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  <title>Blog à cossaw - Musique</title>
  <link>http://blog.cossaw.net/</link>
  <description>Carnet de route d'un gay de bientôt 35 ans, PaCSé, ingénieur/chercheur/enseignant qui s'ennuie parfois et a toujours beaucoup trop de choses à écrire</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 27 Aug 2008 11:16:46 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Peter Gabriel III (Blur)</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2008/08/05/Peter-Gabriel-III-Blur</link>
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    <pubDate>Tue, 05 Aug 2008 13:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Cet album est le départ de la nouvelle carrière de Gabriel. Si les deux
précédent essayait de distancier de Genesis que Gabriel venait de quitter, le
3e album porte le germe de ce qui sera la passion musicale de Gabriel -
synthétiser les musiques d'origine diverses en un ensemble hamonieux où elles
ne perdent pas leur identité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ses prestigieux invités, de Kate Bush à Phil Collins en passant par
Paul Weller, Gabriel s'est aussi réapproprié leurs univers pour faire briller
le sien. Voilà comment est né l'un des meilleurs albums de ma collection.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Historique reconstitué selon ma mémoire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis toujours, Gabriel écrit beaucoup mais a du mal de finir - parfois les
chansons changent du tout au tout, tel &lt;strong&gt;Bring the guns&lt;/strong&gt; devenu
&lt;strong&gt;Down the Dolce Vita&lt;/strong&gt;. Il ne sait pas trop bâcler. Il faut un
producteur pour l'aider soit à rafiner (c'est le cas du 1er album) ou justement
à bâcler (c'est le cas du second, le plus mal perçu par les fans d'alors). Pour
le troisième album, il prend donc son temps - 2 ans. Evidemment, comparé aux
délais qu'il nous inflige maintenant, ce n'est rien (11 ans pour &lt;ins&gt;Up&lt;/ins&gt;,
17 ans pour &lt;ins&gt;Big Blue Ball&lt;/ins&gt;, mais il y a là un problème de
droits).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la tournée du 1er album, Gabriel essaie quelques titres, dont
&lt;strong&gt;White Shadow&lt;/strong&gt; ou encore &lt;strong&gt;A song without a name&lt;/strong&gt;
qui devint &lt;strong&gt;Indigo&lt;/strong&gt;, et &lt;em&gt;I don't remember&lt;/em&gt;. Cette
chanson, il la reprend, la modifie. Il ajoute des voix, des sons - dont le
timbre de Kate Bush, d'ailleurs non mentionnée pour ce titre. Il l'interprête
sur scène lors du concert pour Bill, technicien décédé lors de la tournée de
Kate - qui fait donc les coeurs sur ce titre. On est au début de l'ère des
synthétiseurs. Gabriel, qui avait des connections familiales, a pu s'offrir un
fairlight qu'il utilisera beaucoup sur le 4e album. En 1979, quand il prépare
le 3e album, le matériel est encore plus rudimentaire, mais il l'utilise
néanmoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marote de l'artiste, il fait chanter Kate Bush en français sur &lt;strong&gt;Games
Without Frontiers&lt;/strong&gt; (elle prononce &amp;quot;Jeux sans frontières&amp;quot; qui est
vocodé), la limite à crier &amp;quot;no no, no memmor, oh&amp;quot; dans &lt;strong&gt;I don't
remember&lt;/strong&gt;, ou encore la fait haleter dans l'inquiétant &lt;strong&gt;No self
control&lt;/strong&gt;. Sur &lt;strong&gt;Intruder&lt;/strong&gt;, il empêche Phil Collins de
jouer des cymbales. Et puis, il fait intervenir des marimbas, du xylophone,
enregistre des cornemuses pour un titre africain. Il est innovant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les textes, plus proches de la folie que du comportement &amp;quot;normal&amp;quot;, sont
simples, percutant. Il y parle des gens, de leurs comportements. Il dénonce
directement ou non, et surtout il est l'un des rares à s'inquiéter de
l'Apartheid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la petite histoire, Gabriel avait envie de recréer ce disque dans les
langues qu'il parle plus ou moins bien - allemand, ce qui fut fait, italien,
espagnol, français, qui furent tous trois abandonnés. Les pistes pour le 3e
album en allemand, &lt;ins&gt;Ein deutsches Album&lt;/ins&gt;, donc, sont quasiment
identique à la version anglaise car seules les paroles de Gabriel ont été
traduites. Kate, par exemple, chante toujours en anglais alors que Gabriel a
traduit et fait traduire ses proprs couplets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La face A rassemble de courtes histoires, qui semblent faire un tout, autour
d'un thème commun : les comportements proches de la folie. La face B,
elle, est une suite de réflexions, et de dénonciations, politiques, autour de
la xénophobie et du racisme.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Les chansons&lt;/h2&gt;
&lt;h3&gt;Face A&lt;/h3&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Intruder&lt;/em&gt; : le voleur fétichiste entre chez les gens et prend
son pied. Il jouit de la peur, de l'anxiété qu'il génère chez ceux qu'il a
épié. Voyeur, violeur de l'intimité, il s'attaque aux gens, d'abord discret,
furtif, il finit par les attaquer. Le &amp;quot;I am the intruder&amp;quot; anglais est doux,
mais il fond quand même sur ses victimes. Le &amp;quot;Ich bin der Eindringling&amp;quot; est
beaucoup plus fort, c'est une attaque, un acte de terreur.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;No Self Control&lt;/em&gt; : cette chanson est trouble ; un homme
schizophrène a peur des ombres, il les fuit. Il bat sa femme, mais ne veut pas
la blesser. L'un des titres mêlant rythmes européens, pop-rock / new wave avec
des rythmes caribéens. J'ai pu entendre la réorchestration du titre lors des
concerts de l'an dernier (une version pourrie circule sur youtube, avec une
voix chantant faux... mais ça, c'est normal). Ce morceua est décidemment très
pêchu. S'il seulement il n'était pas si implicitement violent.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;The star&lt;/em&gt; : transition au saxophone, étrangement incluse dans
I don't remember en allemand&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;I don't remember&lt;/em&gt; : l'insistance à ne pas vouloir se rappeler,
les paroles de Kate Bush appuyant encore plus cette impression ne sont rendues
que plus manifestes par le titre allemand : &lt;em&gt;Frag mich nicht
immer&lt;/em&gt;, cessez de m'interroger. L'interrogé joue avec son interrogateur
qu'il fuit. Est-ce une femme, son passé, ses habitudes, lui-même ? Tout
cela à la fois, dirait on en regardant le clip (qui date de trois-quatre ans
plus tard). Ce titre a énormément changé dans ses différentes incarnations,
tant au niveau du rythme (plus soutenu) que des paroles (plus proches de la
folie). D'une certaine manière, on peut aussi rapprocher ce titre d'une chanson
plus fortemetn politique, &lt;strong&gt;Wallflower&lt;/strong&gt; sur le 4e opus.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;And through the wire&lt;/em&gt; : sur l'incommunicabilité - phénomène
qui n'a fait que grandir. A l'époque, il s'agissait du téléphone et de la télé,
qui remplaçaient au fur et à mesure les vraies rencontres. Que dire
aujourd'hui ?&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;h3&gt;Face B&lt;/h3&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Games without frontiers&lt;/em&gt; : fondé sur l'image que Gabriel a vu
du fameux jeu guyluxien &lt;ins&gt;Jeux Sans Frontières&lt;/ins&gt;, &lt;ins&gt;It's a
knockout&lt;/ins&gt; en anglais, ce titre montre combien on peut rapprocher un jeu,
somme toute banal, de lutte &amp;quot;pacifique&amp;quot; entre nations et les différentes
guerres. C'est forcément aussi un réquisitoire pour la paix entre les peuples,
au travers de ce qu'ils ont tous en commun : leurs enfants (un peu comme
le &lt;ins&gt;Russians&lt;/ins&gt; de Sting quelques années plus tard). Les références
historiques (&amp;quot;Adolf&amp;quot;), les couleurs, les gros-mots d'enfants (goons, piss,
etc.) et la faute de grammaire permettant la rhyme (i looks could kill, they
probably will), ainsi que ce que les critiques ont appelé l'air mutin - les
adultes qui sifflent, la voix enfantine de Kate Bush chantant (en prononçant
mal) &amp;quot;Jeux Sans Frontières&amp;quot;, sont des perles. Ce titres a été, avant
Sledgehammer, le plus grand succès en single de Gabriel. En concert, Gabriel
dédit ce titre à toutes les victimes des guerres.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Not one of us&lt;/em&gt; : l'exclusion. Malgré les similarités
physiques, l'autre est rejeté parce qu'il est étranger (&amp;quot;stranger&amp;quot;). L'un des
titres les plus rythmés, scindé en deux partis bien distincites. La seconde, la
plus vive, servira de base au titre &lt;strong&gt;Birdy's flight&lt;/strong&gt; sur la BO
de &lt;ins&gt;Birdy&lt;/ins&gt;. Un Comme le précédent, c'est un chant de lutte, ici contre
l'exclusion et la xénophobie.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Normal Life&lt;/em&gt; : cette chanson, proposant à nouveau un rythme
fondé sur les sonorités caribéennes, peut se lire de plusieurs façons. Dans un
premier degré, il s'agit d'aider quelqu'un qui a fait une tentative de suicide
- elle doit retrouver une vie normale ; dans une autre lecture, un peu
similaire à celle de &lt;strong&gt;Wallflower&lt;/strong&gt;, il s'agit d'un prisonnier
dont on veut éviter qu'il se suicide (&amp;quot;they don't give you knives&amp;quot;). Enfin, la
troisième est assez similaire, dans l'esprit à &lt;strong&gt;Milgram
37&lt;/strong&gt; : lead a normal life, suivez la vie qu'on pense normale,
faites ce qu'on vous dit. Ne pensez pas par vous même. Au final, cette chanson
toute simple, cette lenteur me fait surtout penser au 1er niveau de lecture,
mais les deux autres restent valides - et sont eux des appels à l'aide vis à
vis de situations difficiles un peu partout dans le monde.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Biko&lt;/em&gt; : titre de lutte contre l'apartheid, chanson que Mandela
demande à Gabriel de chanter pour lui et les autres victimes du régime sud
africain. Racontant la mort du héros Steven Biko, mort en septembre 77, Gabriel
annonce le combat qui, dix ans plus tard, mènera à l'abolition du régime
raciste sud africain. Du côté de la musique, c'est aussi la base du travail à
venir de Gabriel, qui s'épanouira surtout avec la création de Realworld :
utiliseret populariser les musiques venues du monde entier, en les mêlant à son
travail, en les respectant en en promouvant leurs auteurs. Ici, le sampling de
chansons, légèrement différents entre version anglaise et allemande (qui vint
un peu plus tard) est juste le début du travail. Notez aussi l'utilisation des
cornemuses... qui se mélange très bien avec les percussions !&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>This Fire - Paula Cole</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2008/08/05/This-Fire-Paula-Cole</link>
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    <pubDate>Tue, 05 Aug 2008 11:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Where have all the cowboys gone ?&lt;/em&gt; se demandait en 1996 Paula Cole.
