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  <title>Blog à cossaw</title>
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  <description>Carnet de route d'un gay de bientôt 35 ans, PaCSé, ingénieur/chercheur/enseignant qui s'ennuie parfois et a toujours beaucoup trop de choses à écrire</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 10 Mar 2010 23:39:59 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Résultat d'un test sur la cyclothymie</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2010/03/10/R%C3%A9sultat-d-un-test-sur-la-cyclothymie</link>
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    <pubDate>Wed, 10 Mar 2010 23:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>My eyes are full</category>
            
    <description>&lt;p&gt;C'est assez long...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Questionnaire de cyclothymie (Pr. Akiskal et Dr. Hantouche)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;1. Je me sens souvent fatigué sans raison VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais c’est l’impression d’un manque
d’énergie, ce qu’Alain appelle mon côté pantouflard. Alors qu’à d’autres
moments, j’ai envie de sortir, que ce soit pour aller dîner, jouer, nager,
voire baiser…&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;2. Je ressens les émotions de façon particulièrement intense
VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;On va dire que je suis hypersensible, pour certains sujets. Par exemple, le
rejet de quelqu’un que j’apprécie. Alors que parfois c’est l’inverse, sur le
moment, ça m’ennuie, et puis j’oublie. Ou alors je m’enthousiasme pour un sujet
qui, quelques heures ou jours après, me semble ridicule. Ce n’est donc pas
seulement une question d’intensité, c’est aussi une question de durée, courte
en l’occurrence.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;3. J'ai des changements brutaux d'humeur et d'énergie VRAI et
FAUX&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Bon, là, c’est assez clair, je peux passer d’une coèle noire à une joie de
vivre folle, à un sentiment de dépréciation de mes qualités. Au niveau énergie,
on dira plutôt que c’est plutôt négatif en général, sauf pour quelques sujets
qui me tiennent à cœur, et alors là, je peux partir pour des heures et des
heures de focalisation intense !&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;4. Mes sentiments ou mon énergie sont &amp;quot;trop haut&amp;quot; ou &amp;quot;trop bas&amp;quot;, rarement
&amp;quot;entre les deux&amp;quot; VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Pas grand-chose à ajouter. L’existence de mon premier blogue puis de la
difficulté à entretenir les autres (y compris le plus « hot ») en sont la
preuve. Mes emportements et mes exaltations aussi !&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;5. Je me sens souvent déprimé pendant quelques jours puis en pleine forme
VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;En fait, c’est même vrai dans la même journée. Si j’ai pété les plombs
jeudi, vendredi matin j’étais presqu’un boute-en-train à table, alors que
parfois je me tais et j’écoute les autres.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;6. Mes capacités de penser varient beaucoup (p. ex. entre avoir l'esprit
vif ou confus) VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;C’est de plus en plus vrai. Je ne parviens en fait plus à me concentrer de
façon aiguë comme je le pouvais avant. Il est désormais nécessaire que le sujet
me tienne vraiment à cœur. Comme ce que je fais ici. J’ai l’esprit souvent
embourbé dans des tas d’idées parfois saugrenues, mélange de mes lectures, de
mes visionnages, etc. C’est ce qui me rend difficile à battre au Trivial
Pursuit, parce qu’aussi étrange qu’il y paraisse, ce mélange d’esprit fouillis
et d’intelligence me permet d’enregistrer, depuis que je suis tout petit, des
informations qui passent à côté de mes contemporains, ou de remarquer les
détails qui échappent aux autres !&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;7. Je prends grand plaisir à d'autres personnes puis m'en désintéresse
totalement VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;C’est le drame de ma vie sociale. J’oscille entre la vie d’ours mal lêché et
d’animal social. Et surtout, j’oublie les gens, même les plus proches. Didier
Lestrade, la seule fois où je me suis retrouvé à « discuter » avec
lui et des « amis » (sujet pour un autre jour), a décelé cela très
vite : j’écoute, je restitue, je suis intéressé, et puis quelques minutes
après, je m’enfuis, déconnecté.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;8. J'ai tendance à exploser, puis je m'en veux VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Et surtout avec mes proches, Alain ou mes parents. Surtout ma mère,
forcément ma mère, comme dirait quelqu’un que je connais. Je suis assez soupe
au lait, comme dit mon père, je m’emporte, mes paroles m’échappent, et je pars,
fâché à mort, pour revenir après, réparer les morceaux. Parce qu’au fond, je
n’aime pas le conflit, même si j’en suis la cible.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;9. J'ai l'habitude de commencer des choses puis de m'en désintéresser
complètement VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Demandez à Alain, il vous le dira. Et c’est aussi vrai pour des actions
courtes que des projets à long terme. Si vous voyiez le fichu bordel de papiers
que j’entasse sans les trier, de mon budget commencé mais jamais suivi, etc.
vous comprendriez !&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;10. Mon humeur change souvent sans raison VRAI et FAUX&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;C’est moins vrai qu’avant, peut-être parce que je me suis assagi. La mort de
proche, je pense aussi m’a changé. Mes besoins de sexe, par exemple, ma libido
restant certes plus grande que celle d’Alain, sont souvent changeant. Mes
plaisirs, mes peines, mes joies, cependant, changent toujours plus. Avec deux
constantes : la recherche du plaisir, la peur de l’ennuie&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;11. Parfois je me sens bouillonnant d'énergie et à d'autres moments très
paresseux 100% VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Rien d’autre à ajouter !&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;12. Je peux être d'excellente humeur avant de m'endormir et me réveiller
avec la sensation que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Je dirais que c’est aussi souvent l’inverse : je m’endors en pensant
que la mort serait meilleure que la vie de merde que je mène et puis je me
réveille avec l’envie de créer, de participer à un monde meilleur, et résultat,
je m’inscrit à un parti politique ou j’adhère à un syndicat !&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;13. On m'a fait remarquer que j'ai des périodes de pessimisme au cours
desquelles j'oublie mes moments d'optimisme et d'enthousiasme VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Disons plutôt que mes amis disent que je suis chiant et que je vois toujours
la vie en noir sauf quand je parle de TALC (trucs à la con) qu in’intéressent
que moi : mes collections de figurines Myth Cloth de Saint Seiya, ma
collection de Légo (j’ai tout les Légo Espace de 78 à aujourd’hui sauf 6 petits
modèles), mes jeux de rôle, Peter Gabriel, Kate Bush, etc. Et là, bizarrement,
j’ai même du mal à en parler. Dire Peter Gabriel, pendant un moment, c’était
tellement mon jardin secret que je n’arrivais pas à le prononcer sans avoir la
gorge sèche !!!&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;14. Ma confiance en moi-même varie d'un extrême à l'autre VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Je peux être, comme disait mon pote d’enfance Franck d’un égo
surdimensionné, rappeler que j’ai un Doctorat (bon, docteur ingénieur, hein,
pas un vrai chercheur), que j’ai un QI qui dépasse les 150, que je parle
couramment trois langues et un peu trois autres, que je connais plein de choses
(inutiles, comme pourquoi le ciel est bleu). Et puis, il m’arrive comme jeudi
dernier de dire à mon, coll_gue de bînome « t’as pas de chance, t’es tombé
sur le pire du lot »).&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;15. D'un jour à l'autre, je peux être sociable, &amp;quot;boute en train&amp;quot; ou isolé,
seul dans mon coin VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Associatif, politique, syndicalisme, revendications, et en même temps,
j’aime bien être seul à la maison, dans le noir, avec ma musique… chiant à mes
heures, meneur parfois, en doute souvent.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;16. Mon besoin de sommeil est très variable, de quelques heures à plus de 9
heures par nuit VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Je dors souvent 4h sans que ça me pose de problème, mais parfois, oui, 12h
suffisent à peine. J’sais pas pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;17. Je peux ressentir les choses de façon très vive ou au contraire très
terne VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Disons plutôt trop vive ou complètement sans intérêt&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;18. Je peux être triste et gai en même temps VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;J’ai appris à l’être en tout cas, à cacher ma vraie nature, que ce soit ma
sexualité, mes passions dans la vie ou même mes sentiments.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;19. J'ai souvent tendance à &amp;quot;rêver&amp;quot; dans la journée à des choses que les
gens considèrent irréalistes VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Si je vous disais ce qui me passe par la tête, vous me prendriez pour un
fou. Daydreamer par excellence.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;20. J'ai parfois très envie d'avoir des comportements risqués ou scandaleux
VRAI&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Le terme envie a malheureusement été dépassé plus d’une fois. Pas envie de
m’étaler.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;21. Je suis tombé fréquemment amoureux dans ma vie VRAI mais FAU&lt;br /&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Bon, ça dépend un peu du sens amoureux. En « chaleur » après des
mecs, oui, beaucoup, mélanger amitié et amour, oui beaucoup. Je pense que ça a
changé le jour où j’ai fait la différence entre être amoureux et avoir envie
physiquement de quelqu’un.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
!!Résultat du test&lt;br /&gt;
sur 21, 18 vrais, 2 vrais et faux, un faux… mais comme le dit le test, ceci
n’est qu’un indicateur, une base de laquelle partir pour discuter avec un
thérapeute !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Nouveau psy (enfin presque)</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2010/03/10/Nouveau-psy-%28enfin-presque%29</link>
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    <pubDate>Wed, 10 Mar 2010 22:33:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Bullshit</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Jeudi, j'ai pété les plombs au boulot, je me suis mis à pleurer devant les
collègues, incapable de comprendre ce que je lisais, de retrouver mes notes,
l'impression d'un trou sans fin.&lt;br /&gt;
Dévalorisation en prime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De retour à la maison, j'ai fondu en larme, ma mère me parlait au téléphone,
j'ai dû raccrocher. Pas moyen de me calmer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un petit calmant, et je repartais à peu près normalement, capable de dire un
peu ce qui s'était passé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le lendemain, vendredi matin donc, Alain m'a &amp;quot;forcé&amp;quot; à me rendre chez notre
généraliste, qui m'a permis d'avoir un rendez-vous chez un psychiatre
comportementaliste l'après-midi même.&lt;br /&gt;
Pour ce rendez-vous là, aucun problème, même s'il a duré longtemps, plus que
prévu, je dois y retourner ce vendredi après-midi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non, le problème, c'est qu'au boulot, suite à ce qui s'est passé, je me suis
retrouvé ce matin à expliquer à un psy sur place ce qui s'était passé. Je n'ai
pas voulu dire à mes collègues pourquoi je suis arrivé à 10h30, cela ne les
regardait pas, mais franchement, ça vaut le détour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je raconte mon histoire, je reviens sur en gros 7 ans de carrière à EDF, sur
certains faits marquants, notamment, et c'est vrai, sur certains de mes
problèmes récurrents (notion très approximative de l'ordre, par exemple).&lt;br /&gt;
J'ai dû échanger avec elle pendant, oh, 45 min quand même. Et puis, elle
commence à cibler ses questions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai cru me retrouver devant un de ces cribles internet où on vous teste pour
l'&lt;a href=&quot;http://tinyurl.com/yhj2hlm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;hyperactivité&lt;/a&gt; ou la
&lt;a href=&quot;http://tinyurl.com/c9xbun&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cyclothymie&lt;/a&gt;. Je sais de
quoi je parle, j'y ai déjà eu recours, &amp;quot;pour voir&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Disons qu'au bout d'une heure, voici ce qu'on m'a sorti, pas tout à fait texto,
je n'avais pas de quoi noter : si j'ai bien tout compris, non seulement
j'ai un déficit de l'attention qui provient de mon hyperactivité (que j’ai
depuis l’enfance), mais en plus je suis aussi cyclothymique. Sans parler de mon
complexe d’infériorité social, de mon incapacité à gérer mon intellect
supérieur (sic). Ah, oui, j’oubliais mon dédain pour l’ordre et la hiérarchie,
couplée d’une peur maladive du conflit entre personnes. Et tout ça diagnostiqué
en 1h d’entretien. Y a pas à dire, certains psychiatres sont très, très doués
pour cerner une personnalité rapidement. Non ?.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
%&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Jetzt wieder eine Nachte ohne zuschlaffen</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2010/02/21/Jetzt-wieder-eine-Nachte-ohne-zuschlaffen</link>
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    <pubDate>Sun, 21 Feb 2010 01:56:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>But my face is empty</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Wann wird es besser doch hier ? Wann werden die Tagen schöner, blauer
?&lt;br /&gt;
% Na ja, ich bin doch kein Kind mehr - ich weiss warum, ich den Monate Februar
hasse. Zuviele langweilige Nächte, als ich hier allein sitze.&lt;br /&gt;
Alain schläfft seit zwei Stunde, das kann Ich doch aber nicht. Kein Lust ?
