Blog à cossaw

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jeudi 17 novembre 2011

Science sans conscience n'est que ... Sarkozy en puissance ?

Cela faisait longtemps que je voulais ré-écrire quelque chose, sur un sujet un peu intelligent.
Je viens de retomber sur un dossier polémique, celui concernant l'utilisation faite par Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, d'un rapport de l'Inserm, cf. ici Trouble des conduites chez l'enfant et l'adolescent - l'Inserm.

Ce document, dont on pourra lire des éléments critiques, ex. ici, voulait déterminer les éléments permettant d'identifier assez tôt chez l'enfant, pré-adolescent, voire très jeune, ce qui pourrait mener à des risques de troubles de la personnalité.
On l'aura compris, ce sujet est potentiellement très choquant. Si on ne regarde pas de plus près, et si on n'utilise comme l'a fait Sarkozy alors, que les éléments les plus contraignants d'un tel texte, on en vient à une vision très sordide de la société.
Or, ce qu'il aurait fallu, à mon avis, dans ce texte, c'était comprendre les éléments d'analyse, et surtout, comprendre ce qu'il sous-tend : la notion de diminution des risques via une politique sociale de prévention, mêlant humanité et compréhension du fonctionnement, et surtout du développement, de la personnalité. La dichotomie classique entre l'Inné ou l'Acquis, là n'est même pas la question, les deux points étant d'ailleurs co-intégrés dans la démarche.

En effet, l'idée ici réside dans une lutte contre la prédétermination. Le principe de la minimisation des risques, tant au niveau de l'individu que de la société, va à l'encontre du principe de précaution. La précaution, c'est éviter tout ce qui pourrait être nuisible, même sous une forme seulement "potentielle" ; la minimisation des risques, c'est estimer que pour le bien de la société comme de l'enfant, on peut prendre des mesures et régit face à elles, sans supprimer pour cela le droit à l'évolution de l'enfant. Grosso-modo, Sarko est un belliqueux qui veut détruire la menace avant même qu'elle n'existe, l'humaniste, lui, regarde la possibilité d'une menace, ne la nie pas, mais essaie de faire en sorte qu'elle n'aboutisse pas - et au cas contraire, qu'elle n'ait que des effets moindres.

Je vous perd, là, peut-être, non ?

En fait, réfléchissons. Sociologues et psychologues nous disent que certains facteurs de risque peuvent, telle une épée de Damoclès, pré-disposer un enfant à être sujet aux troubles de la personnalité. Alors, il convient que tous les intervenants suivent plus délicatement cet enfant, d'une part pour être attentif aux potentiels signes, et d'autre part, pour réduire les risques chez cet enfant. Par exemple, si un bambin de 3 ans est sujet à ce qui se transformerait en dyslexie, il convient de l'aider pour que la dyslexie ne se produise pas - mais encore aura-t-il fallu faire attention à ces signes marquant le début de la dyslexie.

Mais en est-il de même avec des troubles de la personnalité, menant par exemple à la dépression chronique ? Peut-on parler de facteurs indiquant que tel ou tel enfant sera, dans le future, prompt à se transformer en mutin destructeur de voiture et flambeur de la Saint-Sylvestre ? Sans se prononcer directement, il convient malgré tout d’entourer les enfants d'avantage si on sait que des "facteurs à risques" sont présents. L'ennui, évidemment, est ce qu'on appelle un "big brother" potentiel - épier tout signe potentiel, lever tout point discutable et s'en serir comme d'une arme contre l'individu, le citoyen en devenir, plutôt que comme soutient à une pédagogie adaptée. Ou a un suivi social plus proche de la personne et de son environnement.