Ce tube, inattendu, la propulsa au rang des aspirantes &amp;quot;chanteuses à texte
country-like qui vendent beaucoup&amp;quot; (Sheryl Crow, Shania Twaine). Pas tout à
fait le genre de la dame.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, cet album, qui valut son succès autant à &lt;strong&gt;Cowboys&lt;/strong&gt;
qu'à la chanson titre de &lt;ins&gt;Dawson Creek&lt;/ins&gt;, &lt;strong&gt;I don't want
wait&lt;/strong&gt;, allait bien au delà du succès populaire tant les titres, variés,
dépeignaient une amérique loin de clichés classiques.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Idée générale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout indique que &lt;ins&gt;This Fire&lt;/ins&gt; part de là où &lt;ins&gt;Harbinger&lt;/ins&gt;
s'est arrêté. Du constat de désespoir adolescent débordant sur un espoir de
jeune adulte, voilà qu'arrivait la phase énervée de la personnalité - la
rébellion, le rejet de ce monde inadapté pour en façonner un meilleur. Le
rythme est bien plus enlevé et l'auteure/compositrice prend parfois un malin
plaisir à inverser ou retourner ce qu'elle avait abordé dans son précédent
opus. '&lt;strong&gt;Tiger&lt;/strong&gt; est le bon exemple, puisqu'il se met en
opposition avec &lt;strong&gt;Bethlehem&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;i've left bethlehem ; i
feel free ; i've left the girl i was supposed to be and Someday I'll be
born&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This fire continue ainsi l'introspection du 1er album, dans un ton plus vif,
mordant, marquant ainsi la fin de cet atmosphère &lt;em&gt;bleak&lt;/em&gt; que j'évoquais
hier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;This Fire&lt;/ins&gt;, c'est aussi une ôde à l'amour, amour réel
(&lt;strong&gt;feelin' love&lt;/strong&gt;), à venir (&lt;strong&gt;I don't want to
wait&lt;/strong&gt;), filial/partenel (&lt;strong&gt;Hush, Hush, Hush&lt;/strong&gt;), lesbien
(&lt;strong&gt;Carmen&lt;/strong&gt;), mais aussi conflictuel (&lt;strong&gt;Throwing
Stones&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Nietzsche's eyes&lt;/strong&gt;, Road to Dead__). Mais si le
conflit à son niveau spirituel, religieux, reste comme dans
&lt;ins&gt;Harbinger&lt;/ins&gt;, il est aussi porté dans le domaine physique - parce qu'il
a su s'exprimer, la femme a su montrer qu'elle était aussi maîtresse de sa
destinée. Alors c'est douloureux, à tel point que parfois&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Les chansons&lt;/h2&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Tiger&amp;quot; : la chanson de la rébellion, la colère, autrement dit le
tigre ou le feu des titres de la chanson et de l'album. C'est aussi la chanson
de la renaissance, et je ne fais que paraphraser. De jeune fille volontairement
timide et qui ne se cachait plus, Paula veut passer, à 26 ans, à l'étape
d'après, la femme qui s'assume comme telle.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Where Have All the Cowboys Gone?&amp;quot; : chanson phare de l'album,
résolument tournée vers le monde &lt;em&gt;folk&lt;/em&gt; tout en lorgnant vers le
pop-rock, ; l s'agit à nouveau des rêves brisés d'une femme qui se voyait
déjà au bras d'un beau cowboy, en se limitant à la vie paisible d'une femme au
foyer. Elle déchante, et confrontée à sa désillusion, elle se berse dans des
souvenirs de jeunesse, de ces cowboys à la John Wayne... cette chanson a été
taxée d'anti féministe alors qu'elle est justement le contraire : elle
invite les femmes à aller au delà du &amp;quot;rêve&amp;quot; familial, qui ne peut être qu'une
prison, fût elle dorée.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Throwing Stones&amp;quot; : la rébellion face à l'amant omniprésent, imposant
sa vérité à sa maîtresse, ne lui laissant plus de liberté. Il a bien changé,
l'amant fougueux, aimant, devenu mari. Se retrouvant à la place de sa mère,
voilà qu'elle se rebelle (contrairement à celle-ci dans la chanson
&lt;strong&gt;Happy Home&lt;/strong&gt; de &lt;ins&gt;Harbinger&lt;/ins&gt;). Elle combat, avec les
mêmes armes que celles du mari qui l'a traité de pute. La lapidation, c'est
bien sûr une référence à la religion, que l'auteure réfute en bloc parce
qu'elle n'est utilisée que pour contrôler la femme alors que le mari peut jouer
les paons.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Carmen&amp;quot; : chanson douce, sensuelle, tendre. Amour, amitié envers une
autre femme ? Quoi qu'il en soit, c'est une déclaration d'amour à celle
avec laquelle on veut être dans l'instant, il n'y a pas de futur, il n'y a que
le &lt;em&gt;now, here&lt;/em&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Mississippi&amp;quot; : multi facette, cette chanson mouette et langoureuse
comme le Mississippi demande à l'autre s'il est prêt à accepter toutes les
facettes de soi. Mais ça ne va pas, elle se sent lâchée, elle se noie. Et quand
ce ne va plus, les eaux viendront calmer la douleur (ça me fait, forcément
penser, à &lt;strong&gt;Washing of the Waters&lt;/strong&gt; de Peter Gabriel sur
&lt;ins&gt;Us&lt;/ins&gt; dont Paula assura les coeurs sur scène).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Nietzsche's Eyes&amp;quot; : la déception face à l'homme qui n'est pas celui
qu'il disait, ni celui qu'il devrait, et qui avait tenté d'annéantir celle qui
l'aimait. Mais elle s'en est rendue compte, pas comme ses aînées, et elle a dû
couper le lien. Mais c'est difficile, car ce n'est qu'à la fin qu'on se rend
compte qu' &amp;quot;il&amp;quot; n'est pas l'übermensch qu'il pensait être.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Road to Dead&amp;quot; : à nouveau ce mélange entre religion et amour/désamour
- de façon plus explicite, cette fois. Mais ce n'est plus uniquement la figure
du Christ mais celle de la femme qui est centre de la religion. Une opposition
entre le patriarcat d'un côté et la liberté d'exister, de penser, de prier que
revendique la femme. La religion titille toujours autant Paula (cf.
&lt;ins&gt;Amen&lt;/ins&gt;, le troisième disque) mais ici elle est clairement prête à se
battre jusqu'au bout, jusqu'à la mort, pour revendiquer ses libertés.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Me&amp;quot; : c'est l'opposition entre la femme publique et ce qu'elle est
réellement. Et ces deux femmes s'affrontent, l'une étant l'ennemie de l'autre.