Nur Langeweile.&lt;br /&gt;
Und Nächte vor dem Komputer...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Haine contre les LGBT : l'arbre qui cache mal la forêt</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2010/02/17/Haine-contre-les-LGBT-%3A-l-arbre-qui-cache-mal-la-for%C3%AAt</link>
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    <pubDate>Wed, 17 Feb 2010 04:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Bullshit</category>
            
    <description>&lt;p&gt;La lesbophobie et l'homophobie qu'on voit s'exprimer &amp;quot;librement&amp;quot; dans
certains pays africains est soutenue par une bigoterie religieuse et un
opportunisme politique qui joue au phénomène bien connu de bouc émissaire avec
les lesbiennes et les gays.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Cela port bien souvent des relents xénophobes (&amp;quot;maladie importée par
l'occident&amp;quot;), afin de cacher d'autres comportement : abattre des opposants
politiques (qui veut tuer son chien le dit enrager), détourner l'attention des
problèmes économico-sociaux (dont on met la responsabilité au moins orale sur
les LGBT par &amp;quot;dégénérescence de la patrie&amp;quot;), soutenir un effort de guerre (les
ennemis sont des pédés), etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus que jamais, le test sémantique &amp;quot;sémite&amp;quot; est d'actualité !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Remplacez homosexuel/lesbienne par juif, pédé/gouine par youpin, et vous verrez
qu'on est dans une configuration trop bien connue. C'est une mise à jour du
progrom, une amélioration du syndrome de la guerre ethnique entre Hutu et
Tutsi, internalisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La différence est peut-être à chercher au niveau des préjugés,
tenaces :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Pédophiles, corrupteurs de la jeunesse.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Destructeurs de la morale, de la religion contre les dogmes desquelles ils
agissent &amp;quot;impunément&amp;quot;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Porteur du sida (majoritairement transmis par rapport hétérosexuels non
protégés, en partie grâce aux services des grands clercs, toutes religions
confondues, mais catho en premier je dirrais)).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Immatures&amp;quot; et pourtant &amp;quot;riches&amp;quot; (en relatif) - même si la vision 2 adults,
no kids n'existe certainement pas dans ce cas.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Égoïste pour le coup, ne participant pas à la richesse du pays, en ne
procréant pas (les deux sont liés).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Remise en question de l'ordre naturel de la domination d'un homme sur une
femme (parce que le couple n'est que rapport de domination, c'est évident,
comme dans les dyptiques passif/actif, butch/fem)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il reste que le préjugé le plus fort reste la condamnation religieuse, la
focalisation sur certains textes (alors que d'autres tout aussi explicites sont
négligés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ignorance, la fascination des grands clercs ou politiciens charismatique qui
ballaient toute notion d'éducation au profit de la vénération du Dieu ou du
Chef tout puissant - jusqu'au prochain putch.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tant que l'Afrique sera au mains de groupes dont les seuls desseins sont
anti-universels, égoïstes, anti-démocratique, claniques, etc. de toute façon,
il n'y aura point d'évolution saine possible. Il faut des leaders
charismatiques, &amp;quot;bons samaritains&amp;quot; pour reprendre un terme biblique, dont la
vision politique est celle de l'amélioration de la société toute entière et non
de leur ethnie ou de leur clan rapproché. Il faut des Nelson Mandéla pour que
les ethnies minoritaire et les LGBT puisse se sentir, au moins légalement,
protégés. Et même dans le cas de l'Afrique du Sud, malgré la belle constitution
et les belles paroles, on voit se déchaîner la haine, et un nouveau président
récemment élu, nommer un homophobe réputé, raciste et xénophobe, à un poste
exalté...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N'en finira-t-on jamais ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.cossaw.net/post/2010/02/17/Haine-contre-les-LGBT-%3A-l-arbre-qui-cache-mal-la-for%C3%AAt#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>D'un lien à un autre</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2010/02/15/D-un-lien-%C3%A0-un-autre</link>
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    <pubDate>Mon, 15 Feb 2010 02:36:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Me, Myself and I</category>
            
    <description>&lt;p&gt;D'un fil blanc, je parcours ce vieux pullover gris, celui où ma chatte a
passé tant de nuits endormie%% Mon odeur, cétait là ce qu'elle y cherchait, nul
autre ne lui plaisait, plié dans une boîte, elle en fit son repère.&lt;br /&gt;
Dans cette rangée d'étagères où désormais restent mes vieux jouets, mes livres
empilés, elle dort.&lt;br /&gt;
Ne venaient pas la déranger, parce que si elle s'éveille, ce qui reste rare,
madame a ses aises !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Elle risque assez vite, si elle ne vous connaît de vous montrer crocs et
griffes, dos arqué et ébouriffé - crachats sonors. Si elle vous reconnaît, elle
tend la tête dans un geste connu, cou tendu, tête légèrement penchée,
invitation. Gratte la zone entre les deux oreilles, flatter le coup, de côté
doucement ou avec vos ongles lui passer le bout des doigts sur la trachées. Le
cadeau est assez vite reçu, doux au début, visuellement accessible quand elle
daigne se lever Plus elle est heureuse, plus sa queue est raide, mais le petit
bout, blanc sur une queue plutôt beige, frétille. Là, elle descend de deux
étages, en passant par la chaise que vous n'avais pas bougée à votre
arrivée.&lt;br /&gt;
Là voilà à terre, près de ce tapis sur lequel trônent une écuelle d'eau et une
gamelle double, l'une pour la boîte, l'autre pour les croquettes.Par terre, on
voir qu'elle n'est pas si propre qu'il y paraît, en particulier, elle n'aime
pas les croquettes vertes (les légumes...), elle s'attend, debout, la queue en
l'air, en vous montrant son popotin. C'est qu'il vous fait la caresser. Elle
commence alors à ronronner, alors qu'elle mange, vous la caressez le bas du
dos, et comme toute bonne chatte, elle vous propose alors son arrière
train.&lt;br /&gt;
Quand elle a fini, ôtez vite cotre main, elle devient alors joueuse et utilise
tout se qui passe comme teste pour ses griffes. Puis elle part, demande à
sortir, miaule devant la porte du balcon arrière, la voilà en vadrouille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La journée est passée, vous vous êtes couchés, la chatte n'est pas
rentrée.&lt;br /&gt;
Vous entendez du druit dans le garage, l'inimitable plic/ploc de la chatière,
et un énorme, résonnant, &amp;quot;miaou&amp;quot;. Ce cri qui signifie que &amp;quot;la maîtresse de
maison est de retour&amp;quot;. Vous espérez qu'elle va vous vouloir juste boire et
maner puis repartir. Voir dormir sur place, les moelleux siège de la Sénic sont
disponibles : il est quand même 2h36 du matin. Non, c'est la porte de
votre chambre qu'elle pousse,c'est sur votre lit que vous sentez la pression
arriver vers vous, vous sentez la joue poilue se frotter contre votre joue
chaude et frâiche et la moustache qui vous chatouille. Et là, c'est fini, elle
veut jouer, manger, rejouer, recevoir des papouilles, et il est 3h moins le
quart.&lt;br /&gt;
Et vous bossez demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais c'est mignon, c'est gentil, c'est un geste plein de grâce, pas comme celui
du chien qui vous réveille en vous bavant sur la tronche. Mais uk faut y
répondre, ul faut jouer, il faut se lever, il faut mener la bête à sa gamelle,
elle sait parfaitement où elle se trouve, depuis 7 ans,vous pensez. et puis il
faut la caresser pour quelle mange. Et là, elle repart, se coucher sur votre
lit, au milieu du lit, entre vous deux, et elle ronronne, ou va jouer avec les
bouts des pieds qui bougent. Au bout d'un moment, une demie-heure, elle repart,
juste le temps à votre conjoint et à vous de vous rendormur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et deux heures plus tard, cela recommence. Et Deux hures après, à
nouveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
s'il vous plaît, pour le bien de l'humanité, n'achetez pas d'animaux
familiers !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(PS) expérience assez simiaire avec les rongueurs, sauf qu'au delà de 3 à 5 ans
selon race ils sont morts... pas les chiens et chats&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.cossaw.net/post/2010/02/15/D-un-lien-%C3%A0-un-autre#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Comment passer les nuits d'insomnie à s'instruire à partir de documentaires vus sur Arté ou Planète</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2010/02/04/Comment-passer-les-nuits-d-insomnie-%C3%A0-s-instruire-%C3%A0-partir-de-documentaires-vus-sur-Art%C3%A9-ou-Plan%C3%A8te</link>
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    <pubDate>Thu, 04 Feb 2010 16:52:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>My eyes are full</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;En ce moment, je lis des textes sur les origines polythéistes du dieu juif,
chrétien et musulman. Les passages les plus novateur pour moi me semblent être
ceux où ils expliquent comment les rédacteurs des textes (1000 ans après les
faits...) ont remagné les histoires de leurs populations, intégré diverses