On en revient, sinon, aux clichés du type "Les cas sociaux se reproduisent entre eux" - heu,oui, ça fait un peu ghetto. Mais s'il s'y sont laissés enfermer, c'est aussi parce que la société elle-même s'en chargeait, et s’accommodait très bien de ne plus voir ces familles à l'abandon. Et là, ce n'est pas une autre histoire, juste le début d'un nouveau cycle infernal - marquer les jeunes, dès leur enfance, comme des individus à risque, c'est aussi les marquer au fer rouge, tels des bagnards. Les laissés pour compte qui de toute façon "ne veulent rien faire" - encore leur en faudrait -il en avoir les moyens. Et, là, se trouve le rôle de l'éducation.

Heu, il aurait mieux valu que je prévois un plan, moi, je me suis un peu perdu dans mes idées... reste que le principe prévaut : prévoir les risques et adapter la pédagogie et l'environnement social sont de bien meilleurs remèdes que l'ultra-sécuritarisme qui, de toute façon, ne fonctionne pas.

lundi 16 mai 2011

DSK et présomption d'innoncence ne font pas bon ménage

Bon, d'accord, j'ai honte de ce jeu de mot. Mais il fallait que je le fasse.
Considérons ce qui a été révélé hier, dimanche 16 mai 2011 : Dominique Strauss-Kahn, DSK, est accusé par une femme de ménage de l'hôtel où il séjournait à New-York. La plainte de cette femme concerne une tentative d'agression sexuelle, de séquestration, de viol, tout cela s'étant théoriquement produit quand ladite dame entrait pour faire lé ménage et que DSK sortait, nu, de sous sa douche pour la brutaliser.
Depuis, quelques informations ont filtré, comme l'oublie/la perte d'un portable sur place, un rendez-vous avec une des filles de DSK et Anne Sinclair, l'arestation dans l'avion en départ pour Paris, un désaccord sur les heures.
DSK interrogé par la police à Harlem, reconnu par sa victime présumée. Une trentaine d'heures, je crois, passée dans ses conditions.
Et puis ces scènes que nous trouvons humiliantes : un homme présumé innocent (en notre sens) présenté avec les menottes aux poings, dans la position la plus réductrice au possible - qu'il soit ou non coupable, tout potentiel criminel est ainsi traité. Cela peut paraître cruel, c'est ainsi fait.
La presse d'outre atlantique, selon qu'il s'agisse de tabloïds (vulgaires feuilles ramasseuses de misère intellectuelle) ou des plus respectables journaux, parle de l'affaire. Les uns ont pris parti contre le directeur du FMI - mais pas vraiment pour l'acte suspecté, pas en défense la potentielle victime. Non, juste contre l'homme, son pouvoir, sa nationalité peut-être. Les seconds sont plus réservés, et d'une certaine manière s'en tiennent à la rigueur - il est supposé innocent, elle est supposée victime, et ce sera de la confrontation de leurs vérités à chacun que l'on pourra se former une idée de ce qui s'est réellement produit.
Reste que, l'image reste, celle d'une femme, victime présumée, qui sort, couverte d'un voile pudique du commissariat où elle a identifié celui qui l'aurait violée ; l'image saturée que je vois comme haineuse, de celui qui aurait commis le crime. Deux poids deux mesures, qui, d'une façon claire, se comprend en ce qui concerne la potentielle victime de viol, beaucoup moins, au moins d'un point de vue français, pour le potentiel criminel.

Ainsi, DSK se trouve emprisonné, sa demande de libération sous caution (1 M$ !) refusée, par peur sans doute d'un phénomène à la Polanski (sauf qu'ici il ne s'agit pas de mineure). Il plaide non coupable, se trouve un avocat qui le défend. Le rôle de cet avocat, c'est de descendre le témoignage de la femme de ménage, de prouver que DSK n'était pas en ces lieux, que les preuves type ADN sont irrecevables (ex : du sperme dans les draps, la belle affaire...). A l'inverse, le travail d'un procureur et d'un avocat de la défenderesse (pas top comme mot), est de montrer le côté perverse de l'homme, sa lubricité bien connue (sans reprendre les termes odieux et diffamatoires du frère du président du conseil constitutionnel), son passé récent comme lointain, etc. pour justifier d'abord son emprisonnement, puis sa condamnation, selon un principe que j’abhorre, qui est celui du cumul des peines, principes à mon avis opposé au droits de l'homme (mais c'est un sujet pour un autre jour).