Et pourtant de cet antagonisme naît une logique, un dynamisme. Celui de la
personne unique, mélange de ses oppositions intérieures.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Feelin' Love&amp;quot; : chanson d'amour moite, un peu comme Mississippi quand
à la langueur, mais plus sensuel, la chanson d'amur heureux, comme l'était
&lt;strong&gt;Oh John&lt;/strong&gt; sur &lt;ins&gt;Harbinger&lt;/ins&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Hush, Hush, Hush&amp;quot; : un jeune homme, gay, meurt dans les bras de son
père. Sa première relation lui aura été fatale. Ce père, joué par Peter
Gabriel, le console, alors qu'il n'est plus qu'un cadavre vivant. Douce
chanson, triste mais bienveillante. La fin, en musique, laisse penser que le
jeune homme s'est éteint, rassuré d'avoir dit à son père la vérité, réconforté
par les prières du père sur un avenir qu'il n'aura plus. Annie Lennox (qui a
monté avec Gabriel une association de lutte contre le Sida au nom de la
princesse Diana, chose peu connue, cf. son single &lt;strong&gt;Sing&lt;/strong&gt;) a
repris cette chanson sur un disque de Herbie Hancock.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;I Don't Want to Wait&amp;quot; : chanson faussement joyeuse, elle raconte
comment son grand père est revenu mutilé de la guerre, revenant malgré tout
vers femmes et enfants. Et Cole de dire à son grand-père qu'elle, elle
n'attendra pas, qu'elle ne sera pas comme ces femmes qui on subit. Pour elle,
il faut prier, prier qu'elle ait une vie meilleure - entre amour et paix,
plutôt qu'entre absence et guerre.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Next Stop : &lt;ins&gt;Amen&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Harbinger - Paula Cole</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2008/08/04/Harbinger-Paula-Cole</link>
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    <pubDate>Mon, 04 Aug 2008 13:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Comme beaucoup d'autres, j'ai découvert Paula Cole deux fois. La première
fois, c'était en tant que choriste du talentueux Mr Gabriel. La seconde fois,
c'était quand, aux Etats-Unis, je découvrais un &lt;em&gt;hit&lt;/em&gt; majeur, &lt;ins&gt;This
Fire&lt;/ins&gt;, qui lui a valu quelques récompenses, mais pas les Grammy awards
qu'elle perdit d'ailleurs au profit de chanteuses du même registre (Shawn
Calvin, Jewel).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &lt;ins&gt;This Fire&lt;/ins&gt; n'était pas le premier disque de Paula - elle
avait en fait déjà produit un autre opus, plus sobre et sombre, non moins
réussi : &lt;ins&gt;Harbinger&lt;/ins&gt;. Je l'ai découvert (et acheté) quand
j'effectué mon stage de thèse à Cambridge, Ma. C'est un de ces disques qu'on
garde précieusement.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Idée générale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Paru chez Imago, réédité par Warner Bros après la banqueroute du petit
label, &lt;ins&gt;Harbinger&lt;/ins&gt; est un premier album des mieux réussis. Outre la
simplicité d'une chanteuse à texte folk/rock américaine, il aborde des termes
plutôt sociaux ou personnels. Les mélodies sont prenantes, les paroles
ciselées. Jouant de la guitare et chantant, elle est accompagnée d'une petite
bande et soutenue par un monsieur connu, Tony Levin, celui là même qui l'a
présentée à Peter Gabriel pour remplacer Joy Askew lors de la fin de tournée
&lt;ins&gt;Us&lt;/ins&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Album marquant l'attachement de l'auteur à sa jeunesse plutôt désabusée
(&lt;em&gt;bleak&lt;/em&gt; est le terme utilisé par la presse américaine), Paula y
rappelle trois sujets fondamentaux : les droits et libertés civiles ;
l'amour dans tout ce qu'il a de bon comme de mauvais ; l'histoire
familiale vue au féminin. Qu'il s'agisse de la sienne (ce qui est certainement
le cas pour &lt;strong&gt;Bethlehem&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Black Boots&lt;/strong&gt;) ou
celle d'autres femmes, la vie est plutôt maussade voire carrément dépressive.
La vision de la société américaine peinte dans cet opus, au travers de
&lt;strong&gt;Hilter's Brothers&lt;/strong&gt; par exemple, reste elle aussi noire et
anxiogène. Il n'y a guère qu'au travers d'histoire d'amours, plus ou moins
heureuses, qu'on voit apparaître une lueur d'espoir - &lt;strong&gt;Oh John&lt;/strong&gt;.
L'album, ouvert sur une prière se termine cependant sur un rêve, un espoir
secret : &lt;strong&gt;The Ladder&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Les titres&lt;/h2&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Happy Home&amp;quot; : les femmes au foyer qui ont &amp;quot;&lt;em&gt;sacrifié leurs rêves à
la maternité&lt;/em&gt;&amp;quot;. Ce titre, féministe, pleint ces femmes qui ont été obligées
de vivre au travers de leurs maris, obligées de les suivres et d'obéir. Et
cela, vu d'une petite fille qui se dit que si elle n'a pas pu aider sa mère,
que fera-t-elle ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;I Am So Ordinary&amp;quot; : que faire quand on se rend compte que son amant a
une double vie ? Qu'il vous cache quand ses parents viennent en ville et
leur présente l'autre ? Si cette chanson peut avoir deux sens (la fille
qui est dans l'ombre, la femme maîtresse dans la lumière ne seraient qu'une
seule et même femme), c'est un titre sur le mal être, sur le manque de
confiance en soi, et sur la dépendance, malgré ce qu'il fait, à un amant.
Interdépendance, ceci dit : c'est la bonne copine qu'on appelle quand la
maîtresse n'est pas là. La bonne copine qui, en secret, vous aime...&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Saturn Girl&amp;quot; : variante sur le thème précédent, voilà la fille venue
d'ailleurs, qui se sent tellement mal à sa place. Elle n'est pas encore prête à
affronter ses détracteurs... mais un album plus tard, elle le sera !&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Watch the Woman's Hands&amp;quot; : variation sur le thème de &lt;strong&gt;Happy
Home&lt;/strong&gt;, cette chanson parle à nouveau de la mère, mais cette fois c'est
la mère protectrice, la mère dont on dépend, mais la mère dont ontire toute
l'énergie, cette mère qu'on capte et qu'au final, on restreint dans son
humanité à son rôle de mère nourricière.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Bethlehem&amp;quot; : quitter l'endroit où l'on est née, où l'on se sent
petite, inadaptée, inadéquate. Dépression adolescente, la musique ondule,
endors, essaie de faire partir les douleurs, de calmer la détresse. Et appelle,
sans peut être le savoir, un autre titre, le pendant de celui-ci, il annonce
(tel le titre &lt;ins&gt;Harbinger&lt;/ins&gt; de l'album), le feu rédempteur de &lt;ins&gt;This
Fire&lt;/ins&gt; et de la chanson &lt;ins&gt;Tiger&lt;/ins&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Chiaroscuro&amp;quot; : une chanson résolument opposée à la ségrégation
raciale, au travers du terme &lt;em&gt;clair obscur&lt;/em&gt;, cette chanson parle de
l'amour entre un homme noir et une femme blanche - tabou encore dans beaucoup
d'endroits, mais plus particulièrement dans le sud américain. Liant l'amour et
l'art, les peintres et les amants, les éternels opposés (lune et soleil), cette
chanson montre comment l'amour permet de mettre en relief une histoire qui ne
devrait être que banale mais qui dérange encore. Paula Cole atteint souvent ses
limites basses dans cette chanson, ce qui augmente s'il le fallait l'ambiance
sonore du morceau.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Black Boots&amp;quot; : plus noir encore que &lt;strong&gt;Bethlehem&lt;/strong&gt;, ce
titre sombre est celui de l'ado au bord du suicide, de la fille invisible, qui
au travers de ses boots noires se sent exister - tout en étant aspirée par
cela.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Oh John&amp;quot; : chanson d'amour, chanson sur le souvenir d'un amour
partagé et mutin. Sympathique.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Our Revenge&amp;quot; : l'histoire est écrite par ceux qui ont gagné - et donc
par les hommes blancs qui ont écrasé toutes les autres cultures. Mais ces
cultures se vengeront, d'une manière ou d'une autre, elles se vengeront.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Dear Gertrude&amp;quot; : parler à un fantôme, en appaiser les peines, le
libérer. Voici le thème de cette douce mélodie. Faisant peut-être référence à
Gertrude Stein, les sympathies de l'hétéro Paula Cole pour le monde lesbien et
gay sont connues - &lt;em&gt;Hush, hush, hush&lt;/em&gt; et surtout &lt;em&gt;Carmen&lt;/em&gt; sur
&lt;ins&gt;This Fire&lt;/ins&gt; s'en feront plus encore l'écho. Troisième variation sur le
thème de la femme abusée, morte de l'abus, il n'en reste plus qu'un
fantôme.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Hitler's Brothers&amp;quot; : K K K. Voici les frères d'Hitlers, cachés
derrières leurs masques blancs à faire brûler des croix dans les jardins des
noirs, protégés par la police ou leurs tenues impécables, les xénophobes,
racistes et antisémites continuent à exister. La dénonciation est faite dans un
style direct - en explicitant ce qui arrive. Cette technique sera réutilisée
dans &lt;ins&gt;Amen&lt;/ins&gt;, le 3e opus, pour la chanson &lt;strong&gt;I want to be
somebody&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;She Can't Feel Anything Anymore&amp;quot; : quatrième variation sur le thème
de la douleur familiale. Cette chanson aborde quatre sujets, différents,
difficiles. Le premier, c'est le viol. Le second, c'est l'homosexualité qu'on
arrive pas à exprimer. Le troisème, c'est une femme battue. Le dernier, c'est
la fausse couche. On peut approcher ce texte selon tous ces angles (voire celui
de l'adultère), et cette chanson, triste, forcément, reste toujours aussi
belle.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;Garden of Eden&amp;quot; : l'amour non évoqué, &lt;em&gt;love from afar&lt;/em&gt;, celui
qu'on a pas osé dire et qui un jour, meurt.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;quot;The Ladder&amp;quot; : se rendre compte que l'autre veut voir en soi ce qu'on
n'est pas, mais qu'importe aller au delà. Sur une idée initiale assez proche de
&lt;strong&gt;Top of the City&lt;/strong&gt; de Kate Bush (sur &lt;ins&gt;The Red Shoes&lt;/ins&gt;),
ici c'est bien plus l'idée d'espoir malgré la vie morose et mal adaptée qui
compte. Le rythme simple, et la montée finale, marque pour moi cette évolution