traditions, etc. pour faire apparaître que les populations, notamment les
anciens hébreux, furent d'un coup totalement monothéiste alors qu'il ne
l'étaient pas plus que les populations alentours (certains passages bibliques
étant d'ailleurs en contradictions les uns avec les autres).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là, il va vraiment falloir que je prenne du temps pour rédiger quelque chose de
sérieux, parce que le sujet est réellement passionnant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et il va aussi falloir que je prenne le temps de rédiger mon article sur les
différentes formes d'intégrisme et quels en sont les conséquences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Note : l'un des points intéressant est que les chercheurs sont de toutes
confessions (ou athées)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.cossaw.net/post/2010/02/04/Comment-passer-les-nuits-d-insomnie-%C3%A0-s-instruire-%C3%A0-partir-de-documentaires-vus-sur-Art%C3%A9-ou-Plan%C3%A8te#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Absentéïsme : les profs aussi</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2010/01/12/Absent%C3%A9%C3%AFsme-%3A-les-profs-aussi</link>
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    <pubDate>Tue, 12 Jan 2010 08:08:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Bullshit</category>
            
    <description>&lt;p&gt;En 3 année d'école d'ingé, un prof était systématiquement absent la veille
des vacances et le jour des retours.&lt;br /&gt;
Il a fait ça une année et le responsable (dont j'étais le
thésard/assistant/souffre douleur) n'a pas reconduit son contrat.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;J'imagine qu'en lycée c'est un peu plus difficile à réaliser... mais bon, en
école d'ingé, tu viens pas, t'es pas payé, puisqu'il s'agit de vacations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand j'étais moi-même élève dudit prof, nous devions être 5 dans son cours
(sur une petite trentaine en théorie), et nous nous étions demandés entre nous
s'il ne faisait pas exprès de faire des cours d'un intérêt douteux rien que
pour que les élèves ne viennent pas. Déjà que le théorème des généraux
byzantins n'est pas le point le plus intéressant du génie logiciel, mais avec
lui cela atteignait des niveaux insoupçonnables de platitude.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un avantage, ceci dit : assister à son cours permettait d'assurer un 15 ou
mieux sans problème, vu qu'il ne changeait même pas les contenus de ses
questions/exercices...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un petit souvenir fugace : la tête de l'inspecteur quand je lui ai
expliqué, un 20 décembre ou équivalent, que le prof n'était pas venu et qu'il
m'avait appelé d'une gare (j'étais le délégué des élèves) pour que je dise à
l'inspecteur (resp. administratif) qu'il ne pouvait pas venir. Parce qu'en plus
d'être feignant, il était lâche aussi.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.cossaw.net/post/2010/01/12/Absent%C3%A9%C3%AFsme-%3A-les-profs-aussi#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Une bonne nouvelle n'arrive jamais seule</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2010/01/10/Une-bonne-nouvelle-n-arrive-jamais-seule</link>
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    <pubDate>Sun, 10 Jan 2010 00:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Bullshit</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ma main gauche sera donc au cœur de l'opération chirurgicale que je subirai
jeudi, mais ma droite n'a pas l'intention d'être oubliée.&lt;br /&gt;
Rhumatismes et tendinite au pouce, parce que forcément, comme je ne peux plus
utiliser la gauche normalement, la droite remplace.&lt;br /&gt;
Au moins, je suis rassuré, les douleurs allant du coude aux cervicales en
passant par l'épaule gauche sont uniquement nerveuses et liées au
rétrécissement de ce putain de canal carpien, à gauche, donc. Dès que j'aurai
été opéré, tout reviendra à la normale.&lt;br /&gt;
La notion de &amp;quot;dès&amp;quot; me fait sourire : il s'agit de 6 mois au pire, avec
rééducation. Je sais, j'ai déjà testé pour la main droite !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore une bonne raison d'avoir changé de complémentaire santé... 300€ de
dépassement chirurgien &amp;amp; anesthésiste. +18€ de forfait pour la journée en
déambulatoire.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Trente pour cent ?</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2010/01/08/Trente-pour-cent</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c93ca27610922446324edcd242592fb0</guid>
    <pubDate>Fri, 08 Jan 2010 18:15:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>My eyes are full</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Le récent débat idéologique oppose en apparence deux mondes au sujet de ce
qu'on appelle l'élite de l'enseignement supérieur.&lt;br /&gt;
Faut-il forcer, par imposition d'un quota explicite, l'entrée d'élèves
boursiers dans les grandes écoles, et si oui sous quelle conditions ? Avec
d'un côté, les pour, coincés entre d'un côté une ministre qui veut ne pas trop
perdre la face aux prochaines élections régionales et un directeur d'une école
(Science Po Paris) non membre de la conférence des grandes écoles (CGE), et de
l'autre côté la CGE elle-même et très peu de gens il est vrai pour les
soutenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Reprenons l'histoire rapidement, et regardons quand même quelques
particularités des grandes écoles. On pourra les scinder en trois
parties :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;les écoles publiques à destinations (initiales) de la fonction
publique : les ENS (Écoles Normales Supérieures), École Polytechnique,
&amp;quot;Mines de Paris&amp;quot;, &amp;quot;Ponts et chaussées&amp;quot;, mais aussi ENSIMAG, etc.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les écoles publiques à destinations (initiales) du privé :
essentiellement les Écoles Centrales et l'Agro Paris Tech, ex INA-PG&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les écoles privées à destinations (initiales) du privé : toutes les
écoles de commerce : HEC, ESSEC, des écoles d'ingénieurs (Supélec, par
exemple)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il y a bien sûr des subdivisions possibles, des rafinements (ex : les
élèves des ENS et de Polytechnique sont rémunérés par l'État sous
conditions).&lt;br /&gt;
Toutes ces écoles se reposent sur la notion de concours pour sélectionner leurs
élèves, futurs &amp;quot;élites de la nation&amp;quot;. Attention, ne nous trompons pas, il
s'agit de concours, pas d'étude de cas sur dossier comme les entrées en Master
2 sélectionnés (anciens DESS et DEA). Je reviendrais peut-être sur cette
différence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème posé par la non mixité sociale est censé être au cœur des actuels
débats - débat qui résonne comme celui de la place des femmes dans ces mêmes
écoles scientifiques. Tiens, je viens d'écrire le gros mot. Scientifique. Parce
qu'à part les ENS et dans une très moindre mesure les écoles de commerce, ce
sont des titulaires des bac scientifiques (sous diverses formes) qui intègrent
ces formations...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bref, la non mixité sociale prend plusieurs formes, à partir du moment où on
considère toutes ses composantes : genre, origine ethnico-religieuse,
origine sociale, handicap, voire d'autres qui ne me viennent pas instantanément
à l'esprit. Parce que la stigmatisation du vrai problème se situe à trois
niveaux : justement cette prise en compte globale de la diversité, les
conséquences des formations initiales et, en dernier lieu mais non des moindres
(amplifié par les deux précédentes raisons) : les accès aux formations de
préparation. Le concours en soi est aveugle, du moment que les cartes sont
données de manière équitable. Et voilà le problème : elles ne le sont pas
du tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Evitons tout d'abord le problème essentiel de la comparaison avec les amis
d'outre Atlantique : le cas américain, loin d'être aussi joli qu'il y
paraît, ne joue pas dans la cours de la justice sociale mais dans le cadre de
la réparation des problèmes récurrents de la société restée ségrégationniste.
Et j'avoue que si la notre a tendance, au niveau scolaire à e devenir elle
aussi, les bases sont fondamentalement distinctes. Nous essayons par tous les
moyens de forcer un niveau de culture fondamental commun à tous nos
concitoyens, et même si cela relève souvent de gageure, l'objectif établi est
justement de fournir un socle stable et partagé par tous. Or, cela n'est
couramment pas le cas aux USA, et ce pour des raisons souvent liées aux
facteurs économiques, individualistes et, n e nous en cachons pas, racistes. Il
reste extrêmement difficile d'analyser précisément d'où provient l'inégalité
entre les étudiants au niveau d'entrée universitaire mais il reste clair que la
formule de Coluche reste vraie : il est beaucoup plus difficile de réussir
quand on est petit et noir que grand et blanc. Les stratégies adoptées par les
USA est alors menée par deux voies très différentes, certes concourantes, dont
l'une (un système de bourses très développé) me paraît positive et l'autre
moins, malgré son nom (&lt;em&gt;positive action&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon, l'image n'est pas aussi jolie que j'aimerais la présenter, mais admettons
que le problème des bourses en France reste une question fondamentale pour bon
nombre de famille, notamment celles qui sont &amp;quot;juste au delà&amp;quot; des pré requis.
