Ca faisait quatre jours que j'étais sans nouvelle d'elle. Elle devait venir à Paris et nous devions dîner ensemble. En fait de dîner, elle a eu droit à un arbre dans la tronche.

Forcément, avec 1,8g d'alcool dans le sang, et comme je la connais au départ ça devait être pire, fallait pas chercher. Quand je pense qu'elle nous avait promis qu'elle allait poursuivre sa cure et qu'elle ne touchait plus une goutte depuis l'accident de son (futur ex) mari.

C'est assez tragique en fait. Ce sont tous les deux des personnes intelligentes (et je ne dis pas ça parce qu'ils ont aussi étudié en grande école), et des mondains. Le problème a été, en tout cas pour elle, de ne plus faire la différence entre un verre et cinq. Pour lui, au début c'était la différence entre l'alcoolisme mondain et l'alcoolisme à la maison tout seul qui ne faisait déjà plus de différence. Là, outre le fait qu'ils n'ont à eux deux plus de permi de conduire, j'ai cru comprendre aussi qu'ils allaient avoir un petit problème légal avec la garde des enfants qu'ils devaient récupérer.

Parce qu'en fait, la boisson, pour elle, là, il y a quatre jours, c'était parce qu'on venait de lui apprendre que suite au divorce et à la situation pas joyeuse de leur ménage, les enfants resteraient encore quelques temps placés chez les parents de son (futur ex) mari avec obligation de présence de médiateur lors de leur rencontre.

Enfin, bref, combattre le démon de l'alcool a été vite impossible ce soir là.

Bon, en même temps, je pense que la décision des assitantes sociales puis du juge n'est pas mauvaise en l'occurence. Et je comprend les quatre grands-parents. J'espère au moins que cela lui servira au moins d'électrochoc cette fois.