vers quelque chose de &lt;em&gt;mieux.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Big Blue Ball : je l'ai :)</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2008/07/28/Big-Blue-Ball-%3A-je-l-ai-%3A</link>
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    <pubDate>Mon, 28 Jul 2008 20:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Si c'est bien un disque Realworld, c'est le distributeur &lt;a href=&quot;http://properblog.wordpress.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Proper Music&lt;/a&gt; qui distribue
le disque choral hérité des sessions Realworld du début des années 90 (quand
Joseph Arthur, par exemple, était encore chez Realworld et Sinnéad O'Connor
n'avait pas réglé ses comptes avec PG)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié aujourd'hui officiellement, je l'ai reçu par la poste (avec celui de
mon frère, Pascal).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>The Red Shoes</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2008/07/28/The-Red-Shoes</link>
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    <pubDate>Mon, 28 Jul 2008 13:14:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Les mal aimées chaussons rouges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on un moment revenir sur l'album classé, bien malgré lui, parmi les
moins aimés de Kate Bush, si ce n'est &lt;ins&gt;le&lt;/ins&gt; moins aimé ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, forcément. Parce que tout n'est pas noir, loin de là !&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Alors que Kate fêtera après demain ses 50 ans, voyons un peu l'album qu'elle
sortait pour ses 35 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le titre de l'album fait référence à un conte de fée d'Andersen et à un film
de Michael Powell, qui est clairement plus la référence de Kate Bush que le
livre. Les quelques titres influencés de Kate (comme &lt;ins&gt;Wuthering
Heights&lt;/ins&gt;, &lt;ins&gt;The Wedding List&lt;/ins&gt;) sont bien plus souvent liés à des
films qu'à des livres - même quand lesdits films sont eux-mêmes tirés des
livres !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'album se place, dans la création de Bush, à un niveau personnel très
difficile. Elle vient de perdre sa mère chérie, à laquelle elle dédie l'album
(et une chanson sur son successeur, Aerial). Elle est en train de rompre avec
Del Palmer et se rapproche de David MacIntosh (son compagnon et père de son
fils).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un hiatus de 4 ans sépare &lt;strong&gt;The Sensual World&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;The
Red Shoes&lt;/strong&gt;, ce qui n'a rien d'anormal pour Bush (12 ans séparent
&lt;strong&gt;TRS&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;Aerial&lt;/strong&gt;). Si le précédent album voulait
imposer l'image et volonté d'une femme dans un monde d'homme, &lt;strong&gt;The Red
Shoes&lt;/strong&gt; laisse un sentiment mélangé, entre le succès, l'échec, la
légèreté, la lourdeur. Les collaborations, loin d'être une nouveauté pour Kate,
ne sont pas forcément à la hauteur de ses attentes - ou des nôtres. &lt;em&gt;Mixed
bag&lt;/em&gt;, dans la langue de Shakespear, d'où, étonnemment, sortira l'un des
plus grands succès commerciaux de Kate aux Etats Unis...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Musicalement, les morceaux sont décousus, et c'est là la grande faiblesse de
l'album. Si quelques uns sont vraiment agréables et mêmes dançants (cf. la
remarque sur les Etats Unis), d'autres sont graves, pesant. Les changements de
rythmes, par exemple, font parti des techniques employés par Kate depuis des
années, mais on ne sait pas troip pourquoi, ceux employé dans la chanson &amp;quot;co
écrite&amp;quot; avec Prince (de quelques mois l'aîné de Kate) tombe à plat. Reste
l'audace de certains texte, l'idée générale liée au thème principal - et assez
lié au film tiré de &lt;strong&gt;TRS&lt;/strong&gt; appelé &lt;ins&gt;The Line, The Cross and
The Curve&lt;/ins&gt;. Je reviendrai plus tard là dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Analysons les titres&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Rubberband Girl&lt;/em&gt; : en voyage en Irlande à l'époque de la
sortie du 1er single européen, mon frère m'en ramena le CD. Etonnant. Du Kate
sans aucun doute, enjoué, drôle. Deux clips, l'un tiré &lt;em&gt;in extenso&lt;/em&gt; de
TLTC&amp;amp;TC, l'autre reprenant des images du film (dont les paroles de Lindsay
Kemp (&lt;em&gt;it's really happening to you&lt;/em&gt;). Bon single, même si en fan on
regrettera sa simplicité musicale. Mais on ne goûte au plaisir de retrouver
Kate que peu souvent, alors... Quelques mois après la sortie en Europe, il sort
aux Etats-Unis, en version normale ou remixée. Et pouf, c'est un succès
&lt;em&gt;danceflour&lt;/em&gt; - numéro 12. Hein, quoi ça ? Bon, vu qu'il est arrivé
la même chose à Tori (avec Professional Widow) je ne m'étonne plus, mais quand
même. Ce morceau, je ne sais guère l'analyser. Je sais qu'il me plaît, et qu'il
plaît aussi à Alain, alors je ne l'analyserai pas vraiment musicalement.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;And so is love&lt;/em&gt; : balade, marquée par l'utilisation d'un
guitariste absent. La chanson, triste, sur la nature de l'amour - et des
déceptions qui l'accompagnent (déception au sens français, pour le sens
anglais, cf. &lt;em&gt;Big Stripley Lie&lt;/em&gt;). J'avoue que c'est surtout la voix de
Kate que je trouve présente dans cette chanson. Clapton, avec un tout petit peu
de jeu, ne sert pas à grand chose si ce n'est la soutenir. Mais... c'est peut
être bien là le but, non ?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Eat the music&lt;/em&gt; : voici la Kate charnelle, sensuelle qu'on aime
tous, enjouée à nouveau, qui jouit de la musique comme on jouit des fruits à
point. On croît entendre les cigales, on croit sentir la chair des fruits. Le
titre le plus varié de l'album musicalement parlant - on entend à la fois les
instruments baroques et les voix des amis, dont son fère. Un titre jouissif,
donc. Même si ce n'est pas un titre classique de Kate, l'utilsiation des
harmonies et des rythmes, entre guitares et percussions, est véritablement un
très bon moment.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Moments of pleasure&lt;/em&gt; : un autre côté de Kate, une vision
plaisante, mais jamais mélancolique, du passé : un retour sur les
personnes qu'on a aimées, perdues (sa mère, son guitariste &lt;em&gt;Murph&lt;/em&gt; par
exemple), ou retrouvées autour d'une table ou d'un feu. La chaleur des paroles
associée à une voix tout en douceur et à une musique elle-même comme en
sourdine, font de ce morceau un petit chef d'oeuvre. L'alternance des couplets
et des &lt;em&gt;chorus&lt;/em&gt; rend un contraste plaisant. A la limite mélancolique,
Kate échange une vision dynamique dans la retenue des sentiments et des
souvenirs.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;The song of Solomon&lt;/em&gt; : une concession à la Kate sexuelle plus
que sensuelle. La notion de relation est ici au coeur de la chanson - voir la
vérité dans la relation amoureuse, voir le lien entre sexualité et amour, et la
voir clairement - ne pas mentir, ne pas dire ce qui n'est pas. Ne pas prendre
la vessie de l'amour pour la lanterne de la relation sexuelle. Le contrepried
de la vision habituelle - comment dire à son amant/sa maîtresse qu'on n'est
plus intéressé/e par elle/lui qu'au lit ? Et comment oser dire cela comme
un masque pour ses vrais sentiments ? Encore une fois, la musique est très
dépouillée, plus proche de la harpe seule avec des arrangements - encore une
fois un contrepied à tout ce qu'on pense de la musique ultra-construite et
chiadée de Kate.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Lily&lt;/em&gt; : l'une des peurs fondamentale : celle du manque,
celle de la non complétude, et la peur du futur. Outre l'aspect de magie
blanche présénté par Lily, une vieille femme un peu sorcière &amp;quot;blanche&amp;quot; (elle
invoque les anges) sur les bords, &lt;ins&gt;Lily&lt;/ins&gt; est une chanson base sur la
guitare, clairement audible tout au long du morceau. Très &amp;quot;scénarisé&amp;quot; (cf.
TLTC&amp;amp;TC à nouveau), Lily peut être considérée aussi au niveau de la
transmission de la sagesse, détenue par la vieille dame, à la jeune femme aux
questions existentielles à vrai dire un peu niaise (et la voix de Kate le rend
bien) &lt;em&gt;I think I've grown a great big hole throught me&lt;/em&gt; ou équivalent.
Les deux autres thèmes sont le feu et Dieu/les anges - ici le feu n'est pas vu
comme arme diabolique mais au contraire le vecteur de la protection divine
(dualité vis à vis de &lt;ins&gt;The Red Shoes&lt;/ins&gt; qui précède Lily dans le moyen
métrage). Notez que Lily existe vraiment, c'est la dame qui prononce
l'invocation de divination et apprend l'invocation des anges au personnage de
Kate Bush. Comme The Red Shoes (cf ci-dessous), le rythm des invocations, les
tons sont importants, comme dans les ritules magiques - si TRS est plus marqué
à ce niveau, Lily permet au moins de faire la différence entre plusieurs appels
mgiques : l'appel à la clairevoyance de Lily au début (&amp;quot;&lt;em&gt;oh Thou Who
givest sustinance...&lt;/em&gt;&amp;quot;), l'appel aux anges protecteurs et guide de Kate
(&amp;quot;Gabriel before me, Michael behin me, Raphael to my right, Uriel on my left
side, in the circle of fire&amp;quot;), sont bien séparés, par le rythme et l'appel au
refrain, des échanges entre Kate et la sage Lily.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;The Red Shoes&lt;/em&gt; : inversé dans l'ordre vis à vis de
&lt;ins&gt;Lily&lt;/ins&gt; dans TLTC&amp;amp;TC, &lt;ins&gt;The Red Shoes&lt;/ins&gt; est le coeur de
l'album éponyme. Tout le monde connaît l'histoire ? Non, bon alors
voici : les chaussons rouges de balerine sont envoûtés pour permettre à
celle qui les porte de danser commes les plus grandes (&amp;quot;diva&amp;quot; dit Kate...).
Mais à un prix - l'envoutement est malin au sens de diabolique - celles qui les
revêt ne peut plus s'empêcher de danser. Dans le film et la chansoin, ces
chaussons sont portés par une danseuse (Miranda Richardson) qui propose à Bush
de le lui donner, à prix modique : écrire sur trois feuilles de papier une
Ligne (le chemin), une Croix (le coeur) et une Courbe (le sourire) - les trois
éléments qui permettent de transférer l'envoûtement à une nouvelle victime. Le
personnage de Kate devenant alors la victime du personne de Miranda Richardson.