L'écart entre deux familles presque similaires, l'une aillant réussi à obtenir
pour son enfant des bourses d'études supérieures, et l'une qui échoue de peu
est énorme. Quand j'étais élève ingénieur, ma dernière année d'étude m'avait
coûté 60 F (bon, dans une école publique), les bourses m'avaient permis de
payer mon loyer bien moins cher, comme mes unités de carte de cantine. Seuls
les polycopiés me coûtaient la même chose qu'à mes camarades. Mon dossier était
passé pour obtenir les bourses, mais les ressources de mes parents n'étaient
que très peu meilleures que celles d'un de mes camarades, qui lui avait galéré
pendant 3 ans là où, relativement parlant, je n'avais eu que quelques &amp;quot;petits
cours&amp;quot; à faire pour me payer mes livres et mon ordi, seule &amp;quot;vraie
dépense&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(suite plus tard :p)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>1-555-CONFIDE</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2010/01/05/1-555-CONFIDE</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3a971391b5f33469550265ddeb172ade</guid>
    <pubDate>Tue, 05 Jan 2010 00:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>But my face is empty</category>
            
    <description>&lt;p&gt;En 94, nous avions 21 ans.&lt;br /&gt;
%% Enfin seuls, loin des parents, nous pouvions d'une certaine manière vivre
comme nous l'entendions. Sortir dans des boîtes gaies, nous embrasser sur &amp;quot;la
piste&amp;quot;. Nous l'aurions pu, mais pour des raisons financières et, il faut bien
le dire, encore de non acceptation de qui nous étions, ce ne fut pas vraiment
le cas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Sauf une fois, enfin à ce qu'il m'en souvient. Un slow sur Confide in me de
Kylie, un remix &amp;quot;doux&amp;quot; que je n'ai d'ailleurs pas pu retrouver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette chanson qui une fois sur deux me fait pleurer. Comme un remix de Don't
Give Up (si, de PG et KB). Je me remets dans cette soirée, là, où le monde ne
nous rejetais pas.&lt;br /&gt;
Et puis, je repasse dans cet autre monde, 4 ans plus tard, où mon monde
s'effondrait. La perte, la solitude, l'absence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois, je me dis encore que c'est arrivé à un autre, que cet autre est
enterré avec Julien. D'une certaine façon, c'est le cas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand cette période de l'année approche, le 27 janvier, je ne me sens pas
vraiment dans le meilleur des états, le moral à zéro. 12 ans dans un peu plus
de trois semaines. Douze ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les cauchemars ont pour la plupart cessé, les souvenirs s'estompe, sauf celui
de l'accident que je vois depuis la voiture que je suis allé cherché, moi, le
seul qu'il n'ait pas renversé, qu'il n'est pas tué. Parce que je n'avais pas
bu, parce qu'il était convenu que pour ses 25 ans, il boirait en compagnie de
ses deux amis, devenus miens, et que je conduirais pour nous en retourner à
Gif. Toujours ces souvenirs, en boucle, qui reviennent, s'amplifie et me font
rester debout, par crainte que le sommeil ne les rende plus réels, plus
solides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arnaud de cette époque est mort avec Julien, Eric et Franck. L'Arnaud actuel a
en ce moment bien du mal à surnager.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.cossaw.net/post/2010/01/05/1-555-CONFIDE#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Un jour triste</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2009/12/14/Un-jour-triste</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:28e05c6b6b1ac2ce6444a2815e1fb456</guid>
    <pubDate>Mon, 14 Dec 2009 23:16:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>My eyes are full</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Il y a un mois je revenais de chez mes parents le cœur lourd.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pas tant pour ce grand père décédé, grand père de mon cousin, mais pour mon
oncle, pour sa mère, pour mon cousin, pour ma tante que mon père et moi avons
conduite chez ses beaux-parents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Mon cousin présentait ses travaux de thèse à Copenhague (sur l'optimisation
au sens écologique de la combustion au cœur d'un moteur), et son père
l'accompagnait, d'une part parce qu'il parle danois mais aussi parce qu'il aime
beaucoup voyager.&lt;br /&gt;
Quand nous avons appris la nouvelle du décès du grand-père, ma tante était donc
seule chez elle, et dans un état assez mauvais, elle vient d'ailleurs de
rentrer à l'hôpital pour ses problèmes de douleurs lombaires. Bref. Mon père,
comme souvent, s'est proposé pour l'accompagner, et moi aussi. Je connaissais
peu le grand-père, mais ma tante, la petite sœur de ma mère, je la connais.
Derrière une façade forgée par un métier sans pitié, en gérontologie à
domicile, il y a une faiblesse, une humanité qui se cache, comme mon frère et
son épouse, derrière une dureté et un humour noir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons bien fait de l'accompagner - nous lui avons permis de s'occuper non
du mort, bien sûr, mais de la survivante. S'il aurait eu 86 ans, elle a 83 ans,
et pensait qu'il allait se réveiller, ne réalisant pas qu'il était parti. Je
passerai sur les détails, disons que des doutes subsistent sur le dernier jour
du défunt et du choix d'un médecin de ne pas s'occuper de ses problèmes de
cœur. Le fait est que, seul couple âgé de leur quartier, malgré l'aide d'un
voisin, elle se retrouve, cette vénérable grand-mère, toute seule face à ce
qu'elle ne pouvait pas vraiment affronter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ma tante, comme souvent, se réfugiait dans la technique : ce qu'il
&lt;em&gt;faut faire&lt;/em&gt;, parce que, professionnellement, elle en a l'habitude. Un
peu comme ma belle sœur qui me citait le soir même (on fêtait les 68 ans de mon
propre père) les récits d'un certain infirmier blogueur. Mais là, la technique
ne suffisait pas, les coups de téléphones à droite, à gauche (notamment à son
frère, mon oncle le plus âgé désormais - bizarre de me relire), ont bien vite
pris fin. Et la vraie raison de la visite, la vraie raison de notre présence,
s'est imposée : tenir compagnie à une épouse, dont les trois quarts de la
longue vie se sont passés avec son Eugène, en attendant que les deux fils
arrivent. Expliquer à la vieille dame que son époux était décédé, et que non,
il ne se réveillerait pas. Ce n'était plus la technique qui parlait, c'était la
femme à une autre femme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et moi de penser qu'un jour, nous devrions peut-être, nous aussi, parler ainsi
à ma mère, ou peut-être pire, à notre père. Grands parents ou oncles et tantes
désormais décédés, on s'y était préparé : malades le plus souvent de
cancers, on se disait qu'il valait même mieux pour eux que les choses en
finissent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Eugène Fischer est décédé d'un coup, sa femme l'a vu partir en quelques
minutes. Il lui a parlé, et puis s'est tut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est à la mortalité des autres que je pense, père et mère, parents au sens
large. Comment réagirais-je ? Moi qui déjà en écrivant ceci ai les larmes
aux yeux.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Forfait annuel 235j/an</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2009/12/05/Forfait-annuel-235j/an</link>
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    <pubDate>Sat, 05 Dec 2009 22:57:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Bullshit</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Un plan que j'ai pu lire avant retoquage par une commission (pas moyen de
savoir où : Assemblée, sénat, UMP ?) d'imposer aux cadres &amp;quot;libres&amp;quot; 255
jours de travail par an.&lt;br /&gt;
255 j c'est 365 moins 52 * 2 (les week-ends) moins 6 (1er janvier, Noël, Lundi
de Paques, Jeudi de l'Ascension, Lundi de Pentecôte, 1er et 8 mai, 14 juillet
et 15 août, mais vu que certains tombent aussi des samedis ou dimanches, en
moyenne ça doit bien faire 6, non ?)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc en gros, le forfait c'était les jours ouvrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un retoquage à 235 j par an, c'est déjà mieux. Ca fait 4 semaines complètes. La
5e inventée par les socialistes en 81 passant donc à la trappe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu'il faut bien comprendre, c'est l'idée générale de supprimer d'abord pour
les cadres &amp;quot;sup&amp;quot; puis &amp;quot;moyens&amp;quot;, puis les agents de maîtrise, et enfin les
&amp;quot;exécutants&amp;quot; (terme politiquement correct incluant &amp;quot;les autres&amp;quot;), des mesures
de plus en plus contraignantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien sûr, on connaît la haine de certains UMP envers les 35 heures qui, il faut
bien le dire, on foutu le bordel, parce que bon, c'est une mesure qui a été
appliquée mais qui n'a pas pris, c'est évident.&lt;br /&gt;
Sans être grand clerc, ni polytechnicien, les 35h sont une mesure qui devait
être discutée et qui au final a été imposée. En lieu et place du dialogue
social, on est passé par la force. Droite (et Médef), gestionnaires des
conventions collective (je pense à toi, Syntec), et syndicats, locaux comme
nationaux, ont agit je pense d'une façon pas forcément appropriée. La critique
est facile, comme souvent, mais alors qu'une concertation aurait dû avoir lieu
branche par branche, par exemple, ça a foiré.&lt;br /&gt;
Le but de cette mesure, les 35h, c'était quoi au final ? Trouver du
boulot, permettre de libérer des créneaux pour employer plus de gens.