On cherche des poux à la femme de ménage, on invoque des complots, du racisme/antisémitisme (elle est noire et pauvre, il est juif et riche), que sais-je encore. On rappelle qu'il est coureur de jupon (véridique, pour le coup). Tout cela fait un bien piteux spectacle, vu d'ici.

On dit que l'image de la France en prend un coup - tiens, tiens, ça vient de droite.
On promet à DSK un avenir sombre, même s'il est reconnu innocent. Plus de primaire pour lui. Conséquences politiques et économiques sont discutées ad nauseam avec des experts, des journalistes, des invités surprises (tiens, tiens, Ségolène qui arrive pour dire qu'il ne faut rien dire.
D'autres fustigent amis et famille qui prennent la défense du politicien. Jean-Marie Le Guen, que j'ai rencontré plusieurs fois quand il était "mon" député, défend son ami, parfois, je l'avoue, maladroitement. Mais outre l'aspect politique, ce sont des amis, et donc il est normal qu'ils se soutiennent.
Je rejoins pour ma part certains politiciens, la gauche de la gauche, ou associations, qui rappellent, sans qu'on ait forcément vraiment entendu leurs voix, que la présumée victime doit tout autant recevoir de "compassion médiatique" que le présumé innocent. A nouveau, deux poids, deux mesures, mais cette fois, pour contrebalancer l'opinion médiatique américaine, c'est au bénéfice du politicien français, champion des sondages.

Je me rappelle d'une petite phrase, du type "je ne commenterait pas un procès en cours mais..." bien sûr suivi d'un commentaire ignorant allègrement toute notion de neutralité. C'est véritablement cela qui manque ici, de la neutralité. Et de l'humanité.

Car enfin, quand on regarde ce qu'il se passe, que ce soit le lynchage américain contre DSK, l'oubli manifeste de la personne supposée victime (1), ou des déchaînements hagiographiques ou haineux en France, tout cela me fait dire qu'on a largement mis de côté qu'au cœur de cette affaire se trouvent, in fine, un homme, une femme - et leurs familles, à eux deux.

mercredi 29 septembre 2010

Polyglotte ? non, mais...

En fouillant dans les cartons que je défais en ce moment, j'ai retrouvé une petite note que j'avais écrite en 2005 sur des élèves allemands qui avaient chahuté pendant une présentation que j'avais faite de mes travaux à la R&D.

A priori, ils ne savaient pas que je comprenais leur langue sans problème (surtout les insultes).
Je leur avais répondu (à peu près) un "je te rappelle que le pédé, enculé & fils de pute, c'est ton tuteur, alors je te conseille de la fermer".

Déconfiture assurée.
%% A vrai dire, ils m'avaient entendu parlé anglais et (un peu) espagnol à d'autres "tutés" et avaient dû en déduire que c'était déjà beaucoup pour un français.
Raté, à l'école, on avait plus de 50% de gens qui avaient suivi des cours en 3 langues vivantes, et je suis un petit joueur - mon allemand est plus proche du patois que du Hoch, et l'espagnol est venu assez vite grâce à la structure si logique que cette langue a (facile à apprendre pour un matheux latiniste). Je pense aussi à ceux qui ont appris le chinois, l'arabe ou même le russe, je fais pâle figure par rapport à eux :)

jeudi 17 juin 2010

Pourquoi nous allons changer de notaire(s)

''Messieurs (...),

Veuillez trouver ci-joint les documents d'état civil ainsi que les éléments patrimoniaux dont nous avons besoin afin de remplir le dossier d'acquisition de l'appartement (...).
En vous remerciant, Madame, Monsieur, veuillez agréer (...)