Ici, je mélange les aspects de la chanson et du moyen métrage parce qu'ils sont
essentiellement liés l'un à l'autre. Outre l'enchanteur que l'on voit, mi
humain, mi démon (Lindsay Kemp), les personnages centraux sont la temptatrice
et la victime - et c'est autour de ces deux là que se joue l'intrigue à la fois
du film et de la chanson. La danse, c'est le dada de Kate Bush, au delà de la
musique. On sait que depuis ses débuts elle voulait lier les deux mais s'est
très vite rendu comtpe qu'elle ne pouvait pas - extenuée par sa tournée
mélangeant les genres, elles décida d'arrêter les représentations, voeu auquel
elle se tient toujours. Cela ne l'empêche pas de chorégraphier ses clips,
véritables défouloirs pour elle (tout le monde pense à &lt;ins&gt;Running up that
Hill&lt;/ins&gt;). Ici, c'est justement la lutte entre la musique, d'une part, et la
danse, d'autre part qui est mise en exergue - la musique peut être arrêtée, pas
la danse, surtout si elle est aidée par un puissant envoûtement. Et sans
exorciste (&amp;quot;&lt;em&gt;call a doctor, call a priest&lt;/em&gt;&amp;quot;), point de salut. La musique
de &lt;ins&gt;TRS&lt;/ins&gt; est alors primordial, parce qu'elle joue aussi le rôle de
l'enchantement - un petit air mutin répété, répété, répété (et plus encore dans
la version &amp;quot;remixée&amp;quot; &lt;ins&gt;Shoedance&lt;/ins&gt; en &amp;quot;face B&amp;quot; du single). La musique
est ici assez synthétique, mais vivante - suffisamment mixée entre synthétieurs
et instruments classiques passés par le mixage. Le rythme, plus
particulièrement des paroles, est essentiel : il permet de faire passer le
sens de l'enchantement, le ton qui descend, remonte, descend, remonte, fait
penser à une hypnose, cachée comme les mains de Richardson dans le film. La
duplicité de la temptatrice n'est pas aussi claire que dans le film, cependant,
mais l'idée est là : on lui fait enfiler les chaussons enviés (c'est
&lt;ins&gt;mal&lt;/ins&gt;, l'envie), on la trahit en ne lui révêlant pas leur secret, et
on la lance - la fierté, l'hubris presque (&lt;em&gt;feel your eyes are lifted to
God&lt;/em&gt;), de la danseuse l'entraîne vers sa perte. La chanson ne s'arrête pas
et entraîne la danseuse, prise dans ses res grandioses, vers son malheur...
Alternance de lucidité, de rêve de grandeur, le titre se termine en boucle,
sans laisser présager de la suite.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Top of the City&lt;/em&gt; : il est étonnant pour moi d'avouer que je ne
me rappelle pas de l'air de cette chanson en dehors des paroles de Kate - je
sais qu'il y a de la guitare, par exemple, mais ce que je retiens surtout ce
sont les paroles entre le chant et la diction normale. Top of the City, c'est
l'histoire d'un couple qui veut échapper au mal, à l'habitude, à l'apparence
pour rejoindre le bien, pour arrêter de se faire mal, l'un à l'autre ou à soi
même. Je ne sais pas ce qu'il faut faire mais je sais que nous ne devrions pas
faire ce que nous faisons : nous ne devrions pas souffrir ainsi, tel est
le message. Aller de l'avant certes, mais c'est plutôt la fuite, éperdue, vers
un eldorado imaginé - contre une réalité toute en impression (les rues pavées
d'or). Et malgré ce sentiment de perte, de fuite en avant, c'est quand même
l'espoir qui fait survivre, qui permet d'éviter le mal, les tromperies, le
danger.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Constellation of the heart&lt;/em&gt; : s'il en fallait une, c'est cella
là. Je n'aime pas. No comment.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Big Stripley Lie&lt;/em&gt; : une descriptin de l'enfer, telle est la
première impression. On sait, de Kate, que cette chanson est une alégorie face
à la traîtrise d'un amant. L'enfer que vit le personnage, c'est celui d'être
celle qu'on délaisse pour une autre. Le mensonge, la perte de confiance, les
faux bons sentimens &amp;quot;ce n'est pas ta faute/je ne voulais pas te faire mal/je
veux t'aider&amp;quot;, etc. Kate joue de la guitare (et non du violon) sur ce titre -
c'est Nigel Kennedy qui joue du violon (merci &lt;a href=&quot;http://blog.scarole.net/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lewis&lt;/a&gt;). La dissonance, les rythmes
et les instruments amplifient ce sentiment de malaise, de repli sur soi et de
rejet de l'autre qui a trahi. Brillant.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Why should I love you&lt;/em&gt; : au début, on a un petit air médiaval,
soutenu par le trio B. La sensualité des mots liée à la douceur des paroles. Et
vlan, Prince et tout bascule. Une chanson qui aurait pu être fabuleuse mais qui
a dégénré à cause d'un nain.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;You're the one&lt;/em&gt; : la conclusion de tout cela, la chanson de
l'être qui, trompée, sait qu'elle continue à aimer celui qu'elle a quitté. Un
peu trop de trio B, un peu trop de guitare, sans quoi ce titre aurait, lui
aussi, mérité une meilleure estimation. Certains traits, des paroles échangées
entre anciens amants, sonnent si vrais &amp;quot;we&amp;quot;re best friend, yeah...&amp;quot;. Mais tout
ça est gâché par un choix musicial vraiment inapproprié.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Comme on le voit, les titres du début (et Big Stripley Lie) sont mes
préférés. Je trouve que les autres sont soit totalement hors propos
(Constellation...) ou détruits par de mauvais choix (surtout Why should I...).
Je pense vraiment que The Red Shoes est le plus mauvais album de Kate, mais
qu'il est sauvé par quelques perles, surtout Eat the Music et Big Stripley Lie,
et qu'avec quelques choix différents sur les derniers titres, on aurait pu
avoir un album digne de ses prédécesseurs ou d'Aerial !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.cossaw.net/post/2008/07/28/The-Red-Shoes#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>From the Choirgirl Hotel</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2008/05/14/From-the-Choirgirl-Hotel</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f89f14da8239e35ae8e2d409599c96bc</guid>
    <pubDate>Wed, 14 May 2008 10:57:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;En 1998, j'étais en pleine dépression post-traumatique. Copain et meilleurs
amis renversés à la sortie d'une discothèque. Air connu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mon anniversaire, je m'achetai &lt;strong&gt;From the Choirgirl
Hotel&lt;/strong&gt; de Tori Amos, paru le mois précédent. Quelques jours après
j'embarquai pour Boston &lt;em&gt;via&lt;/em&gt; New-York et je ratai le concert qu'elle
donnait à Boston pour une sombre histoire de médicaments et de prescription non
traduite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passé simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce disque, comme un baûme, a accompagné ma descente aux enfers. Il seraà
jamais associé à la notion de perte. Et à celle de rédemption, quelque part. Un
album noir, aussi noir que sa pochette, où Tori Amos apparaît écrasée contre
une vitre. Un album brillant, cependant. Quelques perles dépouillées, deux
titres un peu plus up-beat, et une dépression post-trauamtique, pour elle
aussi...&lt;/p&gt;    &lt;h4&gt;I can be cruel, I don't know why&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Chaque histoire, chaque chanson, chaque &lt;em&gt;girl&lt;/em&gt; comme les appelle
Tori, est un univers replié sur lui-même, et pourtant chacun de ces
mini-univers communique avec les autres - comme le plan inclus dans la pochette
le matérialise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que dans les albums précédents, l'association entre la musique et les
images, le lien entre les évocations de la réalité et la lourdeur des faits,
est intense. Quelle réalité est sous-jacente à chacun des titres ? Peu
importe, ou tout importe, selon qu'on se laisse bercer ou qu'on entre en
profondeur dans la détresse...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amos, avant de donner naissance à sa fille, avait fait plusieurs fausses
couches, et &lt;em&gt;From the choirgirl hotel&lt;/em&gt; est emprunt de la détresse, de la
colère aussi, qu'elle resentait. &lt;em&gt;Playboy mommy&lt;/em&gt; en est le plus bel
exemple. Comment une telle chanson peut-elle naître d'un évènement
pareil ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacune des chansons, d'après Amos, parle d'une femme, ou d'un aspect d'une
même femme. De la lesbienne de &lt;em&gt;Rasperry Swirl&lt;/em&gt; (rasperry == le
clitoris) à la femme qui se perd lors de son mariage et évoque le souvenir de
Jacky Bouvier Onassis Kennedy, Amos présente des femmes, ou parle d'elles. On
sait qu'elles ne sont qu'un aspect de sa propre personnalité. Ses souvenirs,
ses fantasmes, ses désespoirs s'affrontent, et produisent ainsi l'un des tous
meilleurs albums de 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le piano et la voix restent les principaux vecteurs de l'émotion,
l'utilisation d'autres instruments, présents d'ailleurs sur scène, apportent un
changement important, déjà engagé avec &lt;strong&gt;Boys for Pele&lt;/strong&gt;, le
précédent album. Un jeu avec la musique électronique qui se mêle bien à
l'univers d'Amos - et laisse aussi la possibilité aux &lt;em&gt;remixer&lt;/em&gt;
d'intervenir (cf. les singles, notamment pour &lt;em&gt;Rasperry Swirl&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet album est emprunt d'une atmosphère dépressive, même les titres up-beat
(Rasperry, Cocaine) sont en fait autour de sujet durs - dépendance amoureuse et
affirmation homosexuelle. Lien entre le passé (&lt;strong&gt;Little
Earthquake&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Under the Pink&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Boys for
Pele&lt;/strong&gt;) et l'avenir (&lt;strong&gt;To Venus and back&lt;/strong&gt;, ...),
&lt;strong&gt;From the Choirgirl&lt;/strong&gt; marque aussi l'un des derniers moments de
véritable mélange bonheur/malheur pour Amos - les albums suivants auront
d'ailleurs moins de succès. A croire qu'il fallait qu'Amos soit dépressive et
au bord des larmes pour que ses titres sonnent plus vrais et aient plus de
goût... &lt;em&gt;Weird&lt;/em&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Tracklisting&lt;/h4&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Spark&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Cruel&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Black-Dove/January&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Raspberry Swirl&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Jackie's Strength&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Iieee&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Liquid Diamonds&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;She's Your Cocaine&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Northern Lad&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Hotel&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Playboy Mommy&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pandora's Aquarium&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Big Blue Ball</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2008/04/29/Big-Blue-Ball</link>