Seulement, cette mesure on la comprend facilement dans les grandes structures,
moins ailleurs. Ou alors dans les petites structures, modulo une discussion,
cela pouvait mener à (a) plus de vacances effectives et/ou (b) des heures sup
rémunérées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple de l'hôpital est pour moi est pour moi clairement le bon
contre-exemple : on a rien fait pour tout arranger, on a diminuer les
effectifs (ou au mieux gelé). Comment dans ces conditions appliquer les
35h ? Hors, pour des raisons à la fois personnelles (salut frangin) et
citoyennes, je pense qu'il est primordial de disposer d'équipes médicales en
nombre suffisant, justement, pour n'assurer que 35h, si c'est possible. Qui a
envie d'infirmière, médecins, chirurgiens, manipulateurs, etc. crevés ? de
gardes bâclés par la fatigue (et pourtant, ce n'est pas le cas, et à quel prix
pour les personnels, demandez à ma cousine L, ma tante MJ, mon frère et son
épouse...). Et pourtant, ils continuent à avoir des horaires complètement
démentes du fait de sous effectifs et &amp;quot;à cause des 35h&amp;quot;. Comme souvent, on fait
passer un symptôme extérieur pour la maladie...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reste que je me demande comment on pourrait bien faire pour régler les
problèmes, puisqu'en gros, la discussion est impossible...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>De la vie avec des coincés du non cul</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2009/11/23/De-la-vie-avec-des-coinc%C3%A9s-du-non-cul</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Nov 2009 23:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Me, Myself and I</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Depuis aussi longtemps que je me souvienne, en l'occurrence depuis les
débuts de la pubertés, juste avant l'entrée en 6e voire avant, j'ai été très
attiré par le corps de l'Homme et pas par celui de la Femme (sauf la légitime
curiosité de savoir d'où j'étais né). Mes souvenirs de &amp;quot;messieurs tous nus dans
les vestiaires&amp;quot; sont réels, mais je pense les sentiments que j'ai associé à ces
images fugaces (du fils de ma marraine, notamment), sont autant fantasmatiques
que vécues, plutôt rêvées quand même. Le problème, bien sûr, était que je ne
pouvais pas vraiment en parler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Avec mon père ? Heu, déjà qu'évoquer des &amp;quot;problèmes masculins&amp;quot; (en
fait, pourquoi il faut se raser) était pas possible, parler librement (a) de
sexualité, (b) d'homosensibilité voire plus était impossible. A part le cours
rapide &amp;quot;&lt;em&gt;pour ne pas faire comme &lt;a href=&quot;http://blog.cossaw.net/post/2009/11/23/lui&quot; title=&quot;lui&quot;&gt;lui&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&amp;quot;
(i.e. &amp;quot;&lt;em&gt;devoir se marier parce que bon, voilà&lt;/em&gt;&amp;quot;) sur la capote, on ne
peut pas vraiment dire que j'ai appris grand chose quand j'étais ado de sa
part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec mon parrain (et oncle) ? Geek de première catégorie, le sujet était
de toute façon tabou, il est hétéro et ce que je pensais s'est vérifié 20 ans
plus tard quand j'ai fait mon coming-out, il est très mal à l'aise avec la
sexualité en général (mon amour filial réel pour lui m'empêche d'en dire plus,
mais cela mériterait un vrai article)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec mon frère ? Si j'avais su qu'il prendrait les choses aussi
simplement, j'aurais dû lui parler, au moins de certaines choses, pas forcément
de tout, bien sûr.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui manquait, c'était un lieu, des gens, une époque. Ado dans le milieu des
années 80 à Metz dans une famille catho, ce n'était pas exactement ni le lieu,
ni le moment pour être &amp;quot;ouvert&amp;quot; sur le sujet (homo)sexuel. Le sujet
hétérosexuel de base non plus, d'ailleurs, sauf, encore une fois, sur l'aspect
&amp;quot;prévention&amp;quot; (ist ou, même si je ne serai jamais concerné, contraception). D'un
point de vue formel, s'entend (merci Mlle Noël, ceci dit, malgré tout)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème c'était qu'avec les copains, ce n'était pas non plus le bon milieu.
Même si j'avais été hétérosexuel, je n'aurais pas pu parler de sexualité, et
pourtant, j'aurais bien voulu. Des choses simples (ah, l'amour) au plus
compliquées (ah, l'amour). Mais bon, j'ai encore eu la chance, un peu après mes
16 ans, de trouver par hasard celui qui a osé aller vers moi. C'est une autre
histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, pas si autre quand même. Parce qu'en fait, on était quand même très
&amp;quot;cul&amp;quot; entre nous. Mais, de nouveau, sans vraiment d'autres à qui parler. Même
si Julien était un peu plus débrouillard que moi. En gros, on était entourés de
pédés coincés - pas dans le sens coincé classique, non, pas du tout.&lt;br /&gt;
Ah, pour parler cul, oui, mais autre chose, non.&lt;br /&gt;
(bon, en aparté, je sais très bien qu'en devenant adulte, j'ai un peu reproduit
le même modèle)&lt;br /&gt;
L'amour, le couple, la vie à deux, la possibilité de la vie à deux en premier
lieu. Etait-ce possible ou devions nous faire comme ces vieux messieurs (vieux
= + de 30 ans à l'époque, mon dieu !) et nous marier, avoir des enfants... en
gros, le plan de celui dont j'ai parlé dans les deux derniers posts.&lt;br /&gt;
Je sais très bien que ce qui m'intéresse avant tout c'est la relation à
l'autre, et le sexe est devenu le lien qui permet celle-ci d'&lt;ins&gt;une&lt;/ins&gt;
façon, pas de la &lt;ins&gt;la seule&lt;/ins&gt; façon. Evidemment, à 16 ans, on se saute
dessus à tout bout de champ (j'exagère, c'était assez difficile, il fallait
trouver un lieu propice). A 20 ans, on commence à penser à l' &amp;quot;au delà&amp;quot;, à la
relation - surtout que de facto, on était déjà en couple depuis 4 ans. On
devient jaloux, on souffre quand l'autre décide, ce qui m'est toujours
difficile à dire, de sortir avec... une fille pour être normal - donc moi
j'étais anormal &lt;a href=&quot;http://blog.cossaw.net/post/2009/11/23/NB%20%C3%A7a%20n'a%20pas%20dur%C3%A9&quot; title=&quot;NB ça n'a pas duré&quot;&gt;NB ça n'a pas duré&lt;/a&gt;. A 21 ans on se libère du joug
familial en arrivant &lt;del&gt;à Paris&lt;/del&gt; en banlieue (Châtenay ou Gif), et
surtout on connaît les lieux &amp;quot;louches&amp;quot; (pas si louches que ça, maintenant que
j'ai pu en visiter d'autres). Mais point de vision sur l'avenir, point de
relation. Peut-être que si j'avais lu, connu, osé me rendre dans un lieu
accueillant (MAG, Centre Gay et Lesbien de l'époque), les choses auraient été
différentes ?&lt;br /&gt;
Mais quoi qu'il en soit, on a surtout connu à cette époque le Q, le Q et rien
que le Q. A 25 ans, l'école finie, ça aurait pu, ça aurait dû changer. Le
destin a été autre. Mais quoi qu'il en soit, toujours pas ces notions de
couple, d'avenir à deux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a fallu attendre les 29 ans, et une rencontre si peu probable, pour que cela
commence à se réaliser...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.cossaw.net/post/2009/11/23/De-la-vie-avec-des-coinc%C3%A9s-du-non-cul#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Vivre un mensonge en toute connaissance de cause ?, suite et fin</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2009/11/12/Vivre-un-mensonge-en-toute-connaissance-de-cause-%2C-suite-et-fin</link>
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    <pubDate>Thu, 12 Nov 2009 21:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>LGBT</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Ce billet est la suite de &lt;a href=&quot;http://blog.cossaw.net/post/2009/11/12/Vivre-un-mensonge-en-toute-connaissance-de-cause&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ceci&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir discuté pendant plus de trois heures, tous moyens de communications
inclus, M., mon interlocuteur, m'a fait part de son désir de vivre sa vraie vie
au grand jour. De fait, il ne considérait plus son &amp;quot;mensonge&amp;quot; matrimonial comme
sa vraie vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son argument essentiel tournait autour des &amp;quot;'enfants qui sont grands
maintenant&lt;em&gt;&amp;quot;. Il aurait donc continué à vivre sa double vie, assumée comme
telle, pour eux. &amp;quot;&lt;/em&gt;et pour elle, ma vie en somme n'a pu exister que parce
qu'elle l'a bien voulue&lt;em&gt;&amp;quot;. Je me demandais alors si&lt;/em&gt; elle savait'' ou
pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certainement pas officiellement, en tout cas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En fait, les trois facteurs primordiaux que je citais existe chez M :
une homophobie refoulée (&amp;quot;&lt;em&gt;je suis hors milieu, je ne me reconnais pas dans
ces gens là, ils me font honte&lt;/em&gt;&amp;quot;), mêlée de pression sociale (&amp;quot;&lt;em&gt;dans mon
milieu et à mon niveau de responsabilité, il faut être propre sur soi, tu
sais&lt;/em&gt;&amp;quot;), et familial (femme, enfant). L'aspect religieux, quoi que présent,
est apparemment moindre, il n'est plus vraiment pratiquant, &amp;quot;&lt;em&gt;sauf pour les
grandes fêtes&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jouant l'avocat du diable, je lui demandait s'il ne se rendait pas compte qu'il
avait peut-être un peu gâché sa vie, celle de sa femme et de ses enfants. La
réponse immédiate, je m'y attendais &amp;quot;&lt;em&gt;attends, si j'avais eu une autre
vie&lt;/em&gt; (i.e. homo pure et dure) &lt;em&gt;je n'aurais pas eu mes enfants&lt;/em&gt;&amp;quot;. Sa
second réponse me semble moins juste que celle qu'un autre homme, veuf, m'avait
dit, à savoir qu'un homme seul, et pire encore, un homosexuel notoire, ne
serait jamais arrivé à son niveau de responsabilité ou n'aurait pas fait si
belle carrière. Cette autre homme a l'âge de mon père, et il faut bien
l'avouer : il avait raison, au moins dans les métiers machos d'ingénierie
des débuts des années 60. Lui a commencé à vivre sa vie dans les années 70, une
époque peut-être plus ouverte en général dans les milieu d'éducation
supérieure, mais je n'en suis pas sûr pour les homos de l'école centrale, alors