'' Déjà, là, j'étais énervé. En regardant le dossier à remplir, je l'étais encore plus.
Alors j'ai appelé.

Et là, ma colère a monté d'un cran.

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mardi 30 mars 2010

Scratch my Back - may be I'll scratch yours

La technique est là, la voix posée. Certains titres semblent en effet, larmoyants. Ré-interprétation implique pour certains trahison, pour d'autre extrapolation. C'est ce qui mène cet album difficile sur lequel une seule écoute ne suffit pas. Par ailleurs, certains titres passèrent mieux lors du concert (notamment Heroes).

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mercredi 10 mars 2010

Résultat d'un test sur la cyclothymie

C'est assez long...

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Nouveau psy (enfin presque)

Jeudi, j'ai pété les plombs au boulot, je me suis mis à pleurer devant les collègues, incapable de comprendre ce que je lisais, de retrouver mes notes, l'impression d'un trou sans fin.
Dévalorisation en prime.

De retour à la maison, j'ai fondu en larme, ma mère me parlait au téléphone, j'ai dû raccrocher. Pas moyen de me calmer.

Un petit calmant, et je repartais à peu près normalement, capable de dire un peu ce qui s'était passé.

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dimanche 21 février 2010

Jetzt wieder eine Nachte ohne zuschlaffen

Wann wird es besser doch hier ? Wann werden die Tagen schöner, blauer ?
% Na ja, ich bin doch kein Kind mehr - ich weiss warum, ich den Monate Februar hasse. Zuviele langweilige Nächte, als ich hier allein sitze.
Alain schläfft seit zwei Stunde, das kann Ich doch aber nicht. Kein Lust ? Nur Langeweile.
Und Nächte vor dem Komputer...

mercredi 17 février 2010

Haine contre les LGBT : l'arbre qui cache mal la forêt

La lesbophobie et l'homophobie qu'on voit s'exprimer "librement" dans certains pays africains est soutenue par une bigoterie religieuse et un opportunisme politique qui joue au phénomène bien connu de bouc émissaire avec les lesbiennes et les gays.

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lundi 15 février 2010

D'un lien à un autre

D'un fil blanc, je parcours ce vieux pullover gris, celui où ma chatte a passé tant de nuits endormie%% Mon odeur, cétait là ce qu'elle y cherchait, nul autre ne lui plaisait, plié dans une boîte, elle en fit son repère.
Dans cette rangée d'étagères où désormais restent mes vieux jouets, mes livres empilés, elle dort.
Ne venaient pas la déranger, parce que si elle s'éveille, ce qui reste rare, madame a ses aises !

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jeudi 4 février 2010

Comment passer les nuits d'insomnie à s'instruire à partir de documentaires vus sur Arté ou Planète

En ce moment, je lis des textes sur les origines polythéistes du dieu juif, chrétien et musulman. Les passages les plus novateur pour moi me semblent être ceux où ils expliquent comment les rédacteurs des textes (1000 ans après les faits...) ont remagné les histoires de leurs populations, intégré diverses traditions, etc. pour faire apparaître que les populations, notamment les anciens hébreux, furent d'un coup totalement monothéiste alors qu'il ne l'étaient pas plus que les populations alentours (certains passages bibliques étant d'ailleurs en contradictions les uns avec les autres).

Là, il va vraiment falloir que je prenne du temps pour rédiger quelque chose de sérieux, parce que le sujet est réellement passionnant.

Et il va aussi falloir que je prenne le temps de rédiger mon article sur les différentes formes d'intégrisme et quels en sont les conséquences.

Note : l'un des points intéressant est que les chercheurs sont de toutes confessions (ou athées)

mardi 12 janvier 2010

Absentéïsme : les profs aussi

En 3 année d'école d'ingé, un prof était systématiquement absent la veille des vacances et le jour des retours.
Il a fait ça une année et le responsable (dont j'étais le thésard/assistant/souffre douleur) n'a pas reconduit son contrat.