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    <pubDate>Tue, 29 Apr 2008 13:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.cossaw.net/public/BBB.jpg&quot; alt=&quot;Big Blue Ball, 1/4&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Suivez le lien vers le site dédié de &lt;a href=&quot;http://bigblueball.realworldrecords.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Big Blue Ball&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moement, on a droit à une interview vidéo avec quelques extraits
vidéos et sonores !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>The Dreaming</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2008/04/08/The-Dreaming</link>
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    <pubDate>Tue, 08 Apr 2008 09:08:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;En 1982, Kate Bush fit paraître &lt;ins&gt;The Dreaming&lt;/ins&gt;, près de trois ans
après &lt;a href=&quot;http://blog.cossaw.net/post/2008/01/08/Never-For-Ever&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Never for
ever&lt;/a&gt;. Ce ne fut pas un succès commercial - l'album pâtit aux yeux d'EMI de
la comparaison de son audace et du changement trop important. Les directeurs
artistiques ne retirèrent cependant pas leur confiance en Kate Bush. Ils eurent
bien raison... Et ce malgré un choix plus qu'étonnant de la maison de disque en
matière de premier single sorti plus de six mios avant le reste de
l'album !&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Mais qu'importe, &lt;ins&gt;The Dreaming&lt;/ins&gt; est un chef d'oeuvre, une pièce
maîtresse de la créativité et de la fougue de Kate Bush, allié à une
sensibilité grandissante, loin au delà de la simple ballade kitsch qu'est
devenue Wuthering Heights... Esotériques, les titre abordent des thèmes peu
usués en musuque, surtout en ce début des année 80 où la musique pop se doit
d'être légère, comme le fut le Disco avant elle - new wave, synth pop, reprenne
un peu ce que la musique punk a apporté. Mélanger à cela un engagement en demi
teinte et vous obtenez un album comme &lt;ins&gt;The Dreaming&lt;/ins&gt; mêlant musique
électronique et instruments traditionnels gaëliques et aborigènes d'Australie,
thèmes inspirés de l'actualité ou de lectures passées, voix retravaillées ou
épurées. On parle même à propos de cet album d'une si forte densité qu'elle
crée un paysage sonore unique. Mélange d'instruments, de voix, de choeurs,
d'onomatopées, et de synthèses variées, ce travail peut faire peur comme il
peut émerveiller... Artistiquement épuré, il sera à la base des deux faces du
disque suivant, &lt;ins&gt;Hounds of Love&lt;/ins&gt;/&lt;ins&gt;The Ninth Wave&lt;/ins&gt;, quatre
années plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Analyse titre par titre&lt;/h2&gt;
&lt;h3&gt;Sat in Your Lap&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit du premier titre de l'album, justement premier single, qui dérouta
à plus d'un titre. Un titre portant sur la sagesse, son acquisition et son
utilisation, sur le narcissisme et l'ouverture à autrui (un thème récurrent de
&lt;ins&gt;The Dreaming&lt;/ins&gt;). Cette chanson est une pure folie, d'ailleurs je crois
que le clip rend bien compte de cette pure folie. C'est ici dans la folie qu'on
trouve la vérité, c'est dans le parcours du monde qu'on croise ce qui est et
non en restant assi à ne rien faire. Certains croient que le paradis est
l'enfer, certains croient que l'enfer est le paradis... et bien pour aller plus
loin, pour sortir des stéréotypes, il faut bouger, sortir, vivre. Au début, la
chanteuse veut rejoindre les autres quitravaille pour &amp;quot;lui&amp;quot; - le diable
peut-être. A la fin, elle voyage et traverse les éléments pour se créer sa
propre vision du monde, sa propre vérité, sa propre &lt;em&gt;cup of wisdom&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;There goes a tenner&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Voilà un titre plus sage - en apparence. Récit d'un vol, placé dans le
concret d'une vie, il fait ausis souvent référence à des élements de culture
populaire - la prison Strange Ways, les polards ou feuilletons policiers -
Cagney &amp;amp; Lacey notamment. Le billet de 10£ auquel on doit le titre de
l'album est aussi un prétexte au flash-back et à la réflexion sur la vie des
voleurs. Ancrée dans la vie réelle, ce titre utilise aussi la variation des
rythmes, le ralenti, la syncope pour faire évoluer dans l'espace imaginaire les
protagonistes. Jusqu'à l'accident final où les voleurs se retrouvent piégés et
sortent alors des quasi automatismes à base d'avocat ou de non divulgation des
complices ou motifs !&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Pull out the pin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est la confrontation, dans la jungle vietnamienne, d'un vietcong,
narrateur, et d'un soldat américain. La description physique, l'atmosphère
musicale, sont opressante. L'américain, d'abord décrit comme on décrirait un
porc, espèce de monstre uant qu'on tue d'une balle d'argent. Il devient
cependant au fur et à mesure un être humain, doté d'une famille. Le vietcong
aussi gagne en humanité, et on voit poindre son regret de devoir combattre et
même tuer son ennemi - il aime la vie, phrase répétée, et répétée. Mais malgré
tout il doit retirer la goupille et lancer la grenade... C'est une vision peu
habituelle pour une oeuvre de l'ouest - se mettre à la place de l'ennemis et le
rendre humain. Alors qu'il chasse, qu'il se rend invisible dans son
environnement, on le sent qui observe l'américain, et qui, petit à petit le
comprend. Mais l'esprit de guerre reprend le dessus, ou tente de le faire.
C'est finalement une cible dont ne sait pas si elle est tuée, ou pas... Le
conflit entre la vie (I love Life), la Mort (Pull out the pin), la divinité
(Silver Buddah) et l'arme (Silver bullet) est au coeur du récit, tout comme
l'est affrontement entre deux personnes, deux nations... un affrontement dont
on ne sort que par l'anihilation de l'humain qui est en soi.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Suspended in gaffa&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Rencontrer &lt;em&gt;un&lt;/em&gt; dieu, et puis subitement ne plus être capable de
renouveller l'exploit ? Voilà le sujet de &lt;em&gt;Suspended in gaffa&lt;/em&gt;. Le
titre en soi est une énigme. De quelle &lt;em&gt;gaffa&lt;/em&gt; s'agit-il ? Du
gaffa-tape, utilisé comme ruban adhésif par les ingénieurs du son ? Outre
le fait que gaffa ait donné son nom au &lt;a href=&quot;http://www.gaffa.org&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;site encyclopédique sur Kate Bush&lt;/a&gt;, c'est aussi l'une des chansons les
plus étranges de l'album. Référençant tour à tour la boîte de Pandore, le
miroir aux illusions, et une certaine forme de mystique, ce titre est difficile
à cerner. Le rythme lui-même est inhabituel, les intonations et les alternances
marquées entre paragraphes (semi-refrains, refrains). Ceci dit, le clip tiré de
la chanson est lui-même plutôt indigeste dans sa simplicité. (merci à &lt;a href=&quot;http://blog.scarole.net&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lewis&lt;/a&gt; pour la vidéo, au passage).
En tout éta tde cause, ce titre me plaît, justement parce qu'il est différent,
qu'il a un rythme entraînant et qu'il joue sur le registre de l'alternance pour
évoquer ses problématiques : celle de la volonté d'atteindre l'absolu
alors qu'on sait qu'on ne le pourra jamais ! (pour paraphraser, pour voir
l'absolu de l'univers, il faut déjà en avoir en conscience)&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Leave it open&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce titre, dernier de la face A est le pendant de &lt;em&gt;Get Out Of My
house&lt;/em&gt;, dernier de la face B. Ici, l'auteur se rend compte qu'il ne faut
pas se refermer sur soi et qu'une vie bien vécue ne peut l'être que partagée.
La porte doit rester ouverte aux autres, à leurs influences. L'image de la
porte fermée, de la grille, de la cage, et par symétrie de la liberté, de
l'ouverture, apparaissent dans tout le texte. Musicalement, Bush s'est beaucoup
amusée. Sa voix vocodée, muée, transmutée, évolue tout au long du titre ;
les chevrotements, les piaillements, en contraste avec la voix chantée
habituelle, font de ce titre une autre folie de l'album. Titre parfaitement
inaccessible à la première écoute, ingras même, il ne prend de valeur qu'après
l'écoute de son opposé. Ici tout n'est que joie à la réalisation que
l'ouverture et la liberté de la porte ouverte peut apporter à la foix la
félicité intime et sociale... tant que les limites ne sont pas forcées comme
elles le sont dans &lt;em&gt;Get Out of My House&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;The Dreaming&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La chanson titre, &lt;em&gt;The Dreaming&lt;/em&gt; et plus précisément le Dreamtime
(titre de l'instrumental sur le single), a donné son nom l'album. Il s'agit de
la notion aborigène liée à la création du monde et au fait qu'en rêve on peut
sy replonger. C'est un titre qui milite, à sa façon, pour la réapropriation de
leurs terres par les indigènes australiens, et plus que leurs terres, leurs
rêves et leur culture. Le thème inspirera aussi d'ailleurs un ami de Kate,
Peter Gabriel pour son titre &lt;em&gt;Don't break this rythm&lt;/em&gt;, en face B de
&lt;em&gt;Sledgehammer&lt;/em&gt;. L'idée est que partout où l'on regarde, il existe une
réalité intrinsèque qui nous échappe, mais qui reste connue des indigènes,
justement, ceux qui étaient là avant la colonisation par les blancs. Ce n'est
que par accident que l'on peut se rapprocher de cette nature et s'en rendre
compte... l'ouverture de l'esprit est alors coterminale à la blessure physique
- nécessaire à l&lt;em&gt;'enlightment&lt;/em&gt;. Le titre reste un appel à la tollérance
et au respect des cultures indigènes bafouée par notre culture.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Night of the Swallow&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;TBD&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;All The Love&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;TBD&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Houddini&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;TBD&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Get Out Of My House&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Contrairement à ce que la plupart des gens croient, Bush est plus influée
par le cinéma que par la littérature pour certains de ses titres, citons
&lt;ins&gt;Wuthering Heights&lt;/ins&gt;, &lt;ins&gt;La mariée était en noir&lt;/ins&gt; (pour &lt;em&gt;The
Wedding List&lt;/em&gt;), et ici même &lt;strong&gt;The Shining&lt;/strong&gt; de Kubrick.