déménagée à Châtenay-Malabry. Je sais que les choses avancèrent plus quelques
années plus tard, comme certains camarades des promos &amp;quot;mi 70&amp;quot; me le
racontèrent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne ressens pas de malaise chez lui, pas directement, parce qu'il s'assume
tel qu'il est, avec ses contradictions. Comme un camarade plus jeune, de mon
âge, il cherche des semblables, des hommes &amp;quot;&lt;em&gt;moitié un pied dedans, moitié
un pied dehors&lt;/em&gt;&amp;quot;. Je comprends à mi mots que c'est surtout la situation de
son compagnon de tant d'années qui le fait évoluer, celui-ci ayant en effet des
soucis de santé assez sérieux, mais pas pire que n'importe quel homme un peu
grassouillet de près de 60 ans. Les échanges de mail précédent notre discussion
m'ont surtout appris qu'il voulait trouver une sérénité vis à vis de ses
enfants, et qu'il pensait que sa femme comprendrait, si elle n'avais pas encore
compris, et &amp;quot;&lt;em&gt;pardonnerait&lt;/em&gt;&amp;quot; (le lourd poids du catholicisme et du
pardon).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tout cas, j'étais content qu'il ne me sorte pas le couplet &amp;quot;&lt;em&gt;je suis
content que mes enfants ne soient pas homos&lt;/em&gt;&amp;quot;. Déjà ils sont dans la
période où l'identité se fixe, et puis, il est suffisamment sûr de lui pour
savoir, dit-il explicitement, que leur choix sera le bon. J'envie les enfants
d'un tel père, d'une certaine façon. Mais il lui a fallu vivre lui-même des
aventures, des désordres, et des quasi-catastrophe pour en être arrivé
là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa plus grande joie serait de réparer, à son goût, une injustice, un regret
éternel : n'avoir pas pu accorder à cet homme qu'il aime plus que des
heures grapillées avant ou après le travail. Je m'étonne au passage que
personne n'ait jamais rien compris, que personne ne l'ait espionné, trahi, fait
chanté (ce qui est courant pour les histoires de maîtresse, si j'ai bien
compris). Il a joué de chance, semblerait-il, de la bienveillance de &amp;quot;&lt;em&gt;ceux
qui savaient, mais qui en étaient eux-aussi&lt;/em&gt;&amp;quot;. Un vocabulaire que je
n'attendais pas chez cet homme de 55 ans Un peu comme cet ami conservateur qui
a toujours écrit sur ses papiers &amp;quot;marié&amp;quot; puisqu'il l'était sur le papier, mais
dont personne ne s'offusquait des frasques amoureuses avec les deux
sexes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bref, je l'ai laissé là, parce qu'il lui fallait, à vrai dire, retourner chez
lui après un faux voyage sur la terre de ses ancêtres (sa version du jour des
morts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'attends de pouvoir reparler avec lui, parce qu'il fait preuve d'une sagesse,
dans ses paradoxes. Quelque chose de profondément joyeux là où nos premiers
échanges de mail laissaient plutôt transparaître une peine sans fin, celle de
celui qui n'ose franchir le Rubicon mais qui se voit menacer par la montée des
eaux.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.cossaw.net/post/2009/11/12/Vivre-un-mensonge-en-toute-connaissance-de-cause-%2C-suite-et-fin#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Vivre un mensonge en toute connaissance de cause ?</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2009/11/12/Vivre-un-mensonge-en-toute-connaissance-de-cause</link>
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    <pubDate>Thu, 12 Nov 2009 01:05:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>LGBT</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Quand nous avions monté l'association Centrale Gay, nous avions vaguement
dans l'idée de faire avancée un milieu pas très homophile vers plus de
reconnaissance, déjà de l'existence des lesbiennes, Gay, Bisexuels et
Transgenres (LGBT) dans la communauté centralienne. Nous savions aussi que la
visibilité de certains d'entre nous, plus ou moins anciens, ou encore élèves,
servirait aussi à ceux qui se &amp;quot;posaient des questions&amp;quot; - ils auraient des
repères, des interlocuteurs, et pas seulement la psy de l'école (bien qu'elle
fût très à l'écoute, j'en sais moi-même quelque chose).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Nous savions aussi que nous serions contactés, et c'était aussi un peu le
but, par des anciens, ouvertement ou pas, homos, essentiellement, quelques
bisexuel(le)s Des trans, aucune trace, je n'en connais pas - ce la ne signifie
évidemment pas qu'il n'y en ait aucun(e).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce à quoi je ne m'attendais pas, naif que j'étais, c'était la révélation que
j'ai au fur et à mesure de l'ampleur de trois phénomènes co-existant :
l'homophobie intériorisée (ie d'un homo sur sa propre identité sexuelle),
l'homosexualité refoulée, le poids des conventions (et des familles, religions,
etc.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans des promotions atteignant les 450 élèves ingénieurs (terme local), on peut
se douter qu'il y ait un &amp;quot;certain nombre&amp;quot; d'homosexuels et moins
d'homosexuelles pour des raisons de proportions. Tous les ans, nous avons
droit, via l'implantation locale dans l'association estudiantine, à de
nouvelles histoires, de nouveaux vécus, et nous savons combien il est important
de partager avec ses pairs ce genre de récits afin de les assumer pleinement.
Ce qui est important, toujours, c'est que l'homosexualité de ces jeunes gens
(21 à 24 ans pour les ingénieurs, en gros, plus pour les thésards et autres 3e
cycles), est surtout sentimentalement vécue, avec un retard, dirais-je, par
rapport aux hétéros qui auront vécu cela de 5 à 10 ans auparavant. Cela tend,
heureusement à diminuer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je savais, par expérience vécue sur le campus, que pas mal de garçons,
notamment, ne s'affichaient pas homo, et continuaient à sortir avec des filles
ou au moins prétendaient n'avoir aucune vie amoureuse/sexuelle. J'espérais pour
eux qu'ils vivraient ladite vie de la meilleure façon pour eux, sans se mentir
à eux-même, comme d'une certaine façon bon nombre d'entre nous avaient plus ou
moins pu le faire (type &amp;quot;ce n'est qu'une phase&amp;quot;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis il y avait les &amp;quot;cas&amp;quot;, les flamboyant, les extravertis, dont
paradoxalement certains n'étaient pas homo ni même bi, juste, ça,
extraverti.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai pris connaissance d'un &amp;quot;problème&amp;quot; quand un camarade m'a expliqué, alors
qu'on était dans le marais &amp;quot;&lt;em&gt;tu sais, si je sors avec ... c'est pour mes
parents&lt;/em&gt;&amp;quot;. Parents riches, au courant de l'homosexualité de leur fils, mais
qui voulaient qu'il s'affiche avec femme et enfant&lt;strong&gt;s&lt;/strong&gt;, ce qu'il
fit, tout en vivant sa vie de riche héritier. Je trouvais ça au début assez
minable... mais compréhensible et finalement respectable ; des adultes
prenant en main, en toute connaissance de cause, leur avenir. Par ailleurs, son
épouse était elle-même lesbienne, et au final, avoir des enfants ainsi était
encore la façon la plus simple. J'ai récemment appris leur divorce à l'amiable
dirons nous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je connais aussi ces hommes qui, une fois mariés, pères, se disent qu'ils ont
raté leur vie, plaquent tout, et vivent ce qu'ils savaient être leur &amp;quot;vraie&amp;quot;
orientation depuis le début. Quelle que soit la raison initiale, souvent
familiale, religieuse (l'un d'eux voulait être prêtre), un parcours de telle
ampleur, ne pouvait que pousser à une forme d'admiration, même si les
conséquences étaient, au moins au niveau social, mauvaise, pour user d'un
euphémisme neutre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai ensuite rencontré, via divers parcours, via l'association ou même mon blog
(la succession des blogs, d'ailleurs), trois hommes qui, vivant avec femme et
enfant, étaient tombés amoureux d'un autre homme, et vivaient ainsi ce qu'un
puritanisme ancien pourrait nous faire nommer une double vie. Les épouses
ignorant a priori la vérité, eux-mêmes ne s'identifiant pas comme homosexuels
pour diverses raisons, pouvaient utiliser la fameuse phrase de Montaigne
parlant de la Boëtie &amp;quot;parce que c'était lui, parce que c'était moi&amp;quot;. Ce soir,
j'ai discuté avec le troisième de ces camarades (au sens large, pas de ma
propre classe, plus âgé en l'occurrence de 10 ans).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Petit bourgeois&amp;quot;, ado à la fin des années 70 début 80, il avait eu des
&amp;quot;aventures sexuelles&amp;quot; sans lendemain avec garçons et filles, sans aller bien
loin selon ses propos. Et puis, chemin faisant, il s'était &amp;quot;maqué&amp;quot; (sic) avec
celle qui est désormais son épouse, elle-même issue d'un milieu bourgeois.
Jamais il ne lui a parlé de ses expériences passées, la peur du Sida étant
alors à son comble, ainsi justifie-t-il son silence. Ils se sont mariés à la
fin des années 80 je crois, et ont eu deux enfants, dont il m'a montré la
photo. Courant 90, il a rencontré un homme via son milieu professionnel,
ouvertement homo, qui lui a plu. Assez vite, ils ont entretenu une liaison
&amp;quot;chaste&amp;quot; qui l'a moins été les années passant. Le collègue est devenu l'amant,
son appartement la deuxième maison. Il le compare aux maîtresses de certains de
ses collègues (c'est courant, dans la banque ?), et se dit qu' &amp;quot;&lt;em&gt;au moins,
avec lui, pas de surprise, pas d'enfant dans le dos&lt;/em&gt;&amp;quot; (c'est charmant,
c'est de lui). Évidemment, me dit-il cette boutade lui pèse. Chrétien jusqu'au
bout des ongles, il vit mal ce pêché, entre mensonge permanent et adultère. Il
dit que son épouse, depuis bientôt 20 ans (&lt;strong&gt;vingt ans&lt;/strong&gt; !) ne se
doute de rien, et pour cause, son amant ne lui demande pas de week-end, il ne
lui demande pas de vacances, de cadeaux, que sais-je encore, ils travaillent
ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce soir, il a osé, après plusieurs échanges de mail, me &amp;quot;parler&amp;quot; via MSN, puis
au téléphone. Très jolie voix chaude, avec un pointe d'accent du sud ouest.