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dimanche 10 janvier 2010

Une bonne nouvelle n'arrive jamais seule

Ma main gauche sera donc au cœur de l'opération chirurgicale que je subirai jeudi, mais ma droite n'a pas l'intention d'être oubliée.
Rhumatismes et tendinite au pouce, parce que forcément, comme je ne peux plus utiliser la gauche normalement, la droite remplace.
Au moins, je suis rassuré, les douleurs allant du coude aux cervicales en passant par l'épaule gauche sont uniquement nerveuses et liées au rétrécissement de ce putain de canal carpien, à gauche, donc. Dès que j'aurai été opéré, tout reviendra à la normale.
La notion de "dès" me fait sourire : il s'agit de 6 mois au pire, avec rééducation. Je sais, j'ai déjà testé pour la main droite !

Encore une bonne raison d'avoir changé de complémentaire santé... 300€ de dépassement chirurgien & anesthésiste. +18€ de forfait pour la journée en déambulatoire.

vendredi 8 janvier 2010

Trente pour cent ?

Le récent débat idéologique oppose en apparence deux mondes au sujet de ce qu'on appelle l'élite de l'enseignement supérieur.
Faut-il forcer, par imposition d'un quota explicite, l'entrée d'élèves boursiers dans les grandes écoles, et si oui sous quelle conditions ? Avec d'un côté, les pour, coincés entre d'un côté une ministre qui veut ne pas trop perdre la face aux prochaines élections régionales et un directeur d'une école (Science Po Paris) non membre de la conférence des grandes écoles (CGE), et de l'autre côté la CGE elle-même et très peu de gens il est vrai pour les soutenir.

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mardi 5 janvier 2010

1-555-CONFIDE

En 94, nous avions 21 ans.
%% Enfin seuls, loin des parents, nous pouvions d'une certaine manière vivre comme nous l'entendions. Sortir dans des boîtes gaies, nous embrasser sur "la piste". Nous l'aurions pu, mais pour des raisons financières et, il faut bien le dire, encore de non acceptation de qui nous étions, ce ne fut pas vraiment le cas.

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lundi 14 décembre 2009

Un jour triste

Il y a un mois je revenais de chez mes parents le cœur lourd.

Pas tant pour ce grand père décédé, grand père de mon cousin, mais pour mon oncle, pour sa mère, pour mon cousin, pour ma tante que mon père et moi avons conduite chez ses beaux-parents.

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samedi 5 décembre 2009

Forfait annuel 235j/an

Un plan que j'ai pu lire avant retoquage par une commission (pas moyen de savoir où : Assemblée, sénat, UMP ?) d'imposer aux cadres "libres" 255 jours de travail par an.
255 j c'est 365 moins 52 * 2 (les week-ends) moins 6 (1er janvier, Noël, Lundi de Paques, Jeudi de l'Ascension, Lundi de Pentecôte, 1er et 8 mai, 14 juillet et 15 août, mais vu que certains tombent aussi des samedis ou dimanches, en moyenne ça doit bien faire 6, non ?)

Donc en gros, le forfait c'était les jours ouvrés.


Un retoquage à 235 j par an, c'est déjà mieux. Ca fait 4 semaines complètes. La 5e inventée par les socialistes en 81 passant donc à la trappe.

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est l'idée générale de supprimer d'abord pour les cadres "sup" puis "moyens", puis les agents de maîtrise, et enfin les "exécutants" (terme politiquement correct incluant "les autres"), des mesures de plus en plus contraignantes.

