En 1998, j'étais en pleine dépression post-traumatique. Copain et meilleurs amis renversés à la sortie d'une discothèque. Air connu.
Pour mon anniversaire, je m'achetai From the Choirgirl Hotel de Tori Amos, paru le mois précédent. Quelques jours après j'embarquai pour Boston via New-York et je ratai le concert qu'elle donnait à Boston pour une sombre histoire de médicaments et de prescription non traduite.
Passé simple.
Ce disque, comme un baûme, a accompagné ma descente aux enfers. Il seraà jamais associé à la notion de perte. Et à celle de rédemption, quelque part. Un album noir, aussi noir que sa pochette, où Tori Amos apparaît écrasée contre une vitre. Un album brillant, cependant. Quelques perles dépouillées, deux titres un peu plus up-beat, et une dépression post-trauamtique, pour elle aussi...