Pourquoi parler maintenant, pourquoi à moi ? (la suite plus tard, je sors
le chien)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.cossaw.net/post/2009/11/12/Vivre-un-mensonge-en-toute-connaissance-de-cause#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Un très beau gâchis ! (partie 1)</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2009/09/27/Un-tr%C3%A8s-beau-g%C3%A2chi-%21-%28partie-1%29</link>
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    <pubDate>Sun, 27 Sep 2009 00:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>But my face is empty</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Comme mes lecteurs s'en souviennent, mes parents ont décidé, à notre départ
de la maison, et après le décès de ma grand-mère, de devenir famille d'accueil
pour la DDASS (Aide Sociale à l'Enfance) plus précisément.&lt;br /&gt;
Pour cela, ma mère est devenue assistante maternelle (après avoir été
secrétaire pendant 35 ans) puis &amp;quot;nounou&amp;quot; (j'ai oublié le terme exact !).&lt;br /&gt;
C'est d'un des enfants dont elle avait la charge que j'ai envie d'écrire
&lt;del&gt;aujourd'hui&lt;/del&gt; cette nuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;S. est un garçon arrivé à l'âge de 13 ans chez mes parents. Situation
catastrophique s'il en est : il aurait été &lt;em&gt;molesté&lt;/em&gt; par le père et
le fils de sa précédente famille d'accueil. Molesté est évidemment un
euphémisme derrière lequel vous n'imaginez même pas ce qu'il a réussi, en
parti, à raconter.&lt;br /&gt;
Il est arrivé un soir, en urgence, chez mes parents, prévenus la veille,
récupéré par une assistante sociale à la sortie de l'école avec sa sœur, É,
elle aussi placée chez mes parents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mes parents ont vite compris qu'il avait d'énormes problèmes :
kleptomanie, identité sexuelle. Étonnement, peu de problèmes scolaires, j'irai
même dire qu'il était très bon dans certains domaines (ses dictées puis ses
rédactions étaient très bien rédigées, avec très peu d'erreurs et une syntaxe
admirable). Le fait qu'il ait, plus tard, pu intégrer un prestigieux lycée
hôtelier montrait combien il se débrouillait (sauf en maths, mais
bon...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa kleptomanie et ses problèmes sexuels (ne rentrons pas dans les détails,
disons que le tabou ultime, &lt;em&gt;l'inceste&lt;/em&gt;, pour lui n'existe pas) sont les
conséquences directes de ce qu'il a subit dans sa précédente famille d'accueil.
Bien que mes parents ne soient pas trop coincés, ils restent assez prudes, et
le choc fut assez grand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La kleptomanie est plus &amp;quot;simple&amp;quot; à comprendre : privés de tout, S et sa
sœur volaient pour se nourrir, et c'est devenu une habitude. Puis un vrai vice.
Au début, il volait de la nourriture, sachant que mes parents sont prévoyants,
il y a toujours des tonnes de trucs à chipper dans les réserves du sous-sol, du
garage, etc. Sans que cela soit grave, il fallait ré-apprendre à ces deux
enfants des notions fondamentales, donc on décida de fermer à clef les réserves
principales, laissant malgré tout certaines accessibles (ne serait-ce que le
stock de bouteilles d'eau et de lait). Si l'histoire s'arrête à peu près là
pour la sœur, le frère lui continua. En douce. Tout d'abord pour s'approprier
des affaires, lui qui n'avait à vrai dire rien en arrivant. Passionné par la
guerre, comme un enfant de la moitié de son âge pouvait l'être, il stockait les
jouets. Puis, il commença à piquer dans les caisses de Légo, playmobil et
autres les choses brillantes. Jusque là, bien sûr, pas trop grave. On se rendit
d'ailleurs à cette époque compte qu'il ne savait pas jouer à des jeux de base,
alors on l'y aida.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi qu'il ait volé, S soutenait mordicus que ce n'était pas lui. Que c'était
tombé dans sa poche, etc. Il me faisait penser à un &lt;ins&gt;kender&lt;/ins&gt;, sauf
qu'au lieu de faire sourire, il aurait plutôt fait de la peine avec ses yeux de
chien battu.&lt;br /&gt;
%% Bref.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En vieillissant, on se rendit compte qu'il avait des affaires sur lui qu'il
n'aurait pas dû avoir : vêtements, outils, et même disques, CD-ROM, etc.
L'argent de poche qu'il avait de pouvait qu'expliquer qu'une faible parti de
ces objets. Certains avaient clairement été volés à des membres de la famille
(notamment, tout ce qui était de l'ordre des cadeaux de labo
pharmaceutiques...). Ma mère nota aussi que des livres (essentiellement des
mangas) et des jeux vidéos avaient disparus... Prius la main dans le sac, S
continuait à nier. On a fini par comprendre, via le conseiller d'éducation du
collège, qu'il revendait mes jeux séga et les mangas Dragonball (cette histoire
n'est pas récente !) à ses camarades d'école. Il a aussi été arrêté en pleine
&amp;quot;visite&amp;quot; des affaires de ses camarades de classe, ce qui, on peut aisément
l'imaginer, a fini par le laisser seul au collège...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pire crise eu lieu lorsque, au lycée hôtelier, il dû faire un stage. Mon
parrain (et oncle) M lui avait trouvé un stage chez un de ses clients,
restaurateur. qui était d'ailleurs content de S. Il est vrai qu'il était
enjoué, serviable, gentil, ne rechignait pas à la tâche... un très bon garçon
de salle pour son tout premier stage. Seul ennui, un jour, un client vint
demander si on n'avait pas trouver une enveloppe pleine de billet après son
départ de déjeuner - elle contenait près de 1200 €, la fameuse enveloppe. Assez
vite, les soupçons de vole se tournèrent vers S, qui, du jour au lendemain,
avait &amp;quot;découvert&amp;quot; une PSP (qui venait alors de sortir). On réussi à rendre
l'argent à la victime, mon frère P allant jusqu'à racheter la PSP
lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ce jour là, la vie de S changea.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus encore, elle changea parce qu'il allait avoir 18 ans, et que bientôt il
disparapitrait... mais c'est une autre histoire.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Comme une vieille rangaine</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2009/09/16/Comme-une-vieille-rangaine</link>
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    <pubDate>Wed, 16 Sep 2009 22:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>My eyes are full</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Le décès de Patrick Swaize est dû à la même cause qui emporté, à peu près à
la même époque, mon collègue de bureau et oserais-je dire ami il y a bientôt
deux ans. Ou étais-ce trois ans ? Les choses ont tellement changé
depuis.Ma vie s'est concentrée sur deux choses : le boulot, la vie de
couple. Le blog en a pâti, ce qui n'était pas plus mal que ça, étant donnée mes
diarrhées de posts parfois, non ?&lt;br /&gt;
Cette année-là, beaucoup de choses ont cassé. Certaines pour le meilleur,
d'autres pour le pire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Je me sens mieux, psychologiquement, c'est certain. J'ai osé changer
d'environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Quitté l'associatif, en gardant juste un pied dans le politique (qui est
bien décevant en ce moment...).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quitté la recherche, mais avec un lien toujours privilégié avec mes
collègues d'alors.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quitté l'enseignement, ce qui reste, à ce jour, le plus difficile.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quitter les élèves, ce qui se révèle, étant donné les cas particuliers, un
bien plus grand pas qu'il ne m'y paraissait au départ, et, j'ose le dire, un
grand bien. Rarement vu d'aussi grands branquignoles parmi les 10 que je
suivais (disons 4 (très) bons élèves, deux à côté de la plaque mais rattrapés
sans problème et 4 perdus, soit par manque de travail, de respect de soi ou des
autres, soit par abus de substances...)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quitter des amants, des amis, des amies - je différencie à bon escient.
Amis, était-ce le bon terme ? Ils m'enfonçaient plus qu'autre chose. Le
décès de l'un d'entre eux fut pour cela révélateur, celles et ceux avec qui
j'allais au Père Lachaise pour accompagner son compagnon, prêtre orthodoxe,
ceux-là étaient des amis, des vrais. Les autres...&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Bref.&lt;br /&gt;
Si j'ai quitté, j'ai aussi retrouvé.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Retrouvé mes heures libres, cette liberté chérie que j'avais dévouée à une
structure qui le méritait mais sous des auspices qui n'étaient guère les
meilleurs.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Retrouvé mon couple, mon compagnon, à qui j'avais tant menti et qui même
s'il ne sait pas tout, comprend, accepte, et à sa façon, pardonne&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Retrouvé le goût et l'attrait du travail, malgré les inévitables tensions -
un challenge, un vrai, ça vous requinque !&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Retrouvé mes obsessions, les ludiques plus les morbides, se fixer des
projets &amp;quot;TALC&amp;quot; (truc-à-la-con) et s'y tenir, reconstruire cette collection
Saint Seiya par exemple !&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Retrouvé enfin l'estime de moi.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Si le blog, les rencontres que j'avais faites m'avaient appris quelque chose,
c'était la schizophrénie derrière laquelle je me cachais. Pas de mensonges à
proprement parler, mais une vérité vue de points de vue différents - et ce par
la même personne. Tantôt amical, tantôt prédateur, à ma manière, je fondais sur
mes proies, pour parfois me laisser dévorer, abandonnant mon identité, derrière
l'alcool parfois, derrière le sexe souvent, mais encore derrière des relations
aux individus.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas si mes relations sont plus saines, au moins je sais qu'elles
sont plus sincères, bilatérales. Si elles ne le sont pas, je n'hésite pas à
couper les ponts. Sauf, bien sûr, quand un reste de sentiment subsiste, alors
je continue, de loin à faire attention à elles ou eux.&lt;br /&gt;
Mais là, je crois qu'on ne me changera pas.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>A!bandon de stagiaire(s)</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2009/09/16/A%21bandon-de-stagiaire%28s%29</link>
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    <pubDate>Wed, 16 Sep 2009 22:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>But my face is empty</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Le fait que je cumule 3 arrêts maladie différents, avec des raisons
différentes, ne me gêne pas sur le principe. Malheureusement, je suis malade,
et franchement en ce moment la position assise que j'occupe pour écrire m'est,
comment dire, insupportable au bout de 5 minutes.&lt;br /&gt;
J'ai abandonné mes collègues, en vérifiant du mieux possible que je leur
laisser les clefs pour continuer sans moi. Ma tâche individuelle, hautement
symbolique, elle ne sera pas effectuée dans les temps, et ce malgré de grandes
évolutions dont je n'ai pas encore pu mesurer l'étendue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;De toutes mes tâches, celle qui me paraît le plus grave que je n'ai pu la
mener à bien est celle de la direction des stages de nos deux stagiaires. Lui,
dépressif, s'est permis une semaine de vacances qui a fait en sortes que je ne
l'ai croisé, en deux mois, que 5 ou 6 fois, et l'avant dernière fut pénible.