Bien sûr, on connaît la haine de certains UMP envers les 35 heures qui, il faut bien le dire, on foutu le bordel, parce que bon, c'est une mesure qui a été appliquée mais qui n'a pas pris, c'est évident.
Sans être grand clerc, ni polytechnicien, les 35h sont une mesure qui devait être discutée et qui au final a été imposée. En lieu et place du dialogue social, on est passé par la force. Droite (et Médef), gestionnaires des conventions collective (je pense à toi, Syntec), et syndicats, locaux comme nationaux, ont agit je pense d'une façon pas forcément appropriée. La critique est facile, comme souvent, mais alors qu'une concertation aurait dû avoir lieu branche par branche, par exemple, ça a foiré.
Le but de cette mesure, les 35h, c'était quoi au final ? Trouver du boulot, permettre de libérer des créneaux pour employer plus de gens. Seulement, cette mesure on la comprend facilement dans les grandes structures, moins ailleurs. Ou alors dans les petites structures, modulo une discussion, cela pouvait mener à (a) plus de vacances effectives et/ou (b) des heures sup rémunérées.

L'exemple de l'hôpital est pour moi est pour moi clairement le bon contre-exemple : on a rien fait pour tout arranger, on a diminuer les effectifs (ou au mieux gelé). Comment dans ces conditions appliquer les 35h ? Hors, pour des raisons à la fois personnelles (salut frangin) et citoyennes, je pense qu'il est primordial de disposer d'équipes médicales en nombre suffisant, justement, pour n'assurer que 35h, si c'est possible. Qui a envie d'infirmière, médecins, chirurgiens, manipulateurs, etc. crevés ? de gardes bâclés par la fatigue (et pourtant, ce n'est pas le cas, et à quel prix pour les personnels, demandez à ma cousine L, ma tante MJ, mon frère et son épouse...). Et pourtant, ils continuent à avoir des horaires complètement démentes du fait de sous effectifs et "à cause des 35h". Comme souvent, on fait passer un symptôme extérieur pour la maladie...

Reste que je me demande comment on pourrait bien faire pour régler les problèmes, puisqu'en gros, la discussion est impossible...

lundi 23 novembre 2009

De la vie avec des coincés du non cul

Depuis aussi longtemps que je me souvienne, en l'occurrence depuis les débuts de la pubertés, juste avant l'entrée en 6e voire avant, j'ai été très attiré par le corps de l'Homme et pas par celui de la Femme (sauf la légitime curiosité de savoir d'où j'étais né). Mes souvenirs de "messieurs tous nus dans les vestiaires" sont réels, mais je pense les sentiments que j'ai associé à ces images fugaces (du fils de ma marraine, notamment), sont autant fantasmatiques que vécues, plutôt rêvées quand même. Le problème, bien sûr, était que je ne pouvais pas vraiment en parler.

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jeudi 12 novembre 2009

Vivre un mensonge en toute connaissance de cause ?, suite et fin

Ce billet est la suite de ceci.

Après avoir discuté pendant plus de trois heures, tous moyens de communications inclus, M., mon interlocuteur, m'a fait part de son désir de vivre sa vraie vie au grand jour. De fait, il ne considérait plus son "mensonge" matrimonial comme sa vraie vie.

Son argument essentiel tournait autour des "'enfants qui sont grands maintenant". Il aurait donc continué à vivre sa double vie, assumée comme telle, pour eux. "et pour elle, ma vie en somme n'a pu exister que parce qu'elle l'a bien voulue". Je me demandais alors si elle savait'' ou pas.

Certainement pas officiellement, en tout cas.

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Vivre un mensonge en toute connaissance de cause ?

Quand nous avions monté l'association Centrale Gay, nous avions vaguement dans l'idée de faire avancée un milieu pas très homophile vers plus de reconnaissance, déjà de l'existence des lesbiennes, Gay, Bisexuels et Transgenres (LGBT) dans la communauté centralienne. Nous savions aussi que la visibilité de certains d'entre nous, plus ou moins anciens, ou encore élèves, servirait aussi à ceux qui se "posaient des questions" - ils auraient des repères, des interlocuteurs, et pas seulement la psy de l'école (bien qu'elle fût très à l'écoute, j'en sais moi-même quelque chose).

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