Inspirée en partie par le film, Kate Bush y retranscriptit d'un cauchemar
éveillé. Le côté obscur de &lt;em&gt;Leave it open&lt;/em&gt;. Là où l'influence extérieure
était bénéfique, ici c'est la folie intérieure qui décalle tout et force à tout
perdre, son équilibre mental, sa santé, son humanité. On peut même parler d'une
certaine forme de viol (&lt;em&gt;no stranger's feet will enter me&lt;/em&gt;) voire de
castration dans ce titre (&lt;em&gt;I change into a mule&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Violent, ce titre l'est bien par les paroles sous-entendue, par le contraste
entre la naratrice, la concierge (voix à nouveau vocodée, transformée)
faussement protectrice, par le diable personnifié par l'étranger. La violence
est plus encore exacerbée par le choix des instruments - guitares puissantes et
stridantes, caisses réverbérantes, et par les &lt;em&gt;backing vocals&lt;/em&gt;, qui
donne cette impression d'impuissance face à un avenir funeste (juste après la
joute verbale, à force de métamorphose, opposant hommes et femmes).
Incompréhension entre les sexes, violences des hommes faites aux femmes, folie
furieuse aussi. Jamais une telle énergie négative, destructrice n'avait
imprégné un titre de Kate Bush ainsi - et aucun titre par la suite ne reprendra
une telle hargne !&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Tracklisting&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face A&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Sat in your lap&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;There goes a tenner&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pull out the pin&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Suspended in Gaffa&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Leave it open&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Face B&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;The Dreaming&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Night of the Swallow&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;All the Love&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Houddini&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Get Out Of My House&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>58 ans</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2008/02/13/58-ans</link>
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    <pubDate>Wed, 13 Feb 2008 12:53:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.petergabriel.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Peter Gabriel&lt;/a&gt; a 58
ans aujour'hui. Si on sait que Big Blue Ball sort entre avril et mai, à quand
I/O, Son of oVo etc. ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma grand-mère maternelle, celle qui m'a élevé, aurait eut 92 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gamine que mes parents gardent et qui a prétendu avoir été violée par son
frère a 15 ans aujourd'hui.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Comment tout voir de travers</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2008/01/29/Comment-tout-voir-de-travers</link>
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    <pubDate>Tue, 29 Jan 2008 21:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Après des imbéciles qui m'écrivaient (sur le vieux blog) que &lt;ins&gt;Kashka
From Bagdad&lt;/ins&gt; (Kate Bush, in &lt;em&gt;Lionheart&lt;/em&gt;) ne &lt;strong&gt;pouvait
pas&lt;/strong&gt; traîter d'un couple homosexuel, en voilà un sympa...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La chanson &lt;ins&gt;Excellent Birds&lt;/ins&gt;/&lt;ins&gt;This is the picture&lt;/ins&gt; (resp.
sur l'album &lt;em&gt;Mister Heartbreak&lt;/em&gt; de Laurie Anderson et &lt;em&gt;So&lt;/em&gt; de
Peter Gabriel) est une chanson diabolique. Ben tiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'histoire, c'est une chanson où Anderson et Gabriel prennent le point
de vue d'un chat qui regarde le monde... et quand on lit les paroles, ça tombe
assez juste (excellent oiseaux, je suis couché au bord de la fenêtre, je
retombe sur mes pattes...). Jusqu'au chat qui intringué a tenance à tourner la
tête pour voir les choses autrement. Je me rappelle avoir vu mes chats faire ça
tout le temps quand on leur présentait des images (ils ne voient pas de
près).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref... pour le gars en question (pas de lien, c'est trop con) la chanson
est diabolique. I entend &amp;quot;evil pictures of people&amp;quot; à un moment - alors que
c'est &amp;quot;I see pictures of people&amp;quot;... Alors évidemment, quand c'est répété un
certain nombre de fois à la fin...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut dire que depuis 2001, Anderson s'est pris quelques trucs dans le
visage. Forcément, deux chansons de son premier album parlent d'avion, dont
l'un s'écrase... sur Big Science. Elle a chanté au moins l'un &amp;quot;O Superman&amp;quot;
quelques jorus après les attentats. Je me rappelle quand elle chanta O Superman
à Paris à peu près à cette époque là (à la mutualité), elle était au bord des
larmes... Et puis,il y avait ce dernier album où elle parlait beaucoup de trucs
qui fâchent : la liberté, un concept qui fait peur (&amp;quot;freedom is a scarry
thing ; not many people want to it&amp;quot; devenu en live “Freedom is a scary
thing ; so precious, so easy to lose”). Une toute petite controverse mais
dans un monde changé par le 11 septembre, une idée importante : est-on si
prêt que cela d'échanger nos libertés contre une prétendue protection ? La
suite a montré que oui, et combien ce fut mauvais...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Never For Ever</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2008/01/08/Never-For-Ever</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6035fd4d064b7e8cf56e225684c9b421</guid>
    <pubDate>Tue, 08 Jan 2008 15:43:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Après un succès sans pareil sur scène, qui ne sera jamais renouvelé, et
après la rencontre de Peter Gabriel (elle a chanté sur son 3e album et l'a
rejoint plusieurs fois sur scène), Kate se remet au travail.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Avec un titre semblable (Jamais pour toujours), Kate change de style.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fondant son travail sur de nouvelles techniques - le sampling, les
beat-boxes et les synthétiseurs, le troisème opus arrive au moment où la New
Wave va déferler sur l'Europe. Mais c'est à nouveau avec une histoire que Kate
va revenir, fondant à nouveau son succès sur la mélodie et les paroles, mais
aussi, sur l'image...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Numéro un des ventes au Royaume Uni (une première pour une anglaise) et 7e
en France, &lt;strong&gt;Never for Ever&lt;/strong&gt; est aussi la première
auto-production de Kate Bush en studio. Le nombre de musiciens,
d'instrumentistes allant du folkolorique (avec Paddy Bush, son frère) aux
synthétiseurs Moogs, montre la diversité qu'a voulu apporté Kate à cet album. A
noter le premier titre purement instrumental, &lt;strong&gt;Nights Scented
Stock&lt;/strong&gt;, variation du thème de &lt;strong&gt;The Infant Kiss&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien sûr, le premier titre reste le plus connu, &lt;strong&gt;Babooshka&lt;/strong&gt;,
une chanson piège. L'histoire d'une femme qui, voulant vérifier la fidélité de
son époux après des années de mariage, se perd au jeu comme son époux se perd
dans ses filets. Historiquement le premier titre sorti utilisant le sampling
(du verre se brisant), c'est aussi un titre à la très forte musicalité et au
fort impact publique : le jeu des sonorité et des deux &amp;quot;modes&amp;quot; de la
chanson est mis en exergue par l'utilisation de la vidéo qui reste dans nos
mémoires - et un passage live qu'on trouve sur You-Tube le montre plus
encore !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les autres titres restent tous intéressants allant du militantisme
antimilitaire (&lt;strong&gt;Army Dreamers&lt;/strong&gt; dont le héros est mort au combat)
et anti-nucléaire (&lt;strong&gt;Breathing&lt;/strong&gt; dont la naratrice vit la bombe H
au travers du corps de sa mère où elle est encore...) aux références
cinématographiques (&lt;strong&gt;The Wedding List&lt;/strong&gt;/&lt;strong&gt;La mariée était
en noir&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;The Infant Kiss&lt;/strong&gt;/&lt;strong&gt;Les
innocents&lt;/strong&gt;). Ce dernier est aussi très étonnant, le sujet portant sur
une tentation pédophile féminine - expliquée par le fait que le petit garçon
dont tombe amoureuse l'éducatrice est &amp;quot;possédé&amp;quot; par l'esprit d'un homme adulte.
