referais un poste là dessus.

Pour le transport, outre le rail, c'est clairement l'énergie fossile, le pétrole et ses dérivés, qui restent primordialement utilisés. Si les énergies alternatives existent elless restent soit chères, soit élecologiquement inexpoitable, soit encore peu rentable. L'idée géniale d'utiliser l'éthanol (en gros, l'alcool à 90°, c'est 90% d'éthanol, 10% d'eau) ne pourra pas faire long feu : sa production est liée à l'agriculture (canne à sucre, par exemple) et il faudra vite arbitrer entre produire pour nourrir et produire pour propulser les véhicules. Donc pas de possiblité de grande échelle là dessus. Les nouvelles batteries (les super ionisées) sont intéressantes, mais elles doivent remplir un cahier des charges complexe :

  • fournire une puissance nominale intéressante
  • durer longtemps à cette puissance
  • ne pas peser trop lourd
  • se recharger "vite" (une nuit, ça va)
  • ne pas polluer (vous vous rappeler des vieilles piles au goudron ?)

Bien sûr, dans le domaine du transport, il est aussi nécessaire de mener plusieurs réflexions de front : quid du transport en commun, peut-il être amélioré, augmenté ? Quid de la consommation des véhicules, de la limitation de vitesse ? (à l'inverse, pour les voitures électriques, c'est qui de la distance parcourue et de l'accessibilité de bornes?) Et petite question subsidiaire à un camarade centralien élu parisien : les voitures électriques, c'est bien beau, mais au final, elles roulent à 80% de nucléaire :)