Elle, une de ces pauvres victimes de la crise (stage ailleurs annulé, 2e année
de mastère annulée, etc.), est plus studieuse, plus méticuleuse aussi. Parfaite
pour le travail demandé : celui de chercher la petite bête. Il faut à la
fois une vision d'ensemble du problème et une compréhension des rouages afin de
trouver quel petit grain de sable grippe la machine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En fait de petit grain, c'est un engrenage entier qui s'est débiné, moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis rendu compte de quelque chose : j'ai fait à mes stagiaires
exactement ce que je reprochais à mes responsables de stage de nous avoir
infligés lors de nos stages de fins d'étude à mes compagnons de galère et à
moi-même : nous laisser dans un presque vide avec tellement de
possibilités que nous nous y perdions. Si la liberté d'action est une bien
précieux, elle est aussi un danger, un écueil redoutable pour toute personne
qui ne s'y est pas préparée. Et là, nous avons vu un point que nous ignorions,
mon collègue G et moi : les étudiants &lt;em&gt;hors grandes écoles&lt;/em&gt; ne sont
pas préparés de la même façon que ceux qui ont suivi le même parcours que nous
(tous issus d'écoles &lt;em&gt;A&lt;/em&gt; et/ou docteurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La déformation qu'on reproche aux ingés généralistes, leur façon presque
&lt;ins&gt;trop&lt;/ins&gt; formatée de penser par eux-mêmes en se référent à des bases
acquises, n'est pas un mal, au contraire - c'est la clef de notre aptitude à
travailler vite sur des sujets que nous maîtrisons, au départ, à peine. Même si
les personnes issues des universités, en particulier des mastères recherche,
sont plus débrouillardes sur certains points, elles n'ont pas été formé à la
notion de gestion de son emploi du temps, de son projet. Entonnement, ils
n'osent pas venir nous questionner. La jeune femme, si, mais elle a une
maturité et une expérience que son camarade de stage n'a clairement pas, malgré
son âge (parcours très atypique). Mais elle aussi était perdue. Je lui ai donné
documents, fichiers, sources d'informations, et je crois l'avoir assommée. Le
stagiaire, lui, a eu deux problèmes, l'un d'ordre personnel que je ne
discuterai pas mais qui l'a laissé déprimé au mieux, l'autre d'ordre
professionnel : il n'a pas su s'adapter en moins d'un mois à notre
vocabulaire, légèrement différent du formatage de son stage - après tout, nous
vendons de l'énergie, pas des actions... il a surtout eu un sérieux problème
d'audace, face à une timidité naturelle qu'on attendait pas du tout de sa part
(a priori physique déplacé, je sais).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bref, si je pense que je ne suis pas totalement responsable des errances de nos
stagiaires, je pense aussi qu'il y a un manque dans leurs formations, notamment
sur la prise de conscience de deux points essentiels : on a le droit à
l'échec, mais pas à persévérer dans l'échec... elle l'a compris, lui pas. On la
gardera peut-être, mais lui pas. C'est désolant à dire, mais à compétences
égales, on cherche quels sont les atouts de chacun, et l'autonomie est alors
l'essentiel : le point qu'elle a très bien acquis, alors qu'il n'a
complètement raté. Dommage, il représentait une telle preuve de l'existence, ne
serait-ce que partiel, de l'ascenseur social - combien d'analystes financiers
blacks viennent de coins pas tip-top du 93 ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.cossaw.net/post/2009/09/16/A%21bandon-de-stagiaire%28s%29#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Local vs non-local</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2009/09/01/Local-vs-non-local</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:d7d6f232603f7be1aaae019fd077e9c9</guid>
    <pubDate>Tue, 01 Sep 2009 05:40:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Bullshit</category>
            
    <description>&lt;p&gt;(sous titré : &amp;quot;Il faut avoir un pied dans le système&amp;quot;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
What happens when you study for PhD outside of France, have wondeful records
and, for reasons that are your own, want to come back living here ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
You're in for a very, very bad surprise.&lt;br /&gt;
Especially if you had thought French academics liked foreign-taught
students...&lt;br /&gt;
Well, in a nutshel, they don't.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Let's imagine for a moment you're a PhD student - you're supposed to defend
your thesis before your hand-picked jury in a few month time.&lt;br /&gt;
You've worked hard for the last three years on your subject. Which happens to
be of the utmost importance for you, that's for sure, but that's also true for
your lab's management, the industrial counterparts and, to be fair, lots of
people from ecologists to economists and maybe, nowadays, everyday
people.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
That subject deals with the reduction of poluting chemical emissions during
motor combustion (the reason you were receiving a scholarship from the car
industry).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
During your studies, you have also developped high level skills that were not
directly linked to your subject, like mathematical modeling, non-linear
optimisation and C++ coding. Up to the point where your lab's management asked
you if you wouldn't mind staying there for another two years.&lt;br /&gt;
Ah, that lab happens to stand in the oldest, most respected, german university,
&lt;strong&gt;Heidelberg&lt;/strong&gt;, Baden-Würtemberg, Deutschland.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Now, imagine you have published articles, and been offered to write your own
chapter in a to-be-released book published by prestigiuous Springer
Verlag.&lt;br /&gt;
You've met numerous influent people through forums and actual convention.
You've travelled to the four corners of Europe.&lt;br /&gt;
You've been offered a post-thesis two-year job in Cambridge, UK.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When you come back from that last convention, you're flying high on really good
vibes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
But then, you remember you're French.&lt;br /&gt;
You also remember that your girlfriend is also French.&lt;br /&gt;
And your eventual problem is that you'd like to come back later to your own
country.&lt;br /&gt;
So, you ask your &lt;em&gt;Master II(Recherche)&lt;/em&gt; old teacher what should be done,
and if you have any chance to get a job in France.&lt;br /&gt;
Why not take part in the usual process, to become &lt;em&gt;maître de
conférence&lt;/em&gt;, to prepare your &lt;em&gt;abilitation à diriger des thèses&lt;/em&gt;,
etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
And then, from the 10 000 miles you were flying up in your personal heaven, you
fall down in a minute or so to the ninth level of Hell.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
And you remember the words &amp;quot;préférence locale&amp;quot; and &amp;quot;cooptation&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
You're explained that jobs are fine-tuned so that the only candidate who can be
chosen is the locally sponsored one(usually a former PhD student from that
recruiting lab), precisely what you cannot be, since you've studied first in
Germany and then in the UK. Your having a French double-diploma cursus of
engineer (&lt;em&gt;ingénieur civil des mines&lt;/em&gt;)/research student is of no
use.&lt;br /&gt;
You have no chance, however remote to get a job in the public reaserch
system.&lt;br /&gt;
Apparantly, French institution cannot understand the value of foreign
experience whatsoever - most of the times, they won't even hire some one from
another French university, so you can now imagine that your &lt;em&gt;résumé&lt;/em&gt; is
not exactly a useful sheet of paper, except in the rudest sense of the
word.&lt;br /&gt;
You ask, then, what of the industry ?&lt;br /&gt;
My dear, the French industry, especially now, will never hire someone with your
background. Never ever. You left the &amp;quot;normal&amp;quot; path of the engineer, now you can
never come back (you sadly haven't chosen the &amp;quot;good path&amp;quot; for the longest time
- especialy when you chose purposefully to go to a &amp;quot;petites Mines&amp;quot; engineering
school...) Had you been from Mines de Paris, Centrale or of course
Polytechnique, things might have been different, but, you know, forget about
it. You'll never find a job in the French chemical industry.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
That's basically what my cousin Marc's been told by his former teacher. A bleak
future in a bleak environment (pun intended).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Baptiste Coulmont has told us about what happened in his field, it seems to
also be the case that field also.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il commence à se faire tard/tôt, je finis en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les laboratoires institutionnels, publics comme privés, les facultés
elles-aussi, ne valorisent ni l'expérience acquise à l'étranger, ni les
capacités explicites des gens. Ils restent frileux, voient moins loin que le
bout de leur nez et ne pensent même pas que réserver les places à leurs anciens
étudiants n'est ni plus ni moins qu'une discrimination qui va même à l'encontre
de l'intérêt de leur institution. L'endogamie tue la recherche. La recherche
française est endogamique. La recherche française n'a pas besoin d'un Sarkozy
pour se saborder elle-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'espère de tout mon cœur que ce que m'a rapporté mon cousin n'est pas vrai, ou
au moins circonscrit.... je crains par expérience que ce ne soit réllement le
cas. Et pas qu'en combustion !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Un peu plus drôle : erreur de série</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2009/07/03/Un-peu-plus-drole-%3A-erreur-de-serie</link>
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    <pubDate>Fri, 03 Jul 2009 16:34:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Juste une petite erreur de série pour cet album de Boule et Bill, sur le
site d'un magasin de BD parisien, que j'aime bien par ailleurs.&lt;br /&gt;
%&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.cossaw.net/public/TuTeRappellesBill.jpg&quot; alt=&quot;Tu te rappelles, Bill, en anglais&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Tu te rappelles, Bill, en anglais, juil 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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