&lt;strong&gt;Army Dreamers&lt;/strong&gt; pose aussi la réflexion suivante : l'armée
est-elle un pis aller où les rebus de la société sont envoyés ? &lt;em&gt;What
could he do, should have been a&lt;/em&gt;, avec à chaque fois une réponse montrant
qu'il ne pouvait rien faire d'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre des chansons hommages, soit à &lt;strong&gt;Delius&lt;/strong&gt; ou à un
technicien mort sur scène (&lt;strong&gt;Blown Away&lt;/strong&gt;), l'exostisme et le jeu
existent toujours sur cet album : le jeu de la séduction très masculine du
&lt;strong&gt;Violin&lt;/strong&gt; (l'archet par essence masculin sur l'instrument
fondamentalement féminin), on retrouve un titre à la fois drôle et tendre sur
la filiation et les regrets qu'elle engendre (&lt;strong&gt;All We Ever Look
For&lt;/strong&gt;) ainsi qu'un regard, à nouveau sensuel, sur un pays, ici
l'&lt;strong&gt;Egypt&lt;/strong&gt;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il faut retenir de ce disque : sa versatilité, les fenêtres qu'il
ouvre, son inventivité, son énergie et sa réflexion sur un monde dont on n'est
pas si sûr que Kate l'aimât telle qu'il fut...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tracklisting&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Babooshka&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Delius (Song of Summer)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Blown Away (For Bill)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;All We Ever Look For&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Egypt&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;The Wedding List&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Violin&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;The Infant Kiss&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Night Scented Stock&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Army Dreamers&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Breathing&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Lionheart</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2008/01/08/Lionheart</link>
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    <pubDate>Tue, 08 Jan 2008 15:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Plus qu'une suite de &lt;strong&gt;The Kick Inside&lt;/strong&gt;,
&lt;strong&gt;Lionheart&lt;/strong&gt; est un album qui laisse souvent un goût
d'inachevé.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Beaucoup diront que &lt;strong&gt;Lionheart&lt;/strong&gt; n'est que le second volet de
__The Kick Inside__. Et d'un certain côté, c'est vrai. Si les conditions de
réalisation sont différentes, les textes et les musiques datent des mêmes
époques que celles du précédent volume - tout en restant autant étalé dans le
temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'orchestration de cet album est beaucoup plus dense, parfois trop sur des
versions anciennes de l'album - mon vynile était à la limite de la saturation.
La version CD a un peu réduit les nuisances et j'espère que les différentes
remasterisations sont venues à bout des problèmes de bord depuis,notamment sur
Hammer Horror.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet album est de fait un peu plus symphonique, un peu plus varié que le
premier. Les thèmes quoi que différents restent proches; On retrouve l'amour,
la jeunesse, l'idéalisle et sa confrontation à la réalité. Ce n'est nulle part
plus vrai que dans &lt;strong&gt;In Search of Peter Pan&lt;/strong&gt;, publié 6 ans avant
qu'on parle du syndrôme de Peter Pan, où l'enfant est confronté à la nécessité
de grandir et à l'abandon de ses illusions et jeux d'enfants.
&lt;strong&gt;Wow&lt;/strong&gt; est sur un thème proche, celui de la désillusion, celle du
show-business qui n'offre pas tout ce qu'il promet, n'offre qu'une gloire au
rabais, une gloire de pailette, avec les ors sans l'argent. La matérialité de
l'argent, du sexe, rattrape l'artiste qui ne peut s'empêcher de rêver malgré
tout. Certains ont taxé la chanson d'homophobie liée à une parole, &lt;em&gt;hitting
the vaseline&lt;/em&gt;, portant sur une sodomite... je ne sais pas, je pense qu'on
peut laisser cela au compte d'une jeunesse d'une Kate qui ne connaissait pas
encore trop bien ce milieu là - quoi qu'avec Kashka...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours dans la volonté de nier la réalité au profit d'un fantasme plus
fort qu'elle, on retrouve &lt;strong&gt;Don't Push Your Foot on the
Heartbrake&lt;/strong&gt;, hymne à la vitesse qui casse tout et ne regarde pas ce qui
est laissé de côté. __Kashka from Bagdad__, histoire d'un couple qui vit dans
le péché (on pense surtout à un couple d'hommes) et qui ne vit qu'en autarcie,
la nuit, en musique et dont le narrateur voudrait participer au bonheur
[note : c'est plus flagrant dans la démo, où l'homosexualité tant de
Kashka que du narateur est plus forte, même si, comme on me le faisait
remarquer, Kashka peut être un jeu de mots sur Ka(te Bu)sh]. Enfin, toujours
dans le domaine du rêve, on ne peut contourner &lt;strong&gt;Hammer Horror&lt;/strong&gt;,
avec l'image du cauchemar lié à ce fameux studio promouvant vampires, monstres
et autres Frankenstein !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La réalité, pour le coup, est bien plus sensuelle, plus sexuelle même, avec
the warm room, invocant l'esprit des maisons clauses. La sensualité n'est pas
absente de l'évocation de l'Angleterre, &lt;strong&gt;Oh England, My
Lionheart&lt;/strong&gt;, qui a donné son titre à l'album ; jeune, je croyais
qu'il s'agissait d'une ôde à Richard Coeur de Lion (&amp;quot;the Lionhearted&amp;quot;), mais
c'est simplement, comme plus tard &lt;strong&gt;The Sensual World&lt;/strong&gt;, une ôde à
un pays chéri, sublimé dans les rêves d'une jeune femme - auxquels on revient
enfin. Comme au cauchemar de la &lt;strong&gt;Fullhouse&lt;/strong&gt;, tellement proche
thématiquement de &lt;strong&gt;Get Out of My House&lt;/strong&gt; (sur &lt;strong&gt;The
Dreaming&lt;/strong&gt;) mais aussi d'une partie des titres de the Ninth Wave
(&lt;strong&gt;Under Ice&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Waking the witch&lt;/strong&gt;, ...))...
mélange de folie et de lucidité sur cette condition...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tracklisting&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Symphony in blue&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;In search of Peter Pan&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Wow&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Don't push your foot on the heartbrake&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Oh England my Lionheart&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Fullhouse&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;In the warm room&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Kashka from Baghdad&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Coffee homeground&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Hammer horror&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description>
    
    
    
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    <title>The Kick Inside</title>
    <link>http://blog.cossaw.net/post/2008/01/08/The-Kick-Inside</link>
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    <pubDate>Tue, 08 Jan 2008 15:22:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>cossaw</dc:creator>
        <category>Musique</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Cet album, le premier de Kate Bush, est sorti il y aura bientôt 30 ans.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Bel anniversaire. Bien sûr, c'est l'album du titre qui passe le plus
souvent : &lt;strong&gt;Wuthering Heights&lt;/strong&gt;, mais c'est bien plus que ça.
C'est l'aboutissement d'un chemin qu'à suivi Kate bush, accompagnée par
quelques membres de sa famille (ses frères surtout), par des amis (ou amis
d'amis, tel Dave Gilmour de Pink Floyd), et par des formateurs (forcément,
Lindsay Kemp).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Forte d'un nombre de démos importantes, Kate réunit autour d'un album des
titres variés, à contre courant presque de ce qui se fait à l'époque au point
qu'elle paraisse un peu ringarde par rapport aux mouvements punks. Et pourtant,
elle est restée aussi marquante que ceux là, Johnny Rotten lui-même vous le
dira. Enfin, cela dépend de la personne à qui vous vous adressez...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, au travers des 13 titres de l'album, Kate déploie déjà des talents
d'auteure, compositrice et interpète tant de la musique que du chant. Forcément
haut perchée, sa voix a depuis (tabac aidant, j'imagine), gagné en volupté,
mais elle n'en reste pas marquante et étrangemment adaptée aux différentes
ambiances rencontrées au fur et à mesure de l'album.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'étonnera du jeu qu'elle veut mener avec l'auditeur. Le jeu, c'est à la
fois celui de l'écoute et du partage, mais aussi celui de la réflexion - pas
encore à celui du questionnement total tel qu'il se développera par la suite.
Le jeu, c'est aussi l'alternance de rythmes, de douceur, de violence et de
tendresse. Le rythme de l'amour et de la sensualité. Pas étonnant que ses
chansons se soient si bien mariées avec ses attitudes scéniques, proches de la
dance et de ce que Kemp lui a enseigné. Bien sûr, le kitsch de l'époque fait
parfois oublié la démarche artistique, mais celle-ci réapparaît en concert...
mais j'en parlerai plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les thèmes font parti du jeu. Jeu réel, tel celui du cerf-volant
(&lt;strong&gt;Kite&lt;/strong&gt;), jeu violent, celui de la roulette russe - alcool et
armes à feu - de &lt;strong&gt;James and the Cold Gun&lt;/strong&gt;. Jeu de l'amour et de
la séduction, amour enfantin d'une jeune fille révant d'un prince charmant
inconnu qu'elle seule voit (&lt;strong&gt;The Man With a child in his eyes&lt;/strong&gt;),
jeu dangereux et mortel de l'inceste fraternel (&lt;strong&gt;The Kick
Inside&lt;/strong&gt;). L'amour malheureux a une bonne place ici, celui du fantâme
d'une autre Kathy pour son bien aimé Heathcliff (&lt;strong&gt;Wuthering
Heights&lt;/strong&gt;) ou d'une femme pour celui qu'elle voit partir en
déliquescence (&lt;strong&gt;James&lt;/strong&gt;...). Et puis, de douces musiques pour
révéler la nature féminine la plus intime - et innocente chez cette jeune fille
- parlant de cycles menstruels (&lt;strong&gt;Strange Phenomena&lt;/strong&gt;) ou de
gestation (&lt;strong&gt;Room for Life&lt;/strong&gt;)... comparées aux affres de
l'adolescente qui dans l'amour préfère la sensation apportée plus que l'être
désiré (&lt;strong&gt;Oh, to be in love&lt;/strong&gt;)... mais qui se rend compte aussi de
la terrible réalité, de la nature de l'être aimé lui-même (&lt;strong&gt;L'amour
looks something like you&lt;/strong&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce premier disque est aussi un mélange musical, qui grandira : si le
piano reste la cadre et la voix le moyen, les instruments mélange pop musique
et rock, un peu comme les idoles de Kate - Elton John, ou encore David Bowie,
autre élève de Lindsay Kemp, d'ailleurs... L'orchestration force la musicalité
par moment, et c'est aussi en concert qu'on découvre des faces cachées aux dons
de Kate... mais cela est une autre histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tracklisting&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Moving&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;The Saxophone song&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Strange phenomena&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Kite&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;The Man with the child in his eyes&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Wuthering Heights&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;James and the cold gun&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Feel it&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Oh to be in love&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'Amour looks something like you&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Them heavy people&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Room for life&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;The Kick inside&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description>
    
    
    
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